"J'ai beau chercher, je ne peux pas trouver un défaut à celui qui a fait de moi un champion d'Europe et un champion du monde, qui m'a fait découvrir les bons et les mauvais côtés de ce métier. Vicente Del Bosque m'a fait connaître le paradis mais il m'a également emmené en enfer. En tant qu'homme et en tant que joueur. Je pourrais écrire un livre à son sujet. "
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"J'ai beau chercher, je ne peux pas trouver un défaut à celui qui a fait de moi un champion d'Europe et un champion du monde, qui m'a fait découvrir les bons et les mauvais côtés de ce métier. Vicente Del Bosque m'a fait connaître le paradis mais il m'a également emmené en enfer. En tant qu'homme et en tant que joueur. Je pourrais écrire un livre à son sujet. " Celui qui s'exprime de la sorte, c'est Iker Casillas. Le sélectionneur espagnol, il le connaît par coeur. C'est en effet Del Bosque qui, en 1999, l'a lancé au Real Madrid. Et c'est encore Del Bosque qui, malgré les critiques, lui maintient sa confiance en équipe nationale. Il n'est donc pas illogique que c'est à Casillas qu'on ait demandé de préfacer Vicente, la biographie officielle du sélectionneur moustachu, parue en 2014.Casillas est plein d'éloges à son égard. " En équipe nationale, il m'a appris à gérer les victoires et à respecter mon prochain, même si on me le présentait comme mon pire ennemi. Vicente est toujours resté calme, dans les grands jours comme dans les plus difficiles. De plus, il a fait en sorte que nous ne considérions pas nos adversaires comme des ennemis, même si c'était ce qu'on voulait nous faire croire. Je pense que son plus grand mérite est d'avoir unifié l'Espagne. C'est lui qui nous a réunis et a fait en sorte que nous luttions pour un seul et même drapeau. " Des mots remarquables qui constituent aussi une pique à l'adresse de José Mourinho. Lorsqu'il entraînait le Real, le Portugais n'hésitait jamais à attiser la haine entre les joueurs au maillot blanc et ceux du FC Barcelone. En équipe nationale, Del Bosque devait alors arrondir les angles. Avec succès. VICENTE DEL BOSQUE : Parce qu'il joue dans un club de haut niveau, le FC Porto. Le championnat du Portugal est très compétitif et on parle d'un joueur qui a déjà accompli toute une trajectoire, le plus capé de tous. Cela compte également. De plus, je trouve qu'il est en forme. DEL BOSQUE : Je n'ai jamais considéré qu'il existait un modèle unique d'entraîneurs. Chacun utilise les méthodes qu'il estime être les meilleures pour lui et pour l'équipe. DEL BOSQUE : De la gratitude. Guardiola me semble être un homme qui voit le football de façon positive. C'est un grand entraîneur, un simple coup d'oeil à son palmarès le prouve. Je pense surtout que c'est un homme qui veut du bien au football et que ce sport le passionne. DEL BOSQUE : Un bon père, bien entendu. Cela ne fait aucun doute. DEL BOSQUE : J'ai deux passions : le football et la famille. Je pense avoir eu beaucoup de chance, tant dans ma vie privée que professionnelle. Bientôt, nous nous rendrons à l'EURO afin de défendre le titre conquis en 2012 à Kiev, ce qui constitue un fameux défi. Nous ferons tout ce que nous pourrons pour y arriver. DEL BOSQUE : Je n'ai jamais eu de problème sur ce plan. Je ne sélectionne pas les joueurs sur base de leur origine mais uniquement parce qu'ils sont bons. DEL BOSQUE : Je pense que vous disposez d'une bonne sélection et que celle-ci obtient de bons résultats depuis longtemps. L'équipe a beaucoup évolué depuis notre dernière rencontre en phase qualificative de la Coupe du monde 2010 (les Diables Rouges avaient perdu 1-2 à domicile et avaient sombré 5-0 en Espagne, ndlr) et elle fait aujourd'hui incontestablement partie du lot des favoris. DEL BOSQUE : Je ne parle pas de choses qui ne sont pas réalisables, je n'aime pas les hypothèses. Mais il est clair que la Belgique dispose de très bons joueurs qui raviraient n'importe quel entraîneur. DEL BOSQUE : Il est très difficile de remplacer Xavi. C'était un pion très important sur l'échiquier du FC Barcelone et sur le nôtre. A chaque fois qu'un grand joueur s'en va, on cherche la meilleure alternative possible. Il n'en va pas autrement cette fois-ci. Nous tentons d'introduire des joueurs de la nouvelle génération afin que son absence se remarque le moins possible. DEL BOSQUE : Nous tentons d'apporter un maximum d'homogénéité à l'équipe. Sans cette cohésion, il est impossible de gagner. Ou c'est à tout le moins beaucoup plus difficile. Je pense qu'il règne une bonne ambiance dans le vestiaire et je suis convaincu que c'est un facteur important. Je ne dis pas qu'on gagne un tournoi parce que l'ambiance est bonne mais ça aide. DEL BOSQUE : Je ne pense pas, non. Les joueurs sont toujours accessibles et ils ont les mêmes soucis que les autres jeunes de leur âge. DEL BOSQUE : Je suis quelqu'un d'optimiste et de positif. J'aime presque tout ce qui touche au football. Même s'il m'arrive de maudire les gens qui, par leur attitude, détruisent l'image de ce sport. DEL BOSQUE : Je pense que nos armes (du bon football et des clubs bien organisés) doivent nous permettre de conserver notre rang et de continuer à enregistrer des succès au niveau européen. On a vu que l'Espagne a remporté de nombreux trophées au cours des dernières années et qu'elle est allée très loin en Coupe d'Europe. Cela en dit long sur la qualité du travail effectué chez nous. DEL BOSQUE : Tout citoyen espagnol a déjà été confronté au terrorisme mais, Dieu soit loué, on peut dire que c'est du passé. Heureusement, aucun membre de ma famille et aucun de mes amis n'a jamais été touché personnellement mais il est évident qu'on ne peut pas ignorer un problème qui touche toute la société. A Madrid aussi, il y a eu un attentat, le plus meurtrier d'Europe même, si mes souvenirs sont bons (191 morts le 11 mars 2004, ndlr). Ce furent des moments tristes, très difficiles à vivre. Aujourd'hui, le terrorisme peut frapper tout le monde, pas seulement le sport ou le football. J'espère et je souhaite vraiment que l'EURO se passe en toute sérénité. DEL BOSQUE : Il est très difficile d'en citer trois, ce serait injuste vis-à-vis de beaucoup d'autres. J'ai eu la chance de travailler avec de grands joueurs et de grandes personnalités. Mais si j'en cite trois, je vais faire du tort à d'autres. DEL BOSQUE : Il devra essayer d'être correct avec tous les joueurs qui sont sous ses ordres et tenir compte du fait que l'intérêt de l'équipe passe avant tout. C'est la priorité. DEL BOSQUE : Je ne fais rien de spécial. Je ne pense pas être différent des autres entraîneurs sur ce plan. J'essaye toujours de ne pas accorder trop d'importance au résultat, qu'il soit bon ou mauvais. Je n'y arrive pas toujours mais j'essaye aussi qu'on ne puisse pas donner le résultat du match rien qu'en me regardant. DEL BOSQUE : Le plus important pour un entraîneur est d'être entouré de gens utiles avec qui il puisse partager ses connaissances. Des gens en qui il ait confiance, aussi. Il est essentiel qu'ils puissent donner leur avis en toute sincérité, même s'ils ne sont pas d'accord. Quand les gens sont toujours d'accord sur tout, c'est généralement le signe que quelque chose cloche. L'avis des autres est essentiel. Ce sont les divergences d'opinion qui permettent de tirer les meilleures conclusions. Même si on finit par faire ce qu'on a envie, il est bon d'écouter l'avis de tous. DEL BOSQUE : Je ne pense pas que je serai encore actif dans le monde du football professionnel. PAR STEVE VAN HERPE - PHOTOS BELGAIMAGE" Les résultats forgés par l'équipe nationale et les clubs espagnols en disent long sur la qualité du travail effectué chez nous. " VICENTE DEL BOSQUE