LucaPelizzon est avocat, lobbyiste à la Communauté Européenne et manager de WalterBaseggio. Il rêve de le transférer en Italie. "Pour cela, Walter doit signer de meilleures prestations en équipe nationale, c'est sûr. Nous croyons en ses qualités. Il doit changer mais il n'est pas trop tard. Je le compare volontiers à DinoBaggio : brillant au Mondial 1994, il n'a atteint le sommet de ses possibilités que quatre ans plus tard, à 28 ans. Rien n'est perdu. Nous pouvons être très satisfaits du travail de Walter à Anderlecht".
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LucaPelizzon est avocat, lobbyiste à la Communauté Européenne et manager de WalterBaseggio. Il rêve de le transférer en Italie. "Pour cela, Walter doit signer de meilleures prestations en équipe nationale, c'est sûr. Nous croyons en ses qualités. Il doit changer mais il n'est pas trop tard. Je le compare volontiers à DinoBaggio : brillant au Mondial 1994, il n'a atteint le sommet de ses possibilités que quatre ans plus tard, à 28 ans. Rien n'est perdu. Nous pouvons être très satisfaits du travail de Walter à Anderlecht". La saison dernière a été une année perdue, alors même que le joueur ne pouvait pas se le permettre. Pelizzon: "Walter a raté la préparation. Ensuite, il a connu des hauts et des bas alors que des scouts de l'Inter et de Milan se rendaient régulièrement à Bruxelles. Au pire moment, donc, car son mariage a également tout changé. Notre objectif, cette année, est de retrouver une position de force - nous en avons discuté avec MichelVerschueren et AlainCourtois. Il doit exiger le leadership de l'équipe. Nous ferons le point en fin de saison. Pour le moment, nous sommes dans les temps, à Anderlecht du moins. En équipe nationale, ça a été moins bon mais cette remarque ne concerne pas que lui. YvesVanderhaeghe en a vu aussi". Baseggio est-il capable d'exiger un rôle pareil? Pelizzon: "Mon patron le dit toujours: plus haut vous arrivez, plus le monde aura l'air beau mais vous devrez vous blinder contre la critique. C'est à ce moment qu'il faut montrer qu'on a de la personnalité. Cet instant est venu pour Walter. Son rôle est très délicat. Selon moi, il peut évoluer à deux postes: celui de travailleur dans l'entrejeu ou celui de passeur derrière les deux attaquants. A ses entraîneurs de le placer à sa meilleure position. Mais on n'a pas toujours tenu compte de ses qualités techniques".N'est-il pas un peu trop léger comme organisateur et distributeur? A-t-il une vista et un changement de rythme suffisants? "Pour que Walter joue dans ce registre, il doit être épaulé d'un travailleur qui fait de son mieux pour lui, sans se ménager. Le Walter d'il y a quatre ou cinq ans avait une classe exceptionnellle dans sa vitesse d'exécution. Avant de toucher le ballon, il savait ce qu'il allait en faire. Il a évolué pour devenir un joueur qui doit avant tout récupérer des ballons et parcourir beaucoup de terrain".Sa stagnation est frappante, estime Pelizzon. "Il a connu sa meilleure période sous JeanDockx, quand il organisait le jeu, bien entouré. L'entrejeu était mieux équilibré alors que maintenant, ils sont souvent à deux dans l'axe et doivent beaucoup courir". En d'autres termes, le passage à Anderlecht d' AiméAnthuenis n'a pas été positif pour Baseggio? Pelizzon: "Je préfère ne pas faire de commentaire, vous me comprendrez". Ses tâches sont différentes avec HugoBroos aussi. Pelizzon: "Complètement. La pression qui pèse sur Walter n'est pas une mauvaise chose. éa veut dire qu'il reçoit plus de responsabilités. A lui de les assumer. Je l'en crois capable. Tout en sachant que Walter doit encore devenir un homme. Et se libérer mentalement. N'oubliez pas que, derrière un joueur, il y a une vie privée et un caractère dont il faut tenir compte. BrunoVersavel était un grand joueur mais il ne parvenait pas à assumer des responsabilités. Selon moi, Walter reste le meilleur en Belgique, pour le moment". Et maintenant? Pelizzon: "La Lazio a fait une offre, Milan est venu en janvier mais a reporté sa décision au Mondial. L'année dernière devait être sa saison, avec la Ligue des Champions et le Mondial. Rater le Japon a été une vraie catastrophe pour son évolution, son image, son expérience. Quand on a annoncé qu'il était blessé, nous avons immédiatement expliqué ce qu'il en était aux clubs intéressés, pour qu'il sachent pourquoi Walter ne serait pas à la Coupe du Monde. éa a été le moment le plus pénible depuis qu'il est sous contrat chez nous, c'est-à-dire depuis sept ans. Nous devons tout reprendre à zéro. Mais l'avenir de Walter est en Italie. Et Anderlecht est prêt à discuter".