Ce fut l'un des moments forts de l'histoire du sport australien. Cathy Freeman, alors âgée de 27 ans, a foncé vers la médaille d'or sur 400 mètres, devant son peuple, après avoir allumé la flamme olympique au début des Jeux. Du haut de son modeste mètre 63, elle a porté le poids de toute une nation et supporté...

Ce fut l'un des moments forts de l'histoire du sport australien. Cathy Freeman, alors âgée de 27 ans, a foncé vers la médaille d'or sur 400 mètres, devant son peuple, après avoir allumé la flamme olympique au début des Jeux. Du haut de son modeste mètre 63, elle a porté le poids de toute une nation et supporté la pression suscitée par ses origines. Aborigène, elle a triomphé de nombreux obstacles pour atteindre le nirvana et devenir le modèle de la population noire indigène d'Australie, souvent opprimée. Les vingt ans de son titre olympique ne passent pas inaperçus Down Under, pas plus que la commémoration de cette olympiade très réussie. Le 13 septembre déjà, la chaîne ABC a retransmis en première le documentaire Freeman. Pendant une heure, journalistes, politiciens, concurrentes, mais surtout l'athlète elle-même, reviennent sur l'événement. Freeman raconte comment elle a commencé à courir. Comment sa famille, son beau-père et coach l'ont encouragée dans sa quête de succès. Comment, après être restée invaincue pendant quatre ans à Sydney, elle a géré " The Beast ", la pression médiatique. Comment, dans cette finale olympique, elle s'est sentie protégée par des forces supérieures. Et enfin, quelle a été sa fierté de pouvoir mettre de côté tous ses complexes et de pouvoir démontrer à tous : " I'm black and I'm the best. " Vingt ans plus tard, Freeman prend toujours ce rôle très à coeur, par l'intermédiaire de la fondation qui porte son nom et qui aide, par différents projets, 1.600 jeunes Aborigènes à se forger un meilleur avenir.