Wout Faes est passé d'un extrême à l'autre la semaine dernière. Mardi, en Suède, il a gagné avec les espoirs le match décisif pour la qualification directe pour l'EURO. Sur des chiffres sans appel de 0-3. Cinq jours plus tard, il découvrait le revers de la médaille : il a commis quelques erreurs de jugement à Ostende et son équipe s'est inclinée 0-4 face à La Gantoise.
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Wout Faes est passé d'un extrême à l'autre la semaine dernière. Mardi, en Suède, il a gagné avec les espoirs le match décisif pour la qualification directe pour l'EURO. Sur des chiffres sans appel de 0-3. Cinq jours plus tard, il découvrait le revers de la médaille : il a commis quelques erreurs de jugement à Ostende et son équipe s'est inclinée 0-4 face à La Gantoise. Comme quoi l'enfer n'est pas loin du paradis. D'ailleurs, le week-end n'a pas été bon pour les espoirs : OrtwinDe Wolf et KasperDe Norre se sont blessés, Dion Cools n'a même pas été repris dans le noyau de Bruges et Landry Dimata, qui a inscrit cinq buts en une semaine (deux pour les espoirs, trois pour Anderlecht), s'est également blessé. Faes va bientôt disputer son troisième grand tournoi avec les équipes nationales d'âge. Il était déjà capitaine des U17 quand ils ont atteint les demi-finales de l'EURO bulgare en 2015. L'équipe s'était qualifiée pour le Mondial U17 du Chili, dont elle avait terminé troisième au détriment du Mexique. La finale opposait deux nations africaines, le Mali et le Nigeria. Seuls trois footballeurs de cette levée ont intégré le noyau des espoirs qui va participer à l'EURO italien en été, en tentant de s'y qualifier pour les Jeux Olympiques de Tokyo : outre Faes, Jens Teunckens (Antwerp) et Orel Mangala (Hambourg) étaient en Suède. Dante Rigo (PSV) n'est pas loin d'une sélection. En principe, ils font partie de la génération suivante, comme Zinho Vanheusden, né en 1999 et donc encore plus jeune. L'EURO est réservé aux footballeurs nés après le 1er janvier 1996. Dans le contexte actuel, une participation à l'EURO est très importante, souligne Bob Browaeys, le coach des U17 en 2015. " Le noyau actuel de l'équipe A a rapidement émergé après Pékin 2008. Ses membres comptent donc beaucoup de caps. Ils peuvent encore jouer quelques années mais dans quatre ans, nous risquons de devoir remplacer un grand nombre d'entre eux d'un coup. Les nouveaux doivent acquérir de l'expérience. Or, c'est de plus en plus difficile en Belgique : notre championnat n'aligne que 35 % de Belges. Ils peuvent s'exercer dans les tournois. " Si c'est le premier EURO de la Belgique depuis 2007, c'est surtout dû à la poisse. Les jeunes ont loupé le coche en fin de qualifications à quelques reprises. Leur éclosion est aussi à l'origine du problème. Browaeys, qui entame une nouvelle campagne de qualifications avec les U17 demain en Moldavie : " Dans le passé, les jeunes ont émergé plus facilement parce que l'équipe première n'était pas très performante. Du coup, les espoirs n'alignaient pas toujours leur meilleur onze, puisque les plus forts jouaient pour les A. Si les joueurs sont prêts pour l'élite, on ne les appelle pas en U21. Actuellement, YouriTielemans est le seul qui pourrait encore jouer en espoirs. Pour le reste, Johan Walem peut aligner sa meilleure équipe. "