FC BARCELONE (CHAMPIONS D'ESPAGNE ET D'EUROPE)

Sandro Rosell, le président du FC Barcelone, n'a jamais eu le profil aussi haut : du haut de son pupitre, il demande que les principaux championnats européens réduisent le nombre d'équipes à 16 clubs au lieu de 20 " dans un futur proche ", avec pour ambition de rééquilibrer les compétitions européennes.
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Sandro Rosell, le président du FC Barcelone, n'a jamais eu le profil aussi haut : du haut de son pupitre, il demande que les principaux championnats européens réduisent le nombre d'équipes à 16 clubs au lieu de 20 " dans un futur proche ", avec pour ambition de rééquilibrer les compétitions européennes. Les clubs, dit Rosell, également président de l'Association des Clubs Européens (ECA), veulent aussi que l'on coupe dans le nombre de matches des équipes nationales afin de faciliter l'expansion de la Ligue des Champions. Chaque pays doublerait le nombre de ses représentants. L'Angleterre, l'Espagne et l'Allemagne passeraient de 4 à 8 clubs, l'Italie de 3 à 6, etc. Rosell envisage même un " scénario du pire " où les clubs créeraient leur propre ligue, expliquant : " Nous voulons une Champions League plus importante, mais cela ne passe pas nécessairement par l'UEFA. L'ECA demande plus de revenus, de gouvernance, de transparence, d'assurances, etc. Si l'UEFA et l'ECA se mettent d'accord, ce sera positif pour les deux parties. Mais si l'UEFA ne nous suit pas, nous sommes prêts à organiser la compétition par le biais de l'ECA. "" Nous estimons que le passage de 20 à 16 clubs par championnat est ce qu'il faut pour donner plus de repos et d'air à nos joueurs. Les dates ainsi libérées ne seraient pas pour les fédérations mais bien pour organiser des matches amicaux européens ou augmenter le calendrier des compétitions européennes. Nous aimerions que la Ligue des Champions compte plus d'équipes de façon à ce qu'un jour Barcelone puisse affronter Manchester United en quarts de finale un samedi ou un dimanche, par exemple. Nous ne libérerons pas du tout de dates pour les équipes nationales. Elles en ont déjà assez et elles doivent les réduire car ce sont les clubs qui paient les joueurs et les équipes nationales ne rétribuent pas les clubs pour les utiliser. "Rosell a fait un fameux bout de chemin depuis son enfance comme ramasseur de balles au Camp Nou, mais c'est vrai que sa relation à vie avec Barcelone lui donne une sorte de " vision en tunnel " selon ses détracteurs. Il rappelle : " Pour de nombreux enfants en Catalogne, devenir membre de Barcelone fait partie de la culture et de leur vie. C'est beaucoup plus qu'un club. Cela touche à notre histoire personnelle, à notre vie quotidienne. Je suis devenu membre comme mon grand-père et mon père. A huit ans, j'étais ramasseur de ballons alors que mon père était manager général. J'ai donné des ballons à mes héros : Hugo Sotil, Johan Cruijff, Charly Rexach, Juan Manuel. " Selon lui, Barcelone ne jouera jamais à l'heure de midi le samedi pour les TV du continent asiatique parce que " c'est un moment où les familles sont assises à table pour le repas ". Cette approche paternaliste contraste avec d'autres dossiers, comme la dure négociation avec la Qatar Foundation du sponsoring du club pour un montant colossal ou ses attentes vis-à-vis des autres clubs européens pour coller à sa vision. Le plan, conclut-il, est " d'être vu non seulement comme la meilleure équipe sur le terrain, mais aussi en matières sociale, culturelle et immobilière ; d'avoir le plus beau stade du monde, la meilleure académie des jeunes et de projeter les meilleures des valeurs humaines. "