Les Belges ont presté de manière correcte et l'enthousiasme fut présent dès les premiers instants de la partie. René Vandereycken avait choisi un 4-4-2 mais face à un opposant de ce niveau, le coach national a confirmé son côté frileux. La présence de deux attaquants était le minimum requis dans ce genre de matches et dans l'entrejeu, les quatre éléments sélectionnés n'étaient ni un ni l'autre des joueurs à véritable vocation offensive.
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Les Belges ont presté de manière correcte et l'enthousiasme fut présent dès les premiers instants de la partie. René Vandereycken avait choisi un 4-4-2 mais face à un opposant de ce niveau, le coach national a confirmé son côté frileux. La présence de deux attaquants était le minimum requis dans ce genre de matches et dans l'entrejeu, les quatre éléments sélectionnés n'étaient ni un ni l'autre des joueurs à véritable vocation offensive. Karel Geraerts, dans l'axe, est plutôt un infiltreur qu'un meneur de jeu, même si ce terme est un peu désuet de nos jours. En tous cas, ce n'est pas un vrai soutien d'attaque qui donne l'impulsion offensive et qui trouve des inspirations géniales pour ses attaquants. Sur les flancs, Anthony Vanden Borre et Bart Goor ne sont pas de véritables milieux offensifs de flanc et encore moins des ailiers de débordement. Cependant, le pressing exercé dès le début du match par les Diables a mis les Azéris en difficulté et a permis à la Belgique de se créer quelques très belles occasions de but, notamment à la 4e minute où, suite à une stupide perte de balle dans l'axe d' Andre Ladaga, Goor, grâce à une bonne anticipation, décale KevinVandenbergh, qui, rate l'immanquable seul face au gardien de but. Sur cette phase, avec la présence d' Emile Mpenza, les Belges se trouvaient dans une situation de 3 contre 1. Suite à une perte de balle stupide d' AslanKerimov récupérée grâce au double pressing de Geraerts et surtout de Vandenbergh, le jeu se retrouve au niveau du rond central et le ballon arrive un peu par hasard chez Emile, celui-ci s'appuie sur le Standardman qui lui remet en une/deux et le cadet des frères, grâce à sa vitesse, s'échappe et va provoquer le penalty dans son face à face avec le keeper FarkhadVeliyev. A noter que tous les défenseurs azéris font preuve d'une grande naïveté dans les quatre confrontations individuelles présentes tout au long de la phase. Timmy Simons transforme le penalty et délivre les nôtres qui avaient du mal à trouver l'ouverture. Comme toujours, dans ce genre de rencontres, le plus important est d'ouvrir le score. Il résulte également d'une perte de balle stupide de ErnaniPereira. Celui-ci s'aventure dans une tentative de dribble au départ d'une position défensive, entouré de plusieurs adversaires. Vanden Borre va au pressing et tacle en direction d'Emile qui se fait contrer par SergeiSokolov. Le ballon revient par hasard vers Geraerts qui lance Vandenbergh. Celui-ci se retrouve seul (qui plus est accompagné de Mpenza) face au gardien, le lobe d'une pichenette et inscrit le deuxième but de la Belgique via le poteau. On peut également affirmer que la défense adverse fait preuve, sur cette action, d'une très grande perméabilité. Même si Geraerts est à la base des deux premiers buts et donne, à chaque fois, la passe de finition, on ne peut pas dire que son emprise sur le jeu des Belges fut très importante. Les quelques rares débordements n'ont débouché sur aucun but. Les deux premiers, comme expliqué dans les schémas, tombent suite à des pertes de balle des adversaires dans leur propre camp et les actions se déroulent plein axe. Quant au troisième but, inscrit de la tête sur corner par Moussa Dembele, Emin Imamaliev quitte stupidement sa position au poteau au moment du botté de Goor et ouvre ainsi complètement la porte pour le 3-0 ! Espérons que la Belgique confirme ce résultat dans un mois contre la Pologne, un opposant d'un tout autre calibre. par étienne delangre