Question palmarès, l'Inter arrive juste derrière la Juventus et Milan. Elle est la seule équipe à avoir toujours évolué en D1 alors que Milan est allé deux fois en D2 et la Juventus une fois en pratique (la saison passée) et deux fois en théorie vu que, dernière du championnat en 1912-1913, elle a été repêchée. Cela dit, l'étiquette de loser colle à la peau de l'Inter depuis les années 80. D'ailleurs jusqu'à la saison dernière, les supporters de Milan entonnaient toujours le même chant : - Vous ne gagnez jamais.
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Question palmarès, l'Inter arrive juste derrière la Juventus et Milan. Elle est la seule équipe à avoir toujours évolué en D1 alors que Milan est allé deux fois en D2 et la Juventus une fois en pratique (la saison passée) et deux fois en théorie vu que, dernière du championnat en 1912-1913, elle a été repêchée. Cela dit, l'étiquette de loser colle à la peau de l'Inter depuis les années 80. D'ailleurs jusqu'à la saison dernière, les supporters de Milan entonnaient toujours le même chant : - Vous ne gagnez jamais. La légende veut qu'en claquant la porte, les rebelles fondateurs du club ont crié que tant qu'ils seraient là, Milan ne gagnerait plus jamais. Légende renforcée par le fait que Milan, champion en 1907, a dû attendre jusqu'en 1951 pour remporter un nouveau titre national, soit 44 ans comme le nombre de membres que comptait l'Internazionale lors de sa fondation. Au début, comme le stade de l'Inter, l'Arena Goldoni, se trouvait en ville et que celui du Milan était en périphérie, on a décrété que les supporters interistes appartenaient à la bourgeoisie milanaise et ceux du Milan au prolétariat. En fait, il n'y a jamais eu de clivage politique ou religieux même si aujourd'hui encore, l'Inter bénéficie d'un soutien un peu plus aristocratique. Il est donc logique que Milan, et ce depuis les années 60 déjà, dénombre plus de supporters. En outre, s'il y a 100 ans, les fans de l'Inter acceptaient plus facilement les étrangers et étaient plus enclins au mélange de cultures, ce n'est plus le cas aujourd'hui vu l'internationalisation des noyaux. Milan compte plus d'Italiens mais ce sont surtout ses succès européens qui lui permettent de conserver sa suprématie. Bien qu'il ait largement puisé dans sa cassette personnelle, MassimoMoratti n'est pas parvenu à inverser la tendance. On ne compte pas les joueurs de renom qui, après avoir foiré à l'Inter, ont réussi ailleurs ( PaulInce, RobertoCarlos, JulioCesar, ChristianPanucci, RobertoBaggio, AndreaPirlo, Clarence Seedorf, Angelo Peruzzi, Laurent Blanc, Fabio Cannavaro,...). La fin de saison 97-98 aurait connu un dénouement différent si l'arbitre avait accordé un penalty flagrant de MarkJuliano (Juventus) sur Ronaldo mais l'Inter n'a jamais été un modèle de stabilité, surtout au niveau des entraîneurs. En 1998-1999, c'est carrément la valse ; 4 coaches en une saison. A l'aube de la saison 1999-2000, Moratti délie les cordons de la bourse pour mettre un super noyau à la disposition de MarcelloLippi. C'est de nouveau un échec (4e place). Le président maintient sa confiance au coach, ce qui incite Baggio et Panucci à partir. Cela n'arrange rien. Le 1er octobre, lors de sa conférence d'après-match, Lippi avance : " C'est incroyable que l'on puisse disputer des matches pareils. C'est incorrect à l'égard des personnes qui nous paient et de celles qui paient pour voir ça. Si j'étais le président, je renverrais l'entraîneur sur-le-champ. Je prendrais les joueurs, je les mettrais au pied du mur et je leur refilerais des coups de pied au cul ". Après une entrevue avec son président, Lippi prend congé. Mais cela n'a pas l'art de calmer Moratti qui continue à débourser à tort et à travers comme quand, en 2003, il enrôle un GabrielBatistuta complètement usé. Depuis, deux saisons, Moratti s'est montré un peu plus réfléchi : à l'aube de la saison 2006-2007, les transferts sortants lui ont rapporté plus que les transferts entrants ne lui ont coûté. Mais cela est relatif car les salaires des nouveaux venus étaient supérieurs à ceux des partants. Paradoxalement, un titre coûte au président plus qu'il ne lui rapporte. Mais, comme il fait partie de la race en pleine extinction des mécènes, son c£ur de passionné n'en souffre pas.