Pour Richard Mac Clintock, le sélectionneur belge, le prochain vainqueur de la Coupe du Monde pourrait être la... Belgique. Pas de l'édition comparable à celle qui vient de s'achever en France. Mais de sa s£urette, le mondial des petites nations... qui n'existe pas encore et dont rêvent les pays en développement afin de disputer plus de matches internationaux. La Fédération internationale de Rugby a mis à l'étude un projet de tournoi mondial qui réunirait une dizaine d'équipes un an avant chaque Mondial. A savoir les meilleures sélections en dehors des participants aux Tournoi des VI Nations, au Tri-Nations et de l'Argentine. L'enjeu ? Obtenir la qualification pour la grande Coupe du Monde.
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Pour Richard Mac Clintock, le sélectionneur belge, le prochain vainqueur de la Coupe du Monde pourrait être la... Belgique. Pas de l'édition comparable à celle qui vient de s'achever en France. Mais de sa s£urette, le mondial des petites nations... qui n'existe pas encore et dont rêvent les pays en développement afin de disputer plus de matches internationaux. La Fédération internationale de Rugby a mis à l'étude un projet de tournoi mondial qui réunirait une dizaine d'équipes un an avant chaque Mondial. A savoir les meilleures sélections en dehors des participants aux Tournoi des VI Nations, au Tri-Nations et de l'Argentine. L'enjeu ? Obtenir la qualification pour la grande Coupe du Monde. Une première édition serait organisée dès 2010, un an avant la Coupe du Monde en Nouvelle-Zélande, avec des équipes issues des phases de qualification continentales. " Une décision sera prise en novembre pour ce projet ", note Mac Clintock. " Cette compétition nous serait très profitable. Nous pourrions affronter des nations comme le Brésil ou Hong Kong. Ces équipes détiennent un meilleur classement que nous mais nous leur sommes supérieurs. Les battre nous ferait gagner des places au classement mondial. Nos objectifs sont de se qualifier et de gagner cette Coupe du Monde des petites nations, puis de se qualifier pour le Mondial 2011 ". Il y a deux ans, l'équipe nationale figurait en 55e position au classement mondial. Désormais, elle occupe la 32e place. " On veut le top 25 mondial " commente Mac Clintock. " Notre moyenne actuelle est jeune : 22 ans. Dans quelques années, cette équipe sera à maturité et pourrait produire des résultats. Pour l'instant, la Belgique fait partie du groupe 2A (l'équivalent d'une division 3 européenne) avec l'Allemagne (26e mondiale) la Moldavie (27e), les Pays-Bas (46e) et l'Ukraine (37e). Nous affrontons l'Allemagne le 10 novembre prochain ". La Belgique commence à se faire un nom sur la scène internationale. C'est aussi dû aux rapprochements avec l'équipe d'Argentine. Juste avant la Coupe du Monde, les Pumas sont venus disputer une rencontre de préparation contre les Diables Noirs. Ce match illustre les bonnes relations qui unissent les deux pays. La Belgique a récemment proposé aux Pumas de venir disputer leurs rencontres au stade Roi Baudouin, si l'Argentine intégrait le Tournoi des VI Nations. Mac Clintock : " Si des compétitions de haut niveau ont lieu en Europe, l'Argentine est toujours intéressée pour venir s'installer chez nous. Cela représenterait une merveilleuse vitrine pour nous. Ce genre de matches de gala attire du public et donne de l'expérience aux jeunes ". Lors des deux derniers matches de l'équipe nationale de football, ils étaient 21.000 spectateurs contre la Finlande et 15.000 contre l'Arménie. En comparaison, le 25 août, plus de 16.000 supporters se sont déplacés pour encourager la Belgique face à l'Argentine. C'était aussi la première fois qu'une rencontre de notre équipe nationale était retransmise à la télévision. En parlant de télévision : la demi-finale de rugby entre la France et l'Angleterre a attiré plus de spectateurs que Belgique-Finlande retransmise le même soir : 272 900 pour TF1, contre 227 100 pour Club RTL. D'ailleurs, le nombre d'affiliés augmente d'année en année au point que certains clubs sont obligés de refuser des inscriptions ! " Nous enregistrons une évolution de 10 % depuis cinq ans ", explique Dany Roelands, président de la Fédération belge. " Nous avons doublé nos effectifs et visons les 8.000 membres ". " La Coupe du Monde donne un coup de fouet supplémentaire avec un effet qualitatif et quantitatif ", note Fredéric Cocq, directeur technique de la Ligue Francophone. " Quantitatif, puisque nous le constatons dans les affiliations. Dans certains clubs, il y a une augmentation de plus de 40 %. Et ce chiffre n'est pas encore fixé puisque les gens continuent de s'inscrire. C'est plus qu'un effet de mode. Il y a aussi un effet qualitatif car la Coupe du Monde est une vitrine qui motive les joueurs. Les jeunes viennent nous trouver pour demander : -Que faire pour atteindre le niveau des joueurs que nous voyons à la télévision ? Certains parents, effrayés par la violence dans le football, préfèrent inscrire leur enfant au rugby. Un suivi commence aussi à s'organiser. Un dirigeant de club notait récemment que les parents ne se contentent plus de déposer leurs enfants aux entraînements ou au match. Comme au football, les parents restent ". par simon barzyczak