SERGIO RAMOS - Real Madrid, 4

Le jeune défenseur s'est imposé dans l'axe tant au Real qu'en équipe nationale. Il témoigne d'une grande intransigeance défensive et ses montées, sur phases arrêtées, se révèlent souvent dangereuses. C'est lui qui a ouvert la marque face à La Corogne, voici dix jours.
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Le jeune défenseur s'est imposé dans l'axe tant au Real qu'en équipe nationale. Il témoigne d'une grande intransigeance défensive et ses montées, sur phases arrêtées, se révèlent souvent dangereuses. C'est lui qui a ouvert la marque face à La Corogne, voici dix jours.Des blessures à répétition l'ont empêché de disputer une saison entière mais quand il est là, il bouche tous les trous au silicone. Il est sec et décidé, récupère et corrige les erreurs de ses équipiers et relance. En un mot, c'est le leader du secteur.Il a été plébiscité meilleur joueur de la finale de la Coupe de l'UEFA. Déjà auteur de parades décisives durant la rencontre, il a détourné trois tirs au but et a même délivré un... assist, d'une relance à la main longue et précise en direction d'Adriano.Il en était à la huitième finale de Ligue des Champions de sa carrière où il a bien contrôlé Dirk Kuijt. Il a certes commis quelques petites erreurs inimaginables voici quelques années mais l'âge et les genoux en compote y sont pour quelque chose.Une condition physique impeccable lui a permis de multiplier les prestations de grande classe. Et quand Liverpool lui a nié le moindre cm2 d'espace, il a intelligemment glissé de l'extérieur pour chercher un peu d'air dans l'axe où il s'est sacrifié pour l'équipe.Si son équipe a été touchée par la peur de gagner, le médian n'en a pas été atteint. Alors que, contre Cottbus, le titre semblait s'envoler, l'international a sonné l'alerte, inscrivant en outre un but décisif.Il n'a pas été fort fringant en championnat et on attendait plus de lui à Athènes (il a touché son premier ballon après un quart d'heure) mais c'est quand même sur lui qu'a été commis le coup franc amenant le premier goal et lui qui a donné l'assist sur le second.En janvier, il était dans la tribune : Capello ne comptait plus sur lui. Puis, progressivement, il est revenu dans le coup. Aujourd'hui, alors que sa carrière européenne touche à sa fin, il joue comme en ses meilleurs jours. Ses assists sont souvent décisifs.Artisan de la victoire en Coupe, il a décroché le titre de meilleur buteur avec, peut-être, le Golden Shoe ESM à la clé. Il rejoint ainsi dans l'histoire, Maradona, le dernier numéro 10 à avoir été capocannoniere (87-88).Ses goals sont qualifiés de " sales " mais ô combien importants. Sous un aspect frêle, il cache des qualités physiques extraordinaires : c'est en tout cas ce qu'il ressort d'une étude de l'UEFA sur la capacité à jouer à bloc le plus longtemps possible.Un vrai buteur, toujours à l'affût des bons coups. Si les Madrilènes sont plus que jamais dans le coup pour décrocher un nouveau titre de champion, ils le doivent en grande partie à l'efficacité du Néerlandais dans le rectangle.