1 Pourquoi avez-vous opté pour Roulers ?

Davy Oyen : Après une saison et demie à Beringen Heusden-Zolder, qui est tombé en faillite, j'ai rejoint le KVSK United, où j'ai disputé le deuxième volet de la saison passée en D2. Nous avons loupé le titre d'un cheveu. Quand j'ai eu connaissance de l'intérêt de Roulers, j'ai saisi des deux mains cette chance de retrouver la D1. En plus, c'est un chouette extra, Roulers découvre la Coupe d'Europe. Il a été question de Westerlo et un club anglais s'est informé mais je suis enchanté d'avoir signé pour deux ans à Roulers.
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Davy Oyen : Après une saison et demie à Beringen Heusden-Zolder, qui est tombé en faillite, j'ai rejoint le KVSK United, où j'ai disputé le deuxième volet de la saison passée en D2. Nous avons loupé le titre d'un cheveu. Quand j'ai eu connaissance de l'intérêt de Roulers, j'ai saisi des deux mains cette chance de retrouver la D1. En plus, c'est un chouette extra, Roulers découvre la Coupe d'Europe. Il a été question de Westerlo et un club anglais s'est informé mais je suis enchanté d'avoir signé pour deux ans à Roulers. La collaboration est bonne. Les autres joueurs m'ont dit qu'il y avait une grosse différence avec la saison précédente. Roulers procédait surtout par longs ballons alors que Dirk Geeraerd nous demande de chercher des solutions footballistiques. On ne remarque pas qu'il n'a pas l'expérience de l'élite. Il y a de bons entraîneurs dans les divisions inférieures également. On peut apprendre auprès de tous les coaches. Chacun a sa méthode de travail et place d'autres accents. On peut comparer son style à celui de Peter Balette, avec lequel j'ai travaillé l'année dernière. Tous deux entraînent souvent avec ballon, sont forts sur le plan tactique et sont fanas de foot. Je n'ai jamais douté de moi-même. En D2 aussi, il y a de beaux matches et du bon football. Le niveau n'est pas mauvais du tout. J'aime le jeu, je ne pense absolument pas à raccrocher. Je ne sais pas encore ce que je ferai à la fin de mon contrat à Roulers. Les déplacements se passent bien, même s'ils seront plus pénibles en hiver. Je fais le trajet avec les jeunes attaquants Kevin Oris et Jürgen Raeymaeckers. Au départ, Koen de Vleeschauwer, Daan Vaesen et Björn Smits nous accompagnaient aussi mais nous ne pouvions pas rouler à six dans une auto. Kevin, qui vient de Promotion, veut apprendre le plus possible cette saison et en voiture, nous discutions évidemment de football. S'il retire quelque chose de mon expérience ? C'est à lui qu'il faut poser la question. On dit toujours que la deuxième saison en D1 est la plus difficile et c'est peut-être vrai mais je pense que l'équipe a assez de caractère pour vivre une saison tranquille. Pour moi, jouer chaque semaine et prendre le plus de points possible. J'espère apporter quelque chose à l'équipe. Si j'y parviens, je serai un joueur heureux. Nous allons essayer de rester en CE le plus longtemps possible. On verra bien. La plupart des joueurs concrétisent un rêve, chacun le considère comme un extra. Kevin Oris m'a dit qu'il n'aurait jamais osé rêver de jouer en Coupe d'Europe la saison passée. Le championnat et la Coupe sont évidemment prioritaires. Nous avons un noyau assez large et chacun aura l'occasion de jouer, puisqu'il y aura beaucoup de matches. La différence entre Beringen Heusden-Zolder et le PSV ou Anderlecht est évidemment grande. Dans ces grands clubs, il vous suffit de demander quelque chose et c'est prêt. Cela dure plus longtemps en D2. J'ai sciemment visé un échelon plus bas et je suis heureux de l'avoir fait. J'ai beaucoup joué récemment, ce qui constituait mon premier objectif après pas mal de blessures. A 23 ans, porter le maillot du PSV était naturellement un rêve. En Angleterre, j'ai remarqué le fanatisme avec lequel les supporters soutiennent leur club... Financièrement, je ne puis me plaindre grâce aux clubs par lesquels j'ai transité. Chaque footballeur tente de retirer le maximum de sa carrière. Je ne sais pas si je joue avec plus de plaisir et moins de stress maintenant. Mais il est essentiel d'éprouver du plaisir. L'aspect financier n'est pas dépourvu d'importance mais n'est pas le seul qui compte. Il a été très important pour moi. Nous avons connu quelques belles années à Genk ensemble. C'est là que j'ai éclos, que j'ai atteint mon meilleur niveau et nous avons gagné la Coupe. Après une saison au PSV, il m'a enrôlé à Anderlecht. Je lui dois ce transfert. Après nos succès communs à Genk, j'avais évidemment envie de retravailler avec lui. Une tenace blessure aux abdominaux a malheureusement tout gâché. La première opération a été mal faite mais le Professeur Martens a pu tout remettre en ordre lors de la seconde. Anderlecht a connu quelques belles années à ce moment. Nous avons atteint le deuxième tour en Ligue des Champions. La seule chose que je regrette est de n'avoir pu m'affirmer à Anderlecht. Pour certains, un psychologue est certainement un plus, surtout au niveau de la confiance, de la foi en ses moyens, quand ça va un peu moins bien. Personnellement, j'ai atteint un âge où j'ai déjà accumulé pas mal d'expériences et je sais ce que je ne dois pas faire. Mais les jeunes ou les joueurs qui souffrent de longues blessures peuvent certainement trouver de l'aide auprès d'un psychologue. Tout le monde sait qu'en football, on peut atteindre très vite le sommet et tout perdre en un jour. Plus jeune ou quand j'étais touché aux abdominaux, j'aurais apprécié une telle aide. l ARNE HOUTEKIER