Anderlecht-La Louvière, c'est un match du top. Albert Cartier a bien intégré un pressing haut dans le jeu des Loups. Il a diminué l'espace et le temps laissés à l'adversaire et en a fait douter plus d'un. Résultat : beaucoup de pertes de balles dont les Loups ont profité pour se retrouver dans le haut du classement. Cartier a réussi si vite grâce à des joueurs français qui ont appris à se montrer agressifs en perte de balle. Et puis, les Loups se couvrent aussi très bien, que ce soit en possession ou en perte de balle. Ils ont perdu contre le Club de Bruges et le Standard mais gagné co...

Anderlecht-La Louvière, c'est un match du top. Albert Cartier a bien intégré un pressing haut dans le jeu des Loups. Il a diminué l'espace et le temps laissés à l'adversaire et en a fait douter plus d'un. Résultat : beaucoup de pertes de balles dont les Loups ont profité pour se retrouver dans le haut du classement. Cartier a réussi si vite grâce à des joueurs français qui ont appris à se montrer agressifs en perte de balle. Et puis, les Loups se couvrent aussi très bien, que ce soit en possession ou en perte de balle. Ils ont perdu contre le Club de Bruges et le Standard mais gagné contre Genk. Ils devront hausser leur niveau mais peuvent y parvenir devant un gros public, sur une belle pelouse, en direct. Ils peuvent créer la surprise. Anderlecht possède évidemment une très bonne vitesse d'exécution grâce à sa technique d'ensemble pour déjouer le pressing haut louviérois. Les Mauves vont aussi tenter de mettre la pression sur les flancs pour déstabiliser les arrières latéraux. Mais ils ont récemment souffert offensivement dans leurs gros matches quand on leur a raccourci le temps et l'espace. Et le jeu des champions manque aussi de cohésion et d'automatismes en défense. Leur travail collectif de défense en zone n'est pas optimal du tout. Au niveau des arrières proprement dits mais aussi de leurs partenaires. Car en défense de zone, il faut tenir compte de quatre paramètres : son but, le ballon, l'adversaire et ses partenaires. Tous ses partenaires. Westerlo ne pourra pas secouer le Club de Bruges, sans conteste une des équipes les plus fortes de D1. Pas de qualités individuelles extraordinaires mais une conscience de toujours savoir ce qu'il faut faire. Je n'ai jamais vu Bruges passer au travers de son match. On a toujours l'impression que ça va rentrer. Trond Sollied est un coach exigeant et répétitif mais il est cohérent. Il sait ce qu'il veut et fait travailler son équipe dans ce sens. Quand on voit Bruges à l'entraînement, on retrouve ce qu'il réalise en match. Les joueurs du Club savent toujours précisément ce qu'ils doivent faire en possession ou en perte de balle. Cela manque peut-être un peu de fantaisie et de créativité mais pour convaincre Sollied, les joueurs créatifs doivent toujours chasser le ballon quand ils le perdent. Pas cinq fois sur six. Toujours. PSG-Marseille, c'est une rivalité exacerbée entre supporters. Marseille veut être la capitale du foot français et Paris n'est pas d'accord. Et les joueurs tombent dans le panneau. C'est exactement comme Milan-Roma : des confrontations nord-sud. Hambourg-Schalke, c'est la joie de voir à l'£uvre trois anciens du Standard très appréciés, Emile Mpenza, Daniel Van Buyten et Almani Moreira, dans une équipe qui a entamé son redressement depuis l'arrive de Thomas Doll. Le derby de Manchester, c'est le choc de deux attaques : Ruud van Nistelrooij et Wayne Rooney d'un côté, Nicolas Anelka et Robbie Fowler de l'autre. Barcelone-La Corogne, c'est pour le Depor l'occasion de prouver qu'il n'a pas battu le Real Madrid par hasard. Jean-François Remy