Flash-back sur le lundi 12 octobre, 15 heures. Ronaldinho (29 ans) est sur la Promenade des Champions de Monaco, et même si les vedettes se bousculent sur le Rocher, la nouvelle se répand très vite. De nombreuses personnes sortent même de l'auditorium Grimaldi où se tient le Sportel, le salon des sports et de la télévision, pour se faire photographier avec le joueur de Milan. Les fans se demandaient ce que le Brésilien pouvait bien faire là. L'omniprésent logo Golden Foot attirait bien sûr l'attention des promeneurs mais bien qu'il en soit à sa 7e édition, ce trophée ne bénéficie pas de la notoriété du Ballon d'or ou du Joueur FIFA de l'année. Le Golden Foot récompense un footballeur d'au moins 29 ans ayant récolté de bons résultats (seul et avec son équipe) mais qui a surtout enchanté le public et fait preuve de beaucoup de fair-play. Les fans n'avaient pas fait le rapprochement, mais quand, Antonio Caliendo, le père de ce prix, a montré à ...

Flash-back sur le lundi 12 octobre, 15 heures. Ronaldinho (29 ans) est sur la Promenade des Champions de Monaco, et même si les vedettes se bousculent sur le Rocher, la nouvelle se répand très vite. De nombreuses personnes sortent même de l'auditorium Grimaldi où se tient le Sportel, le salon des sports et de la télévision, pour se faire photographier avec le joueur de Milan. Les fans se demandaient ce que le Brésilien pouvait bien faire là. L'omniprésent logo Golden Foot attirait bien sûr l'attention des promeneurs mais bien qu'il en soit à sa 7e édition, ce trophée ne bénéficie pas de la notoriété du Ballon d'or ou du Joueur FIFA de l'année. Le Golden Foot récompense un footballeur d'au moins 29 ans ayant récolté de bons résultats (seul et avec son équipe) mais qui a surtout enchanté le public et fait preuve de beaucoup de fair-play. Les fans n'avaient pas fait le rapprochement, mais quand, Antonio Caliendo, le père de ce prix, a montré à Ronnie la place où l'empreinte de son pied allait se trouver sur la Promenade des Champions, on a vite compris que le Brésilien était le successeur de Roberto Carlos, le lauréat de 2008. Ronaldinho contente encore ses fans, et si les organisateurs ne le pressaient pas, il resterait encore un peu sur cette corniche en bord de mer. Mais bon, une entrevue avec le Prince Albert II avant la cérémonie officielle, cela ne s'improvise pas. Et il n'est peut-être pas de bon ton de se présenter avec un simple t-shirt du sponsor et un pantalon en toile dont un ourlet reste bloqué sur le mollet gauche. Plus tard vers 20 h 30, métamorphosé sur le plan vestimentaire, il était couronné, les lecteurs de 36 magazines internationaux dont Sport/Foot Magazine l'ayant choisi. Témoignage de l'estime dont Ronnie bénéficie : plus d'un participant sur quatre a coché son nom. Avec 42.755 voix sur 158.470, le Brésilien devance Raúl (31.762) et Thierry Henry (25.537). Manifestement, les internautes ont bien compris le message des organisateurs. Ils n'ont pas privilégié l'aspect résultat récent car à ce jeu d'autres nominés, comme Gianluigi Buffon, Ryan Giggs ou Steven Gerrard, lui auraient sans doute été préférés. En revanche, de nombreuses personnalités présentes dans la salle lors de la remise du prix ne partageaient pas le choix des internautes. " Cela fait trois ans qu'il ne fait plus rien ", constata Luciano D'Onofrio après avoir applaudi Ronaldinho. C'est vrai que 90 % du film retraçant les plus grands moments de la carrière du joueur remontaient avant... 2006. Et si on a terminé avec le but égalisateur contre l'Atalanta du week-end précédent, c'est parce qu'il fallait bien que l'on montre quelques images sous le maillot de Milan. Côté geste, ce goal était du genre banal mais il avait servi à sauver la tête de l'entraîneur, Leonardo. Encore heureux diront certains pour quelqu'un qui perçoit un salaire de 6,5 millions nets par an... Chaque année, l'organisation met aussi à l'honneur différentes légendes du foot mondial. En 2003, Diego Maradona a été le premier à avoir son empreinte sur la Promenade. Cette année, c'était notamment le cas pour Zbigniew Boniek. Le Polonais a aussi mis l'accent sur la mauvaise passe que traverse Ronaldinho. Jusqu'à ce début octobre, on parlait plus de ses sorties en boîte que de ses exploits sur le terrain. On l'a vu plus d'une fois pompette en ville avant un match et à l'entraînement : " Il y a une chose qui n'a pas changé avec le football de mon époque : il ne suffit pas de se donner à fond deux heures de temps en temps à l'entraînement pour espérer briller en match. " En d'autres termes, les fêtes brésiliennes à base d'alcool et de samba, ce n'est pas le meilleur moyen pour être au top. Lors du gala, des objets appartenant à des joueurs sont mis aux enchères afin de récolter des fonds pour l'association monégasque de la lutte contre le sida. A ce petit jeu, un maillot de Karl-Heinz Rummenigge (... dont on doute que le président du Bayern l'ait porté vu que l'étiquette était toujours accrochée !), a été vendu 3.500 euros alors que celui de Ronaldinho est parti pour 1.700 euros seulement. Quand on demande à l'ex-joueur de l'Inter, ce que ça lui fait, il rétorque : " C'est normal, il est à moitié-mort lui ". Avant d'ajouter : " C'est une blague, c'est une blague... ". C'est clair qu'on est loin du 19 novembre 2005, lorsqu'auteur de deux buts et principal artisan de la victoire (0-3) de Barcelone dans le Clasico, Ronaldinho a reçu une standing ovation de la part des supporters du Real Madrid, honneur que le Bernabeu n'avait réservé qu'à Maradona. Aujourd'hui, même après la victoire du Milan à Madrid en CL de la semaine passée, de nombreux supporters estiment qu'il fait partie de la lignée des joueurs finis achetés par le président Berlusconi : Rivaldo au Barça, Ronaldo au Real Madrid et Ricardo Oliveira à Saragosse. Mais sur le Rocher, Ronaldinho n'était pas passé inaperçu. Le lendemain du gala, voulant se rendre incognito au shop de l'AS Monaco, situé derrière le port, pour y signer une grande photo, il rameuta à nouveau les fans... par nicolas ribaudo, à monaco - photos: reporters