Généralement, les Espagnols se qualifient les doigts dans le nez pour les grandes compétitions, avant d'échouer lamentablement en Championnat d'Europe ou du Monde, éreintés par une longue saison de Liga. Cette fois, le scénario risque d'être différent : s'ils veulent obtenir leur billet pour l'EURO 2004 sans devoir passer par les barrages, ils devront compter sur un faux pas de la Grèce, le 11 octobre, face à l'Irlande du Nord, tout en s'imposant eux-mêmes en Arménie. Si cette dernière hyp...

Généralement, les Espagnols se qualifient les doigts dans le nez pour les grandes compétitions, avant d'échouer lamentablement en Championnat d'Europe ou du Monde, éreintés par une longue saison de Liga. Cette fois, le scénario risque d'être différent : s'ils veulent obtenir leur billet pour l'EURO 2004 sans devoir passer par les barrages, ils devront compter sur un faux pas de la Grèce, le 11 octobre, face à l'Irlande du Nord, tout en s'imposant eux-mêmes en Arménie. Si cette dernière hypothèse est probable, on voit mal les Grecs perdre des points à domicile devant leur public chauffé à blanc par la perspective d'une qualification. Mercredi dernier, à Elche, l'équipe nationale espagnole a assuré l'essentiel : sans livrer une grande prestation, elle a battu l'Ukraine 2-1, grâce à deux buts de Raul dans la dernière demi-heure de jeu. AndreiShevchenko a réduit l'écart en fin de match, mais sans pouvoir éviter l'élimination de ses couleurs. Grâce à cette victoire, l'Espagne reste dans la course à la première place. Mais le mal avait été fait avant. Lorsque Raul et ses partenaires s'imposèrent 0-2 à Athènes, au tout début des éliminatoires, on pensait que la voie royale vers le Championnat d'Europe s'ouvrirait une nouvelle fois toute grande à eux. Mais les Hellènes leur rendirent la monnaie de leur pièce en s'imposant à leur tour 0-1 au match retour dans la Péninsule. Au goal-average particulier, les Espagnols demeurent donc positifs vis-à-vis des Grecs. Mais ce cas de figure ne vaudra qu'en cas de match nul espagnol en Arménie conjugué à une défaite grecque contre l'Irlande du Nord. Les Espagnols n'ont connu qu'une seule défaite au cours de ces éliminatoires (contre la Grèce), contre deux pour les Grecs (contre l'Espagne et en Ukraine). En revanche, les Espagnols ont concédé deux matches nuls (à Kiev et à Belfast), contre aucun aux Grecs. Ce sont précisément ces deux matches nuls qui placent les Espagnols dans de sales draps : ils comptent un point de retard à l'entame de la dernière journée. (D. Devos) IULIAN FILIPESCU, le défenseur roumain du Betis Séville, a été écarté du groupe. Son club l'a privé d'entraînement et de son salaire pendant deux semaines. On lui reproche de pourrir l'ambiance dans le vestiaire. CELTAVIGO, qui jouait hier soir à Bruges, a obtenu de la Municipalité la réalisation des travaux nécessaires pour permettre de jouer les matches de Ligue des Champions dans son stade de Balaidos. BUTEURS : 1. Pandiani (Deportivo), Raul (Real) 3 buts ; 3. Etolo (Majorque), Guerrero (Santander), Ronaldo (Real) 2.