COACH MICHEL PREUD'HOMME

Je n'ai qu'un regret : la défaite et la perte des trois points enregistrées chez nous contre Saint-Trond. Ce soir-là, la prestation de mon équipe, qui força des occasions de but, ne me perturba pas du tout. C'est la vérité du marquoir qui me fit mal. Avec trois points de plus à notre actif, nous aurions obtenu quasiment le même bulletin que la saison passée après 17 matches. Or, tout le monde a encore en tête notre décollage délicat en début de saison. Je suis fier de la réaction de ce groupe qui n'a pas imposé sa force mentale qu'au Club Bruges. Mon effectif est très caméléon dans le bon sens du terme. Il s'adapte sans problème à la situation, aux réalités d'un match, aux atouts des adversaires. Cette volont...

Je n'ai qu'un regret : la défaite et la perte des trois points enregistrées chez nous contre Saint-Trond. Ce soir-là, la prestation de mon équipe, qui força des occasions de but, ne me perturba pas du tout. C'est la vérité du marquoir qui me fit mal. Avec trois points de plus à notre actif, nous aurions obtenu quasiment le même bulletin que la saison passée après 17 matches. Or, tout le monde a encore en tête notre décollage délicat en début de saison. Je suis fier de la réaction de ce groupe qui n'a pas imposé sa force mentale qu'au Club Bruges. Mon effectif est très caméléon dans le bon sens du terme. Il s'adapte sans problème à la situation, aux réalités d'un match, aux atouts des adversaires. Cette volonté se constate à la finition, entre autres, avec quatre buts de plus que la saison passée à pareille époque : ce n'est pas rien. La mentalité de ce groupe est.... terrible. Il a su puiser dans le plus profond de sa volonté à Bruges. Ce fut un match de légende mais lors d'autres moments, j'ai aussi apprécié son calme, sa ténacité, sa capacité d'user un adversaire durant 45 minutes avant de mettre un plus grand braquet après le repos. Tous les secteurs ont bien travaillé, se sont remis en question. Tout le mondé a récolté les fruits de cette attitude face à ce qu'il y a à faire dans le travail au quotidien et durant les matches. J'inscris chaque progrès au bénéfice du collectif : c'est par là que tout passe, pas par le nom de ceux qui ont le plus avancé. L'équipe, il n'y a que cela qui compte. Je ne crains pas le deuxième tour en raison de l'un ou l'autre départ. L'harmonie ne sera pas mise à mal et nous avons des solutions de remplacement si quelqu'un s'en va. Le Standard est armé et organisé afin de résoudre de tels événements. Les objectifs resteront les mêmes. Cet effectif peut et doit viser haut. L'Europe figure bien sûr au centre de nos ambitions. Cela peut passer par la Coupe de Belgique mais il y a d'abord la voie du championnat. Cela peut nous mener vers la Coupe d'Europe de l'UEFA ou la Ligue des Champions. Je ne veux pas parler de la lutte pour le titre car ce serait une pression inutile. Mais quand on lutte pour obtenir un visa européen, cela signifie pourtant qu'on participe à la bataille pour le titre.JOUEURS UTILISÉS : Areias Lopes (10), Bouchouari (5), Coelho (6), Conceição (11), Costa (1), De Camargo (9), Deflandre (8), Defour (16), Dembele (11), Dupré (14), Fellaini (14), Geraerts (17), Jovanovic (15), Kovalenko (11), Lukunku (14), Matias (4), Onyewu (13), Pelaic (1), Rapaic (12), Renard (17), Sá Pinto (12), Sarr (16), Witsel (3). BUTEURS : Areias Lopes (1), Conceição (2), De Camargo (4), Defour (2), Dupré (1), Fellaini (1), Geraerts (6), Jovanovic (8), Kovalenko (1), Lukunku (1), Onyewu (1), Rapaic (2), Sá Pinto (2). ASSISTS : Coelho (1), Conceição (7), De Camargo (1), Deflandre (1), Defour (4), Dembele (2), Dupré (1), Fellaini (3), Geraerts (2), Jovanovic (4). CARTES JAUNES : 42 CARTES ROUGES : 1 PENALTIES : 3 pour (2), 1 contre (1). CORNERS :79 pour, 80 contre. FAUTES : 312 commises, 309 subies. Il a 18 ans depuis le 22 novembre et occupe une place en vue sur l'échiquier rouche. Avec son 1,94 m, Marouane Fellaini s'impose dans les duels au centre du terrain, règne dans les airs devant sa défense et dans le rectangle adverse s'il le faut. Le flanc gauche a été le talon d'Achille de la défense. Personne n'a comblé le grand vide laissé par le départ de Philippe Léonard. RogérioMatias a relevé ce défi mais n'a pas convaincu avant que le témoin ne soit repris par Areias puis par Fréderic Dupré. PIERRE BILIC