Sambegou Bangoura n'aura pas gardé un souvenir impérissable de sa participation à la récente Coupe d'Afrique des Nations. Principal artisan de la qualification du Sily National pour la phase finale de l'épreuve, l'attaquant guinéen a dû se contenter d'un statut de réserviste de luxe derrière le duo formé de Titi Camara (ex-Liverpool) et Souleymane Youla (ex-Anderlecht).
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Sambegou Bangoura n'aura pas gardé un souvenir impérissable de sa participation à la récente Coupe d'Afrique des Nations. Principal artisan de la qualification du Sily National pour la phase finale de l'épreuve, l'attaquant guinéen a dû se contenter d'un statut de réserviste de luxe derrière le duo formé de Titi Camara (ex-Liverpool) et Souleymane Youla (ex-Anderlecht). " Pendant la phase préliminaire, le sélectionneur, Michel Dussuyer, s'était plu très régulièrement à nous titulariser tous les trois ", observe-t-il. " Non sans succès, puisqu'au cours de cette campagne, Souley avait pris la moitié de nos dix buts à son compte, tandis que moi j'en avais réalisé trois et Titi les deux restants. Au même titre que la plupart des suiveurs du football guinéen, je partais du principe que le coach français allait tout simplement nous reconduire tous les trois. Mais il se retrancha derrière une blessure à l'épaule, que j'avais endurée lors du stage de préparation à Nice, pour justifier ma non-sélection face au Congo. Malgré mon prétendu statut d'éclopé, j'ai tout de même eu droit à un temps de jeu d'une bonne vingtaine de minutes, durant lesquelles nous avons finalement réussi à plier le match en notre faveur grâce à Pascal Feindouno. Je pensais avoir convaincu l'entraîneur du bien-fondé de mon repêchage mais pour les besoins de la deuxième partie, contre le Rwanda, j'étais à nouveau sur le banc. Ma contribution s'est limitée aux cinq dernières minutes, en remplacement de Souleymane Youla. Suite au partage û 1-1 û qui avait soldé cette rencontre, des voix s'élevèrent en faveur de ma titularisation, lors de la joute décisive, contre le pays organisateur, la Tunisie. Ce jour-là, je fus enfin aligné d'entrée de jeu et l'équipe, via un nouveau nul û 1-1 û arracha pour la toute première fois sa qualification pour les quarts de finale de la CAN. J'ai sans doute eu tort de dire tout haut ma façon de penser au coach. Résultat des courses : il m'invita à nouveau à m'asseoir dans le dug-out lors du match à élimination directe contre le Mali. Et sans me laisser monter au jeu, cette fois. Ce fut la plus grande déception de ma carrière, d'autant plus que le Sily National fut battu 2-1 ". Aujourd'hui, un mois après les faits, Souleymane Bangoura se tâte toujours quant à son avenir au sein d'une sélection qui entend mettre tout en £uvre, à présent, pour arracher sa qualification pour la Coupe du Monde 2006. Avec, dès les mois de juin et juillet prochains, trois matches au programme contre le Kenya, la Tunisie et le Malawi, les autres adversaires étant le Maroc et le Botswana. " Si le Standard joue les préliminaires de la Ligue des Champions, ma présence sera plus utile à Sclessin qu'en Afrique ", dit-il. " Mais la pression risque d'être très grande sur moi, entendu que Titi Camara vient de renoncer définitivement à l'équipe nationale. Or, dans l'esprit de tout le monde, au pays, je suis son successeur tout désigné. A moins, bien sûr, que le coach, Michel Dussuyer persiste à m'ignorer. Dans ce cas, ma priorité sera évidemment très vite trouvée ".Bruno Govers