Des attaquants comme Totti, Kluivert,... posent souvent de gros problèmes aux défenses adverses, non pas seulement par leur indiscutable talent, mais aussi par leur zone d'activité sur le terrain de jeu. Ils ont l'habitude de se positionner principalement entre la ligne de défense et l'échelon médian de l'équipe adverse. Ils bougent dans la zone d'ombre de l'attaquant de pointe: ce sont des attaquants en retrait ou électrons libres. Ainsi, les plus gros problèmes que pose le jeu de Totti apparaissent souvent lorsqu'il joue entre une défense et une ligne médiane dont aucun adversaire n'a été préalablement désigné à sa garde spécifique!
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Des attaquants comme Totti, Kluivert,... posent souvent de gros problèmes aux défenses adverses, non pas seulement par leur indiscutable talent, mais aussi par leur zone d'activité sur le terrain de jeu. Ils ont l'habitude de se positionner principalement entre la ligne de défense et l'échelon médian de l'équipe adverse. Ils bougent dans la zone d'ombre de l'attaquant de pointe: ce sont des attaquants en retrait ou électrons libres. Ainsi, les plus gros problèmes que pose le jeu de Totti apparaissent souvent lorsqu'il joue entre une défense et une ligne médiane dont aucun adversaire n'a été préalablement désigné à sa garde spécifique! AtoutsLe premier atout d'un attaquant en retrait est spécifique à sa position. Ce joueur est souvent disponible pour ses coéquipiers. Il constitue le premier point d'ancrage d'une attaque. C'est une aubaine pour les équipes qui éprouvent des difficultés à élaborer leur jeu offensif. Le deuxième atout est en rapport avec les mouvements ou les courses d'appel qu'il peut susciter. Les appels explosifs dans le dos des défenseurs sont généralement meurtriers. D'une part, le piège du hors-jeu ne peut pratiquement pas être tendu puisqu'il démarre de la deuxième ligne. D'autre part, il surgit toujours à cet instant un bref moment de doute. Qui est responsable de prendre en charge ce joueur qui plonge? Les constations précédentes sont tout aussi pertinentes pour un autre médian qui plongerait dans le dos de l'attaquant en retrait venu demander le ballon: c'est le jeu des tiroirs.ConditionsPour pouvoir jouer avec un attaquant en retrait, il faut évidemment disposer d'un joueur qui possède les qualités requises. Avoir une bonne technique, le sens du placement ou l'intelligence pour se rendre disponible, être généreux dans les appels et capable d'orienter les actions, tout en laissant une empreinte sur le jeu collectif de l'équipe sont autant de qualités requises pour prétendre à occuper cette fonction. Une autre condition est évidemment l'intégration positive d'un tel type de joueur dans le dispositif collectif. Autrement dit, l'équilibre général de l'équipe peut-il être bénéficiaire d'une telle option? Même si l'idée peut sembler alléchante, il faut toujours tenir compte des qualités des joueurs de son groupe et les fusionner pour garder un équilibre entre les capacités offensives et les obligations d'efficacité défensive. Une troisième condition est du domaine de l'animation du jeu. Il est évident que, pour augmenter l'efficacité du jeu en retrait de l'électron libre, il faut que ses partenaires agrandissent au maximum l'espace de jeu. Le plus de largeur et le plus de profondeur possible sont les deux mamelles de leur jeu de position. L'équipe des Pays-Bas avec trois attaquants, un en pointe dans la profondeur et deux extérieursopérant pratiquement sur la chaux de la ligne de touche, permet automatiquement une bonne circulation de balle de par le grand espace créé pour les soutiens d'attaque. Deux électrons libresUn dispositif de jeu avec un seul attaquant de pointe soutenu dans l'entrejeu par un triangle constitué de deux joueurs offensifs et d'un médian central défensif renforce encore les atouts d'une animation avec des attaquants dits de retrait. En effet, en plus des avantages liés à la position et aux appels difficiles à gérer, il y a un bénéfice supplémentaire, celui de pouvoir plonger de manière beaucoup plus large et sur chacun des deux flancs! La possibilité supplémentaire de susciter des combinaisons avec les arrières latéraux doit amener tous les techniciens à réfléchir. Carlos Alberto Parreira, l'entraîneur vainqueur de la Coupe du Monde 1994 avec le Brésil, avançait dernièrement l'idée que les équipes du futur pourraient un jour s'aligner sur la base d'un 4-6-0! Cette affirmation, qui de prime abord peut paraître saugrenue, a le mérite de souligner l'importance grandissante de l'attention portée aux joueurs qui plongent de la deuxième ligne.