Une bombe sur Twitter, largement répercutée dans tous les médias belges, mais aussi sur sept chaînes étrangères, dont la BBC et CNN : la fameuse affiche de l'E3 Harelbeke, avec le pinçage de fesse, a suscité la polémique. " Jamais je n'aurais imaginé que ça déclencherait pareil émoi ", explique Jacques Coussens, le porte-parole du club cycliste Main dans la Main. Suite aux plaintes de féministes, les organisateurs ont retiré l'affiche mais leur objectif était atteint : ils avaient renforcé la marque E3.
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Une bombe sur Twitter, largement répercutée dans tous les médias belges, mais aussi sur sept chaînes étrangères, dont la BBC et CNN : la fameuse affiche de l'E3 Harelbeke, avec le pinçage de fesse, a suscité la polémique. " Jamais je n'aurais imaginé que ça déclencherait pareil émoi ", explique Jacques Coussens, le porte-parole du club cycliste Main dans la Main. Suite aux plaintes de féministes, les organisateurs ont retiré l'affiche mais leur objectif était atteint : ils avaient renforcé la marque E3. La campagne annuelle de marketing n'est pas élaborée sans discernement, pas plus que le journal La Gazzetta dell'E3 et les sept événements organisés en sus de la course des professionnels, allant d'une balade pour cyclotouristes et adeptes du VTT au Sprint Challenge réunissant seize grands sprinters, à la nouvelle classique pour juniors, le tout en passant par deux jours de vélo pour les entrepreneurs. " Cette spirale positive incite les sociétés à se joindre à nous ", précise Coussens. " C'est à nouveau le cas cette année : nous avons accueilli plusieurs nouveaux investisseurs et 20 % de VIP en plus, soit 5.000 répartis dans 50 bus. Ça fait passer le budget de 1,2 à 1,35 million d'euros, dont une moitié provient du sponsoring. " Ce succès est d'autant plus remarquable que beaucoup d'organisateurs ont du mal à nouer les deux bouts. Beaucoup de courses ont disparu en France, en Italie et en Espagne mais Harelbeke ne connaît donc pas la crise. Le club local est même plus ambitieux que jamais, malgré les projets de l'UCI, qui veut réformer le calendrier à partir de 2017 et limiter fortement le nombre d'épreuves WorldTour. " Nous avons une licence WorldTour jusqu'en 2016 et nous sommes convaincus que nous conserverons ensuite notre place. Ces deux dernières années, l'UCI nous a donné 100 sur 100 et nous a même donné en exemple aux autres organisateurs. Nous allons tout mettre en oeuvre pour obtenir à nouveau le maximum des points car c'est sur base de cette évaluation que l'UCI va décider des courses qu'elle reprendra au WorldTour en 2017. Elle est de plus en plus exigeante - ainsi, les indemnités des équipes ont doublé, passant de 130.000 à 260.000 euros, mais nous avons constitué un joli carnet d'épargne. La nouvelle zone d'arrivée au stade Forestiers est également conforme aux règles UCI. " Si l'E3 obtient une nouvelle licence WorldTour, il ne devra pas changer de date. Coussens : " Nous étions sceptiques à l'idée d'organiser notre épreuve un vendredi mais en fait, c'est parfait. Les VIP peuvent assister plus facilement à la course que pendant le week-end car le samedi est plutôt considéré comme une journée réservée à la famille. " L'E3 reste indépendant de Flanders Classics, qui regroupe la majorité des classiques printanières flamandes. Pour le moment du moins. " Nous ne cherchons pas à nous rapprocher mais on ne sait jamais de quoi l'avenir sera fait. Ce n'est en tout cas pas à l'ordre du jour ", conclut Coussens. PAR JONAS CRÉTEUR" Déplacer la course au vendredi aura été un coup dans le mille. " Jacques Coussens