Son incroyable raté contre Ostende a fait le tour du monde. Pourtant, Aster, c'est une étoile. Question d'étymologie. Et de football, aussi, depuis le 9 août 2019. Ce jour-là, sur la pelouse la plus titrée du pays, Wouter Vrancken envoie au combat un gamin d'à peine seize ans, pour pallier la blessure de Jules Van Cleemput peu après la demi-heure. Quelques mois plus tard, au coeur de l'hiver, le jeune prodige du Malinwa devient carrément titulaire. Tout ça au milieu de terrain, une zone où le sens des responsabilités passe sur la table de multiplications. Lors de l'éclosion de Koke, Diego Simeone avait ainsi trouvé la formule idéale pour expliquer sa tendance à placer le jeune Espagnol sur le flanc, malgré des att...

Son incroyable raté contre Ostende a fait le tour du monde. Pourtant, Aster, c'est une étoile. Question d'étymologie. Et de football, aussi, depuis le 9 août 2019. Ce jour-là, sur la pelouse la plus titrée du pays, Wouter Vrancken envoie au combat un gamin d'à peine seize ans, pour pallier la blessure de Jules Van Cleemput peu après la demi-heure. Quelques mois plus tard, au coeur de l'hiver, le jeune prodige du Malinwa devient carrément titulaire. Tout ça au milieu de terrain, une zone où le sens des responsabilités passe sur la table de multiplications. Lors de l'éclosion de Koke, Diego Simeone avait ainsi trouvé la formule idéale pour expliquer sa tendance à placer le jeune Espagnol sur le flanc, malgré des attributs clairement destinés à régner autour du rond central : " Jouer au milieu, c'est très difficile. Parce que le milieu est très grand. C'est comme confier ton fils à quelqu'un pour qu'il lui fasse traverser la rue. Tu ne peux pas le laisser à n'importe qui. " Si Wouter Vrancken n'a pas peur de confier son jeu à Aster Vranckx, c'est notamment grâce au physique ravageur de son teenager, qui pose 78 kilos sous son mètre 83. Un condensé de puissance bien utile autour du rond central, là où beaucoup d'équipes de Pro League aiment accumuler des muscles, parfois au détriment des bons pieds. Le Brabançon, lui, est plutôt pour le cumul. Présent dans les duels grâce à un gabarit qui a déjà quitté l'adolescence, il affiche aussi une vraie aisance ballon au pied. Son énergie au pressing, l'une des clés du jeu du Malinwa, contraste avec son calme quand la balle arrive dans ses parages. Les passes sont assurées, le jeu est réfléchi. Un football d'adulte dissimulé derrière un visage d'enfant. L'atout numéro un est encore ailleurs. Aster Vranckx semble avoir déjà appris à traverser la rue. Il le fait presque les yeux fermés. Peut-être parce qu'il a l'audace de ceux qui n'ont pas peur d'être au milieu du trafic, jouant dès ses premières minutes comme s'il était là depuis toujours, mais surtout parce qu'il a déjà développé une lecture des événements digne d'un trentenaire. Plus qu'à tout autre moment, le Malinois brille quand vient le temps de s'infiltrer, de casser les lignes adverses par un appel inattendu. Un flair qui s'apprécie surtout en dehors des radars, car c'est finalement quand le ballon est ailleurs qu'Aster est le plus brillant. On ne voit l'étoile que quand le soleil s'éloigne. Titulaire incontestable aux côtés de Joachim Van Damme et Rob Schoofs dans le triangle axial de Wouter Vrancken, l'ado du KaVé fêtera son 18e anniversaire au début du mois d'octobre. Sans avoir attendu les bougies pour devenir grand.