Angleterre : la frénésie pour août

C'est l'été et en Angleterre aussi, on profite des rayons de soleil. Le marché des transferts est bien calme et même les puissants clubs de Premier League ont regardé avec curiosité la frénésie qui a agité le Real Madrid. Grâce aux 93 millions d'euros récoltés sur le transfert de Cristiano Ronaldo, Manchester United a la main mais les champions en titre peinent à trouver un successeur de valeur à la star portugaise. Ce qui aboutit à une campagne plutôt surprenante. Avec les départs de Ronaldo et Carlos Tevez, Manchester a perdu deux gros calibres et les a, pour le moment, remplacés par des seconds rôles. United mise beaucoup sur Antonio Valencia mais ce dernier vient de Wigan ! Les Red Devils ont également choisi de relancer Michael Owen, loin d'avoir brillé à Newcastle et ont transféré Gabriel Obertan, jeune joueur français, prêté ces six derniers mois par Bordeaux à Lorient où... il n'était pas titulaire. Bref, trois transferts qui s'apparentent à autant de paris. Mais les Mancuniens n'ont pas fini leur marché et une grande star devrait s'ajouter aux noms précités.
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C'est l'été et en Angleterre aussi, on profite des rayons de soleil. Le marché des transferts est bien calme et même les puissants clubs de Premier League ont regardé avec curiosité la frénésie qui a agité le Real Madrid. Grâce aux 93 millions d'euros récoltés sur le transfert de Cristiano Ronaldo, Manchester United a la main mais les champions en titre peinent à trouver un successeur de valeur à la star portugaise. Ce qui aboutit à une campagne plutôt surprenante. Avec les départs de Ronaldo et Carlos Tevez, Manchester a perdu deux gros calibres et les a, pour le moment, remplacés par des seconds rôles. United mise beaucoup sur Antonio Valencia mais ce dernier vient de Wigan ! Les Red Devils ont également choisi de relancer Michael Owen, loin d'avoir brillé à Newcastle et ont transféré Gabriel Obertan, jeune joueur français, prêté ces six derniers mois par Bordeaux à Lorient où... il n'était pas titulaire. Bref, trois transferts qui s'apparentent à autant de paris. Mais les Mancuniens n'ont pas fini leur marché et une grande star devrait s'ajouter aux noms précités. Les autres membres du Big Four n'ont pas non plus eu la folie des grandeurs. Liverpool a juste acheté Glen Johnson (pour 20 millions d'euros tout de même), jeune international anglais de Portsmouth, volé au nez et à la barbe de Chelsea. Et malgré les recommandations de Fernando Torres, le club d'Anfield, préoccupé par des soucis financiers, n'a pas encore fait d'offre pour David Villa. Chelsea a signé le marathonien russe, Yuri Zhirkov, qui un an après avoir crevé l'écran à l'Euro, quitte enfin le CSKA Moscou. Les Blues ont également profité des prétentions financières exorbitantes du jeune attaquant anglais de Manchester City, Daniel Sturridge pour l'attirer dans la capitale. Néanmoins, City ne l'entend pas de cette oreille et l'affaire se réglera devant le tribunal. Quant à Arsenal, outre la signature de Thomas Vermaelen pour une somme proche de 15 millions d'euros, les Gunners s'évertuent surtout à conserver leur jeune garde afin de ne pas connaître l'exode de la saison passée. Robin Van Persie, Aaron Ramsey et Kieron Gibbs ont ainsi prolongé leur bail. Reste le cas de Manchester City que l'on a dit peu prolifique (là ou on attendait des grandes signatures) mais qui, si on compare leur activité à celle des quatre autres grands clubs, se débrouille pas mal. Les Citizens ont sorti le chéquier pour attirer Roque Santa Cruz (Blackburn) pour 25 millions d'euros et Gareth Barry (Aston Villa, 18 millions d'euros), en attendant mieux. Pour les autres clubs, c'est le calme plat. Everton, qui a perdu Lars Jacobsen pour Blackburn, n'a pas encore réalisé un seul transfert, même s'il a fait une offre de 14 millions d'euros pour Steven Defour. Aston Villa a perdu son capitaine ( Barry) mais n'a pas encore réagi. Et Tottenham, assez prompt à dépenser, n'a pas encore mis la main au portefeuille. Seuls finalement les promus s'activent afin de faire bonne figure. Birmingham a loué le gardien prometteur anglais de Manchester City, Joe Hart et a misé sur les Equatoriens, Giovanni Espinoza et Christian Benitez (10 millions, record du club). Burnley a sorti 4,5 millions d'euros pour l'attaquant écossais d'Hibernian, Steven Fletcher, a rapatrié le (mauvais) défenseur de l'OM, Tyrone Mears et David Edgar (Newcastle). Quant à Wolverhampton, il s'est tourné vers l'Etoile Rouge Belgrade (pour Nenad Milijas), vers Reading (pour l'international irlandais Kevin Doyle) et vers l'OM (pour le défenseur Ronald Zubar). Si le marché ne s'est pas encore emballé, c'est sans doute en raison de la crise financière qui n'a pas manqué de toucher le football anglais. Mais nul doute que les clubs vont commencer à s'activer. Le mois d'août n'échappera pas à la frénésie habituelle même si on s'oriente vers une campagne de transferts plus calme qu'à l'accoutumée.Comme un peu partout en Europe, le marché des transferts est encore très calme en Espagne. A une exception près, et à moins que vous ne passiez actuellement vos vacances sur la planète Mars, vous savez laquelle. Tout a commencé avec Kaká (65 millions), le deuxième transfert le plus cher de l'histoire après celui de ZinédineZidane (75 millions) en 2001. Deux jours plus tard, CristianoRonaldo a établi un nouveau record avec 96 millions. Le troisième transfert, celui du défenseur international du FC Valence RaulAlbiol, est quasiment passé inaperçu. Les Merengues n'ont dépensé " que " 15 millions pour acquérir ses services : un bakchich comparé aux sommes faramineuses dépensées pour les nouveaux galactiques. Et pourtant, dieu sait si la réussite d'une équipe dépend souvent de son équilibre. L'acquisition d'un défenseur n'était donc pas superflue dans cette politique du " tout à l'attaque ". La quatrième acquisition, celle du jeune attaquant français KarimBenzema, fut en revanche plus médiatisée. Le Real a officiellement déboursé 35 millions, qui pourraient monter à 41 millions si l'on y ajoute certains extras. La presse espagnole considère le Français comme une version rajeunie de Ronaldo. A 21 ans, il n'a pas laissé le choix au président lyonnais Jean- MichelAulas qui a dû se résigner à le laisser partir pour lui permettre de réaliser son rêve de gosse. Benzema a connu une éclosion précoce. Il a intégré l'équipe Première de Lyon à 18 ans, et après 13 minutes de jeu dans son premier match, offrait déjà le but du 2-0 à Bryan Bergougnoux face au FC Metz. Sa première saison fut assez discrète, mais elle laissait déjà apparaître de belles qualités. On a rapidement su que l'avant ferait partie de ces footballeurs qui laisseraient une trace dans le football mondial. Progressivement, il a obtenu davantage de minutes de jeu, a disputé davantage de matches importants. C'est en 2007-2008 qu'il est devenu un titulaire indiscutable. Les départs de JohnCarew, de FlorentMalouda et de SylvainWiltord ont libéré des places en attaque. Benzema est devenu le Pichichi de la Ligue 1 en 2008, et fut alors considéré comme le successeur de ThierryHenry en équipe nationale. Le Real le considère comme un joueur du présent, mais encore davantage comme un joueur d'avenir. Les Madrilènes ne comptent pas en rester là. On ne sait trop quoi penser du cas de FranckRibéry : tantôt son départ du Bayern Munich est quasiment acquis, tantôt il dément. DavidVilla est bien plus proche de la Catalogne ou d'un séjour prolongé à Valence ; le Real ayant raccroché. Le prix de deux joueurs espagnols de Liverpool (45 millions), XabiAlonso et AlvaroArbeloa, est encore jugé trop élevé. On s'est aussi informé à l'AS Rome pour DanieleDeRossi. DavidSilva, de Valence, figure aussi parmi les objectifs. Pour faire de la place pour toutes ces arrivées, certains joueurs devront dégager. Les Néerlandais, en nombre sous la présidence de RamonCalderon, ne sont plus les bienvenus même si RuudvanNistelrooy a émis son désir de rester. Au FC Barcelone, c'est le calme plat. Mais, au vu de la démonstration réalisée la saison dernière, est-il nécessaire de chambouler l'effectif ? On spécule beaucoup sur un départ de SamuelEto'o, mais tout laisse penser qu'il poursuivra son séjour au Camp Nou. Valence connaît de graves problèmes financiers, mais contrairement à ce qu'on pensait, ne laisse pas filer ses stars. Jusqu'ici, à l'exception d'Albiol, tout le monde est encore là. Les arrivées du gardien de Majorque MiguelAngelMoyá (6 millions) et de l'arrière gauche de Toulouse JérémyMathieu (fin de contrat) ont été peu médiatisées. Beaucoup de joueurs actuellement considérés comme des arrivées sont en réalité des retours de prêt et certains ne sont probablement qu'en transit. C'est le cas de TomDeMul, le seul véritable Belge de la Liga, sur qui le FC Séville ne compte pas. Mais quelques petits gars bien connus chez nous pourraient faire leur trou. DidierZokora (ex-Genk), en provenance de Tottenham, rejoint son compatriote Romaric (ex-Beveren) chez ce même FC Séville pour 9 millions d'euros. Et Gervinho, qui a explosé au Mans, est convoité par l'Atletico Madrid qui voit en lui le successeur de MaxiRodriguez. On se dit que quelques perles ont transité jadis par Beveren... La semaine dernière, le Corriere della Sera a publié les chiffres de ce qu'il a appelé la débâcle du football italien. Selon le quotidien, alors que lors des dix dernières années, les clubs ont encaissé presque six milliards de droits TV, leur dette globale s'élève à près de deux milliards, argent dilapidé pour les joueurs et les entraîneurs. Dos au mur, les dirigeants se devaient donc de changer leur fusil d'épaule. Et la soudaine envie de réduire les dépenses pour des clubs comme Milan et même l'Inter est sans doute suggérée par le contexte politico-économique qui demande de ne pas exhiber trop de richesses dans une période aussi délicate pour les travailleurs et leurs familles. Un mois et demi avant le début du championnat, la grande majorité des clubs s'est remise au travail avec des noyaux incomplets au point que les hôtels de stage ressembleront plus que jamais à un hall de gare avec un va-et-vient incessant. D'autres clubs devront en revanche tailler sec dans leurs effectifs. C'est le cas de la Lazio qui a débuté la préparation avec un noyau de 35 joueurs sur 36 convoqués et qui doit dorénavant récupérer les 20 millions qu'elle a déboursés pour lever l'option sur MauroZarate, l'attaquant argentin propriété d'Al-Sadd Doha. Le criant manque de fonds a un avantage : il pousse les clubs à privilégier les jeunes d'un vivier, sans aucun doute, très riche. Nouveauté : même les grands misent sur les plus beaux espoirs italiens comme ils ne l'ont jamais fait dans un passé plus ou moins récent. Ainsi Milan et l'Inter se sont livrés un derby pour GianmarcoZigoni (18 ans), l'attaquant de Trévise qui a atterri chez les Rossoneri. On est loin des campionissimi style DidierDrogba et SamuelEto'o. Dans cet ensemble de clubs à la comptabilité dans le rouge, Naples fait office d'exception. AurelioDeLaurentiis a, jusqu'à la semaine dernière, dépensé près de 50 millions pour mettre à la disposition de RobertoDonadoni un noyau complètement différent de celui de la saison dernière. Naples a certes conclu le plus d'affaires mais il l'a fait dans le cadre d'un objectif tactique bien précis en acquérant MorganDeSanctis, un gardien confirmé, FabioQuagliarella (18,75 millions), un attaquant de valeur, LucaCigarini (12), un prometteur meneur de jeu, HugoCampagnaro (7) un défenseur central musclé et Juan CamiloZuniga (8,5), un latéral colombien en plein boum. Parmi les grands, l'Inter et la Juventus ont donné l'impression d'avoir les idées claires. Le club milanais a bien anticipé en acquérant le duo DiegoMilito- ThiagoMotta, qui a failli amener Genoa en Ligue des Champions. Coût de l'opération: 40 millions mais l'Inter n'en a sorti que la moitié vu qu'elle a cédé l'attaquant RobertAcquafresca et plusieurs autres jeunes pour une valeur globale de 22 millions. Bien qu'il veuille un noyau de 25 joueurs avec quatre ou cinq jeunes du cru, JoséMourinho aimerait encore enrôler un défenseur (il fait le forcing pour RicardoCarvalho, le Portugais de Chelsea) et un attaquant si ZlatanIbrahimovic s'en va. Le Suédois rêve de la Ligue des Champions et, malgré ses déclarations intempestives, hésite à partir. Et puis son salaire - prohibitif de 13 millions aujourd'hui mais 17 en fin de contrat - ne lui offre pas tant de possibilités que cela. La Juventus a aussi frappé fort en acquérant début juin Diego. Le demi offensif du Werder Brême était d'emblée devenu le transfert le plus coûteux de la Vieille Dame d'après- Calciopoli. La Juventus a garanti au club allemand 24,5 millions en trois versements (14 le 1er juillet dernier, 5,5 dans un an et 5 en 2011). A ce montant, il faut ajouter 2,5 millions si certains objectifs sont atteints dans les cinq prochaines saisons en coupes d'Europe et 4 millions à DjairdaCunha, le père du joueur qui détenait 15 % du matricule. Enfin, avec le salaire du joueur pour les prochaines 5 saisons, on arrive à un investissement de 65 millions. La Juventus est restée bloquée à cet achat jusqu'à ce que, la semaine dernière, le conseil d'administration augmente le budget et permette aux dirigeants de foncer sans tabler directement sur le départ de David Trezeguet, par exemple. C'est ainsi qu'a rapidement été finalisé l'achat de Felipe Melo, le milieu international brésilien de la Fiorentina (20,5 millions plus MarcoMarchionni estimé à 4,6 m). Tant décriée, voire moquée ces dernières années pour son manque de spectacle et de stars, la L1 2009-2010 s'annonce séduisante. Hormis, le nouveau galactiqueKarim Benzema, aucune grosse pointure n'a (encore) quitté le navire. Les années précédentes, la donne était tout autre : les talents avaient pour l'habitude de fuir vers l'Angleterre ( Nasri, DjibrilCissé, Essien, etc) ou l'Espagne ( MahamadouDiarra, Abidal, Seydou Keita). Mais surtout, rien de bien consistant ne venait pallier ces départs. Lyon symbolisait à merveille le manque d'attraction du championnat français avec les arrivées de John Carew ou Milan Baros en lieu et place des cadors annoncés ( Trezeguet, Shevchenko, Eto'o). Cet été, deux transactions de taille ont déjà été enregistrées. Deux Albicelestes venus de Porto pour la bagatelle de 42 millions. L'un, Lisandro Lopez, aura la lourde tâche de remplacer Benzema à l'OL et portera le poids du plus gros transfert du foot français (24 millions sans les bonus), l'autre, Lucho Gonzales, devra animer le jeu de l'OM version Didier Deschamps. Débarqué pour 18 millions d'euros (l'arrivée la plus coûteuse de l'histoire olympienne), El Commandante sort de quatre saisons à succès chez les Dragoes et espère, par le biais de l'OM, se faire une place dans le onze de base de DiegoMaradona. Les deux plus grosses puissances financières du football français, Lyon et Marseille, ne semblent pas rassasiées pour autant : l'OM a signé Edouard Cissé de Besikstas, fidèle marathonien de la Desch période Monaco, et piqué le costaud de la défense des Girondins de Bordeaux, Souleymane Diawara. Le Rennais, Stéphane Mbia (annoncé l'an dernier à Everton avant qu'en dernière minute les Toffees ne lâchent 20 millions pour Fellaini) arrive pour 12 millions et est la clef de voute rêvée du milieu à trois de Deschamps. Rayon départs, Karim Ziani évoluera chez le champion d'Allemagne, Wolfsburg. La Bundesliga et Hambourg accueillent également Lorik Cana, capitaine du Marseille d' Eric Gerets. A l'OL, on mise sur Patrick Vieira (que lorgnait également Paris) pour apporter ce surplus d'expérience qui lui manque cruellement en Ligue des Champions. La réponse est attendue dans les prochains jours. Autre priorité du président, Jean-Michel Aulas, André-Pierre Gignac, meilleur buteur du dernier championnat avec Toulouse. Le flop lyonnais, Kader Keita s'en va, lui, à Galatasaray. Et l'icône du club, Juninho fait de même et va remplir ses poches au Qatar. Chez le champion en titre, Bordeaux, l'ambiance semble au beau fixe. Le tube de l'été avait été réalisé avant la fin de championnat grâce à la signature pour quatre ans et 15 millions d'euros de YoannGourcuff, alors propriété du Milan AC. Notons aussi l'arrivée de l'ex-Toulousain, Cédric Carasso, troisième gardien chez les Bleus, et qui doit prendre la relève du légendaire, Ulrich Ramé, et celle du Tchèque et ex-Monégasque, Jaroslav Plasil pour densifier le milieu de terrain. Au PSG, on veut se donner un coup de frais après le couac de la fin de saison dernière et se débarrasser de quelques grandes gueules dont la plus notoire, Jérôme Rothen. Les arrivées du frappeur turc de Sochaux, Mevlut Erding et de l'ex-Lyonnais Grégory Coupet, réserviste à l'Atlético Madrid, sont annonciatrices de jours meilleurs. Ajoutez-y, la prolongation d'un an de Stéphane Sessegnon malgré le suivi d'Everton, Man City et de Chelsea. Sur le rocher monégasque, on pensait avoir fait fort avec l'achat du buteur de Valenciennes et de Caen, Steve Savidan. Mais on a vite déchanté : une malformation cardiaque découverte lors du contrôle médical l'a contraint à mettre un terme à sa carrière. A Lille, l'exode qualitatif pourrait être de taille. Le meilleur joueur de la saison écoulée, le Brésilien MichelBastos, est souhaité par Lyon, qui ne se dit pas prêt pour autant à déposer les 18 millions demandés. Derrière c'est Adil Rami qui pourrait fuir le Nord et remplacer Diawara à Bordeaux (on parle d'une offre girondine de 10 millions d'euros). L'OM est également entré dans la danse pour le défenseur du LOSC. Les deux premiers du dernier championnat se disputent encore l'arrière lorientais, Mickael Ciani (passé par Charleroi). Côté input, le LOSC avait fait le pari de relancer, MickaëlLandreau après sa saison pourrie au PSG. Pari reporté puisque, l'ex-international s'est déchiré les ligaments et est out pour six mois. Ex-star de L1, IsmaëlBangoura revient en France, à Rennes, après deux saisons pourtant fructueuses en buts et en billets au Dynamo Kiev. Les Bretons enregistrent également le coup publicitaire, Jun'Ichi Inamoto, vedette japonaise, passée par Arsenal, Galatasaray et Francfort. Quand on vous disait que ça bougeait pas mal dans l'Hexagone... Les grands clubs donnent évidemment le ton. Le Bayern est avide de revanche après son échec de la saison écoulée. Son manager, Uli Hoeness, de concert avec Karl-Heinz Rummenigge et Franz Beckenbauer, est donc intervenu. Pour convaincre Franck Ribéry de rester - ce qui n'est pas encore fait -, il était nécessaire de renforcer le noyau. La direction, en accord avec le nouvel entraîneur, Louis van Gaal, homme exigeant s'il en est, a donc ouvert grand son portefeuille. Si l'éternel espoir qu'est Lukas Podolski (24 ans) est retourné au FC Cologne pour dix millions d'euros, le noyau a été complété par l'attaquant Mario Gomez (24 ans, VfB Stuttgart, 30 millions) et le médian central ukrainien Anatoly Tymoschuk (30 ans, Zenit Saint-Pétersbourg, 15 millions). Le médian croate Danijel Pranjic (27 ans, Heerenveen) a coûté 7,7 millions, le défenseur batave Edson Braafheid (26 ans, FC Twente) 2,5 millions tandis que le jeune talent allemand Alexander Baumjohann (22 ans, 'Gladbach) et l'avant croate Ivica Olic (29 ans, HSV) étaient libres. Le champion en titre, le VfL Wolfsburg, a réalisé un sérieux effort financier pour conserver son duo d'attaque Grafite (30 ans, 28 buts) - Edin Dzeko (23 ans, 26 buts) et son régisseur, Zvejzdan Misimovic (27 ans, auteur de 20 assists). Il s'est tourné vers le marché français, d'où il a transféré le dribbleur franco-algérien Karim Ziani (26 ans, Marseille) pour cinq millions et le défenseur danois Thomas Kahlenberg (26 ans, Auxerre) pour quatre millions. Le VfB Stuttgart n'a pas encore trouvé de remplaçant à Gomez. Il n'a pas réussi à débaucher Demba Ba (25 ans, ex-Mouscron) de Hoffenheim, qui a repoussé une offre de douze millions. Le VfB se rabat sur Klaas-Jan Huntelaar (25 ans), superflu au Real Madrid. Le Néerlandais peut partir pour la somme de 18 millions d'euros. Le HSV reste très ambitieux, même s'il a subi quelques remous internes. Il a libéré un budget de quinze millions pour des transferts mais en a dépensé neuf pour le seul international néerlandais Eljero Elia (22 ans), un ailier du FC Twente. Le routinier brésilien Zé Roberto (35 ans) vient du Bayern, où il n'avait plus de place dans les projets de van Gaal. Comme chaque année, le TSG Hoffenheim 1899 a arpenté l'Amérique du Sud. Il a prolongé le contrat de son meilleur buteur, Vedad Ibisevic (25 ans) jusqu'en 2013 et a versé 4,5 millions pour le Brésilien Maicosuel (23 ans) de Botafogo ainsi que 4,5 millions pour le médian argentin Franco Zuculini (18 ans), du Racing Club de Avellaneda. Le jeune talent vient d'effectuer ses débuts en équipe nationale à l'occasion d'un match amical contre le Panama, à la grande satisfaction du sélectionneur, Diego Maradona. Il convient parfaitement à la philosophie de Hoffenheim, qui préfère les jeunes joueurs et le style de jeu latin. Avant lui, Carlos Eduardo, Luis Gustavo et Wellington (21 ans) y ont aussi trouvé leur bonheur. Le défenseur croate Josip Simunic (31 ans, Hertha BSC) a coûté sept millions d'euros. A Schalke 04, le nouvel entraîneur, Felix Magath a été cruellement déçu de n'avoir qu'une enveloppe de cinq millions pour ses transferts, d'autant qu'il fustige la mentalité et le manque de physique de ses joueurs. Il doit donc se faire créatif. Dans un premier temps, il s'est contenté d'enrôler le médian défensif grec Vasilios Pliatsikas (21 ans) de l'AEK Athènes pour 400.000 euros, en remplacement de Jermaine Jones, gravement blessé, et Jan Moravek (19 ans, Bohemians Prague) mais la semaine dernière, Magath a acquis pour 2,5 millions l'international Espoir Lewis Holtby (18 ans), un médian issu d'Alemannia Aachen. Le Bayer Leverkusen ne baisse pas les bras. Il a trouvé à Liverpool le défenseur central finlandais Sami Hyypiä (35 ans), libre de transfert. L'international suisse Eren Derdiyok (20 ans), un attaquant du FC Bâle qui a été le plus jeune joueur de l'EURO helvético-autrichien, a été embauché pour cinq millions. Le Werder Brême, tenant de la Coupe, a consacré l'argent du transfert de Diego à la Juventus pour embaucher le jeune international Marko Marin (20 ans), un médian, que le Borussia Mönchengladbach a cédé contre 8,5 millions d'euros. Quelques transferts détonants sont venus égayer le mercato européen. Comme celui de Djibril Cissé au Panathinaikos. Attendu comme le messie, l'ex-Marseillais s'en est rapidement rendu compte quand 3.000 fans déchaînés l'ont accueilli à l'aéroport d'Athènes. Djib empochera 2,5 millions d'euros sur une durée de quatre ans. Un autre Français est cité au Pana. Sur une voie de garage à Tottenham, PascalChimbonda, discute le coup avec le club grec. La Grèce voit par contre une des stars de son championnat filer vers le Portugal : le milieu de terrain argentin, Fernando Belluschi a signé à Porto qui verse 5 millions d'euros à l'Olympiacos. Un peu plus à l'est, on est aussi à la recherche de grands noms pour faire frémir les supporters. Le richissime club stambouliote, Fenerbahçe aimerait rameuter la star déchue, Andriy Shevchenko (convoité également par son ancien club, le Dynamo Kiev) pour pallier le très probable départ de Daniel Guiza (annoncé au Barça), l'ex- pichici de la Liga 2007 qui n'a jamais fait feu de tout bois en Turquie. Chez le champion, Besikstas, les finances semblent ne pas souffrir puisque le club vient de lâcher neuf millions pour l'arrière ex-international italien, Matteo Ferrari, venu du Genoa. Toujours au sud, c'est Benfica qui s'est montré le plus actif sur le marché des transferts parmi les gros cubes lusitaniens. Cinq recrues jusqu'à présent ( Ramires, Patric, Shaffer, Falcao) dont celle de Javier Saviola. Les supporters rouge et blanc prient pour qu'il retrouve ses dons de buteurs abandonnés ces dernières années du côté de Monaco ou de Madrid. Au nord, le marché ne s'est pas emballé. La Eredivisie voit débarquer ThimothéeAtouba et retrouve OrlandoEngelaar. Le premier s'en va à l'Ajax après quatre saisons à Hambourg, tandis que le second se relance au PSV après un échec à Schalke 04. Autre come-back, toujours à Eindhoven, celui de André Ooijer, qui va trimballer ses 35 ballais dans le milieu de terrain. Enfin, Bertrand Laquait ne devrait pas être l'unique ex-" star " de la Jupiler League à se retrouver en National (division 3 française) : Jan Koller (qui évoluait en Russie Sovetov Samra à 36 ans bien sonnés) rejoindra vraisemblablement Cannes. Et puis pour la route, sachez qu' Alin Stoica qu'on avait retrouvé l'an dernier en Roumanie du côté de Brasov, s'est recasé en Serbie au Rad Novi Sad. En attendant la suite... la rédaction