Se pointer à Eupen à la mi-décembre, c'est la garantie d'avoir la moustache qui frise. Pour parer le froid et les longues séances matinales, Claude Makélélé grille sa clope, la porte de son bureau entrouverte. À l'étage, Rocky Bushiri termine sa collation du midi. Habillé d'un large survêt rouge en velours, le défenseur de 19 printemps parle lentement, d'un phrasé presque suisse. Surprenant pour un gamin diagnostiqué hyperactif, qui aime bien courir après les arbitres.
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