M bo Mpenza : " Je ne suis pas à proprement parler frappé de collectionnite aiguë sur le plan des maillots. La plupart du temps, ceux que j'ai récoltés tout au long de ma carrière, je les ai destinés aux autres. Des fans ou des proches, le plus souvent. Offrir une vareuse, c'était et c'est toujours une manière de faire plaisir à l'une ou l'autre personnes. Pour eux, ce souvenir représente en quelque sorte la même chose que la satisfaction que j'ai vécue moi-même en participant aux matches.
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M bo Mpenza : " Je ne suis pas à proprement parler frappé de collectionnite aiguë sur le plan des maillots. La plupart du temps, ceux que j'ai récoltés tout au long de ma carrière, je les ai destinés aux autres. Des fans ou des proches, le plus souvent. Offrir une vareuse, c'était et c'est toujours une manière de faire plaisir à l'une ou l'autre personnes. Pour eux, ce souvenir représente en quelque sorte la même chose que la satisfaction que j'ai vécue moi-même en participant aux matches. Parmi les supporters et inconditionnels, il y a bien évidemment ma famille. En disant cela, je songe d'abord à mes parents et plus particulièrement à ma maman, Rosalie. Je me souviens que lors des négociations avec le Sporting Portugal, en 2000, mon père et elle m'avaient accompagné à Lisbonne pour la finalisation du dossier. Avant même que j'aie apposé ma signature au bas du contrat qui me liait à ce club, ma mère n'avait pu s'empêcher d'acheter un maillot vert et blanc à la boutique du club. Elle ne savait tout simplement pas attendre que je lui procure une vareuse moi-même. Je pense que dans ses placards, elle possède davantage de maillots que moi. Il est vrai que chaque fois que mon frangin Emile et moi avons changé de club durant nos carrières, elle s'est toujours empressée d'immortaliser l'événement par un maillot souvenir. Et comme Emile et moi avons eu la bougeotte depuis nos débuts à Mouscron en 1996, elle a évidemment été servie. Si elle est mieux fournie dans ce domaine que moi, il n'en reste pas moins que j'ai quand même conservé quelques maillots spéciaux. Je citerai en premier lieu celui que je portais avec les Diables Rouges contre la Grèce voici peu. Celui-là avait un caractère vraiment très particulier, dans la mesure où il m'avait quand même fallu patienter l'espace de 46 rencontres avant de trouver enfin l'ouverture face aux champions d'Europe en titre. Ce maillot-là, il était exclu que je m'en sépare. J'ai conservé aussi celui que j'ai porté, dans la foulée, en match à enjeu, contre Saint-Marin. Une joute que je ne suis pas près d'oublier non plus, car j'ai pour la toute première fois inscrit deux buts en sélection. Tout porte à croire que le jour où je réaliserai un hat-trick, le maillot de ce jour de grâce aboutira lui aussi dans la malle aux souvenirs. Mais ce n'est peut-être pas demain la veille (il rit). Car pour quelqu'un qui n'est pas un véritable buteur, je ne me vois pas réussir de sitôt le coup de chapeau avec l'équipe nationale. Ou bien je devrai être réellement très inspiré. Parmi les autres reliques que j'ai gardées, il y a essentiellement quelques grands noms. Comme l'Anglais Sol Campbell, le Français Laurent Blanc, le Brésilien Ronaldo et l'Italien Alessandro Del Piero. Je ne me suis donc pas contenté d'un troc avec les défenseurs auxquels j'ai été confronté mais aussi, comme chacun le devine, avec des attaquants d'envergure. Le plus grand, c'est évidemment la star du Real Madrid, que j'ai eu le bonheur de rencontrer avec les Diables Rouges à la Coupe du Monde 2002. Un moment que je n'oublierai jamais car j'ai sans doute livré ce jour-là mon meilleur match sous la casaque nationale. Même si je n'avais pas marqué "...l propos RECUEILLIs PAR BRUNO GOVERs