Les 16es de finale de la Coupe de Belgique ont été émaillés de nombreuses surprises. La première a eu pour cadre le stade Tondreau, vendredi passé, où Mons a été humilié par Denderhoutem : 2-3.

Preuve s'il en est que l'effet Brio, ou ce qui a été présenté comme tel, s'est déjà complètement estompé. Afin de sauver ce qui peut l'être, le technicien italien réclame du renfort à cor et à cri. Les dirigeants de l'Albert auraient été nettement plus inspirés de porter une oreille attentive aux revendications de Marc Grosjean, en début de saison, au lieu de parer au plus pressé durant le mercato. Avec le Liégeois, je ne doute pas que le bon sens l'aurait emporté et que les Dragons, certes moins forts que l'an dernier suite au départ de Cédric Roussel, se seraient malgré tout stabilisés parmi l'élite. A présent, il y a gros à parier que l'ancien joueur de la Juventus fera ample moisson d'éléments qui composent la septième garniture d...

Preuve s'il en est que l'effet Brio, ou ce qui a été présenté comme tel, s'est déjà complètement estompé. Afin de sauver ce qui peut l'être, le technicien italien réclame du renfort à cor et à cri. Les dirigeants de l'Albert auraient été nettement plus inspirés de porter une oreille attentive aux revendications de Marc Grosjean, en début de saison, au lieu de parer au plus pressé durant le mercato. Avec le Liégeois, je ne doute pas que le bon sens l'aurait emporté et que les Dragons, certes moins forts que l'an dernier suite au départ de Cédric Roussel, se seraient malgré tout stabilisés parmi l'élite. A présent, il y a gros à parier que l'ancien joueur de la Juventus fera ample moisson d'éléments qui composent la septième garniture dans le Calcio. Peut-être le message de Sergio Brio passera-t-il plus facilement avec eux. Mais le club y perdra à coup sûr toute son identité. Depuis que l'AEC a perdu son cachet familial, force est de constater qu'il n'en finit plus de rentrer dans le rang, en tout cas. A une certaine époque, un gouffre séparait les pensionnaires de D1 à leurs homologues de D2. Ces dernières années, on a clairement pu remarquer qu'il s'était estompé. Ceux qui accèdent au plus haut échelon ne sont plus nécessairement des oiseaux pour le chat. Je n'en veux pour exemple que le Cercle Bruges, qui se débrouille ma foi fort bien à l'occasion de son retour à l'étage supérieur, à l'image de La Louvière avant lui. Dans ces conditions, je ne suis pas surpris que le leader de la D2 qu'est Geel ait tenu la dragée haute, et même plus, à Charleroi, qui ferme la marche en D1. Dans un même ordre d'idées, l'écart aura été tout aussi ténu entre l'Antwerp et Roulers ainsi qu'entre Tubize et Westerlo, toujours par référence aux matches disputés le samedi. Le leader de la D3B fait figure de giant-killer dans cette épreuve puisqu'il avait déjà réussi la performance de se payer la scalp de Beveren la saison passée, au même stade de la compétition. Cette fois, il a fait plus fort encore en boutant les Canaris hors de la coupe. Manifestement, ceux-ci recherchent leur deuxième souffle après une saison 2002-2003 euphorique. Ils paient manifestement un lourd tribut à la rentrée dans le rang de leur dynamo, Danny Boffin, qui ressent indéniablement le poids des ans à présent. A force d'insister sur le caractère particulier de cette rencontre, un effet inverse s'est produit, en ce sens que les recalés du Racing se sont sublimés sous la casaque d'Heusden. C'est bien. Reste à voir, toutefois, si un scénario analogue serait susceptible de se produire dans le cadre du championnat. Car au programme de la dernière journée figure un certain Heusden-Zolder-Genk. Quid si le Racing a besoin de points ce jour-là pour décrocher un ticket européen ? Un remake serait encore plus beau dans ce cas. Mais on n'en est pas encore là, évidemment (il rit). Bizarrement, le Brussels a perdu complètement les pédales après qu'il eut ouvert le score. A partir de ce moment, ses joueurs n'ont plus su s'ils devaient continuer sur leur lancée ou, au contraire, défendre leur avantage. Il en a résulté des boulevards sur le terrain entre ceux qui prônaient l'attaque et ceux qui voulaient préserver le résultat. Pär Zetterberg et Walter Baseggio en ont fait leurs choux gras, eux qui pouvaient subitement man£uvrer à leur guise dans l'entrejeu. Après leur belle victoire à Anderlecht, les Rouches se sont cru une nouvelle fois trop beaux, estimant sans doute qu'ils n'auraient qu'à paraître pour s'imposer. Ce n'est pas la première fois qu'ils pèchent par présomption. Tant qu'ils n'auront pas gommé cette lacune, ils continueront à souffler le chaud et le froid. (B. Govers)Georges Heylens commente le championnat.