PEP GUARDIOLA (FC BARCELONE)

Lors de la dernière saison de Frank Rijkaard à sa tête, Barcelone termina 3e du championnat, 18 points derrière le Real Madrid. Pire même, les Catalans furent " humiliés ", devant faire la haie d'honneur aux joueurs du Real, puisque le Clasico tombait cette saison-là le week-end qui suivait le sacre des Merengues. Comme le déclara Rafa Marquez, ils s'étaient laissé aller. Il leur fallait du changement.
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Lors de la dernière saison de Frank Rijkaard à sa tête, Barcelone termina 3e du championnat, 18 points derrière le Real Madrid. Pire même, les Catalans furent " humiliés ", devant faire la haie d'honneur aux joueurs du Real, puisque le Clasico tombait cette saison-là le week-end qui suivait le sacre des Merengues. Comme le déclara Rafa Marquez, ils s'étaient laissé aller. Il leur fallait du changement. Lorsque Pep Guardiola fut désigné pour succéder à Rijkaard, certains eurent peur. Bien sûr, il avait réussi à la tête de l'équipe B mais il n'avait aucune expérience comme coach au plus haut niveau. La presse catalane réclamait des noms plus ronflants - José Mourinho pour être plus précis. Et donc, lorsque le Barça perdit et partagea match nul lors de ses deux premiers matches, la pression monta. Mais d'autres ne doutaient pas de Guardiola. Comme Xavi par exemple : " Pep est incroyable. Quand il a signé comme entraîneur, je me suis dit : Madre mia, on va voler ! Je vous le jure. C'est un vrai pesado, quelqu'un qui est très intense, travaille beaucoup et est très exigeant. Un vrai perfectionniste aussi. Il est également très exigeant avec lui-même. Cette pression qu'il se met sur les épaules, elle est contagieuse et se répand sur tout le groupe. " Guardiola a su se montrer intransigeant, forçant par exemple Deco, Ronaldinho et Eto'o à partir. Il modifia l'approche des entraînements. Andres Iniesta et Xavi se souviennent de préparations d'avant-saison particulièrement intenses et harassantes. Guardiola demande de la discipline. Zlatan Ibrahimovic, dans sa biographie, parle au sujet des joueurs du Barça de " secte ayant une confiance aveugle dans leur coach, des écoliers qui font ce que le maître leur dit ". Guardiola prendrait ça comme un compliment ! Il a marqué de sa patte des éléments essentiels comme le positionnement, l'intelligence, le mouvement. Tactiquement, l'analyse est diablement précise. Avant chaque match, Guardiola s'enferme dans un petit local vidéo pour visionner ses adversaires. Les résultats tendent à prouver que sa méthode est la bonne. Guardiola comprend très bien que malgré le style, l'identité et la beauté du jeu de Barcelone, les résultats doivent suivre. Il adore répéter que si ces joueurs ne gagnaient pas, les compliments cesseraient et la pression reprendrait le dessus. Jusqu'à présent, ses joueurs ont été dominants à outrance. Lors de sa première saison, il a fait la passe de trois (titre, Coupe, Ligue des Champions) et l'année dernière, il a remporté le titre et la Ligue des Champions (pour la 2e fois en 3 ans). Il a gagné le championnat chaque année. Au total, il a remporté 12 trophées sur 15 mis en jeu. Ce sont les plus riches années des Blaugranas en termes de trophées et Guardiola a un rôle prépondérant dans ces succès.