Après le zéro sur quatre européen, un week-end de bonne tenue ponctué par un Anderlecht-Genk explosif entre deux clubs où ça grince, minés par des mini crises qui û en s'accumulant û donnent mal à la tête et tendent les nerfs jusqu'au point de rupture.
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Après le zéro sur quatre européen, un week-end de bonne tenue ponctué par un Anderlecht-Genk explosif entre deux clubs où ça grince, minés par des mini crises qui û en s'accumulant û donnent mal à la tête et tendent les nerfs jusqu'au point de rupture. Hugo Broos est parvenu à passer un cap difficile cette semaine, malgré la défaite contre le Werder Brême et un final haletant dimanche soir contre Genk. Le mercredi, on a réalisé que Broos avait finalement choisi la voie que lui indiquaient tous les amateurs de beau football. Avec une composition offensive et innovante en 3-4-1-2, Anderlecht a produit son meilleur football depuis quelques lunes. Avec la paire Walter Baseggio et Pär Zetterberg comme par hasard ... Mais il était évident que les progrès pouvaient être immenses quand on prenait en compte le manque û normal û d'automatismes et le nombre û anormal û de buts ratés. Heureusement, Broos fut très honnête après la défaite contre les Allemands, ne regrettant pas une seconde le système mis en place. Contre Genk, il persista dans son offensive d'automne, en revenant à un 4-4-2 mais en conservant les deux médians qu'il a si longtemps répugné à aligner ensemble. Avec, à la fin, un 4-2 arraché par un Aruna Dindane qui avait retrouvé l'inspiration et que son coach avait û heureusement û décidé de laisser sur le terrain quoi qu'il arrive. Comme quoi, Broos a parfois raison d'être têtu... La suite des opérations pour notre représentant en Ligue des Champions dépendra précisément du chef des Mauves. L'espoir existera tant qu'il ne sera pas effrayé par sa propre audace. Le président de Genk, Jos Vaessen, a souvent secoué René Vandereycken depuis le début de la saison. Mais il a aussi loué son honnêteté : " Voilà l'un des rares coaches à ne pas avoir de la m--- aux pieds. René n'est maqué à aucun manager. Il refuse tout contact avec les intermédiaires " ( Le Soir, 23 octobre). C'est vrai que l'on rencontre souvent des insiders qui vous jurent leurs grands dieux que tel ou tel coach " touche ". Comme s'ils les suivaient à la trace... Mais quand on leur demande des noms, leur courage s'évapore. Des coaches qui ne " touchent " pas sont évidemment d'autant plus intéressants pour les finances des clubs. Car il n'est pas difficile de réaliser que l'avis positif d'un entraîneur en place pour l'acquisition d'un joueur vaut son pesant d'or. On se souvient d'une affaire de cet acabit au Club Bruges il y a quelques années. Quelques enveloppes avaient circulé à destination des membres du staff technique. Et récemment, l'un des reproches adressés à Sergio Brio à Mons a été qu'il s'intéressait de trop près aux transferts. Officiellement, les entraîneurs ne sont évidemment jamais englobés dans les comptes en cas de nouveaux contrats entre club et joueur. Ce ne serait pas déontologique... Le coach travaille pour son club et est payé par lui. Il se doit de rester à l'écart de managers qui essayent û forcément û de le convaincre de tomber amoureux fou de l'un de leurs joueurs. Certains coaches n'ont apparemment pas peur de côtoyer ces diaboliques agents. Plus loin dans ce numéro, Aimé Anthuenis dit que du temps où il travaillait à Anderlecht, il avait discuté avec l'agent de SilvioProto pour attirer le gardien. Si le club est d'accord û car demandeur û et au courant de tout, pourquoi pas ? Mons n'a finalement qu'à s'en prendre à lui-même s'il a donné tant de pouvoir à Brio... Le système le plus logique est d'avoir une direction technique compétente au sein du club qui tente de faire se rencontrer les exigences de son budget et les demandes du coach. Le schéma actuel (!) du Club Bruges nous semble parfait sur les plans financier et sportif avec le duo directeur technique Marc Degryse - coach Trond Sollied. Mais le schéma plus familial du Standard a l'air de fonctionner aussi. A Bucarest, les Rouches ont plus joué de malchance que les trois autres représentants belges réunis. Et au Kiel, dimanche, ça continuait... Mais, comme Anderlecht, le Standard a montré qu'il était sur la voie d'un jeu û enfin û plus construit. Ça devrait payer, le championnat est encore si long. par John Baete" René Vandereycken, voilà l'un des rares coaches à ne pas avoir DE LA M - - - AUX PIEDS " (Jos Vaessen)