Voilà. La deuxième qualification d'affilée pour une Coupe du monde est acquise. C'est la treizième de notre histoire. Non que nous en ayons douté une seconde, tant cette génération de Diables Rouges regorge d'assurance, mais obtenir une assurance mathématique à deux journées de la fin, c'est bien. Cette qualification a été acquise en déplacement chez un des pires concurrents, comme il y a quatre ans à Zagreb. Romelu Lukaku, qui luttait alors pour la première place en attaque, avait été le héros de la soirée avec deux buts. Dimanche soir, Big Rom, désormais une certitude, a inscrit son 27e but pour l'équipe nationale. Il ne faudra plus longtemps à cette génération pour effacer ses prédécesseurs des tableaux. Jan Vertonghen comme recordman des sélections - il est à 95, soit une de moins que Jan Ceulemans -...

Voilà. La deuxième qualification d'affilée pour une Coupe du monde est acquise. C'est la treizième de notre histoire. Non que nous en ayons douté une seconde, tant cette génération de Diables Rouges regorge d'assurance, mais obtenir une assurance mathématique à deux journées de la fin, c'est bien. Cette qualification a été acquise en déplacement chez un des pires concurrents, comme il y a quatre ans à Zagreb. Romelu Lukaku, qui luttait alors pour la première place en attaque, avait été le héros de la soirée avec deux buts. Dimanche soir, Big Rom, désormais une certitude, a inscrit son 27e but pour l'équipe nationale. Il ne faudra plus longtemps à cette génération pour effacer ses prédécesseurs des tableaux. Jan Vertonghen comme recordman des sélections - il est à 95, soit une de moins que Jan Ceulemans -, Lukaku comme meilleur buteur (Bernard Voorhoof et Paul Van Himst ont marqué trente buts). La Belgique est la première nation européenne qualifiée sur le terrain, dans le sillage du Brésil, autoritaire en Amérique du Sud, de l'Iran, du Japon et du Mexique. 35 buts en huit matches et seulement trois contre... Comme Marc Wilmots il y a quatre ans, Roberto Martinez signe un parcours quasi sans tache avec cette équipe. En 2014, le tournoi s'était achevé en quarts de finale contre l'Argentine. Cette fois, ça peut et ça doit être mieux. Car il y a une différence entre les deux campagnes. Il y a quatre ans, le pays était en délire après la qualification de l'équipe pour le Brésil car c'était le premier tournoi des Diables depuis le Japon, si on ne tient pas compte des Jeux olympiques de Pékin. Cette fois, EURO compris, c'est le troisième d'affilée et il y a accoutumance. Job done, sans plus. Il y a quatre ans, les défis des Diables avaient ressoudé les supporters et l'équipe, après une longue traversée du désert. Depuis la France, le gouffre s'élargit à nouveau et l'UB cherche de nouveaux " animateurs ". À Zagreb, 2.200 personnes faisaient la fête, elles étaient un petit millier seulement à Athènes. On s'habitue vite au succès. Les Diables rouges comme les autres : dimanche soir, ils étaient critiques à l'égard de leur prestation. Roberto Martinez dispose d'un an pour obtenir un meilleur rendement des Diables rouges face à des adversaires plus relevés que les Grecs ou les Bosniens. Lors de son embauche, il avait dénigré la tactique de son prédécesseur mais en Russie, on va aussi passer à la loupe son travail et son coaching. Des questions embêtantes vont sans conteste surgir en route - au sens littéral car il semble que cette préparation va être constellée de voyages lointains au Koweït, en Chine ou en Inde, histoire d'alimenter les caisses. Des questions sur son coaching, ses remplacements et ses projets ultérieurs. Il serait sans doute indiqué de clarifier les choses d'emblée. En interne, on raconte que l'Espagnol, qui a épousé une Écossaise, préférerait retrouver la Premier League. Ce n'est pas pour rien que, le week-end passé, Bart Verhaeghe a annoncé qu'il ne discuterait d'un nouveau contrat qu'à l'issue du Mondial. C'est logique sur le plan sportif car ce n'est qu'à ce moment qu'on saura si l'offensif Espagnol a réussi à former un bloc défensif consistant. Et s'il est capable d'obtenir une parfaite concentration de ses troupes malgré le stress. C'est aussi logique parce que Verhaeghe connaît les ambitions de Martinez. Et ce n'est pas l'EURO 2020. Lukaku, un des plus ambitieux Diables Rouges, l'a dit : en Russie, il s'agit de gagner. De ce point de vue, les Belges ont une marge de progression. Les volleyeurs, les hockeyeurs, les basketteurs cette semaine. En cet été post-olympique, nous nous distinguons dans les sports de groupe, grâce à de bonnes générations, mieux formées et mieux suivies, grâce à des joueurs souvent issus des écoles de sport de haut niveau. Il semble ne manquer que l'ultime touche de grinta, de rage de vaincre. Hasard ou ADN ? Pour le football, nous connaîtrons la réponse dans un an. PAR PETER T'KINT Bart Verhaeghe connaît les ambitions de Roberto Martinez. Ce n'est pas l'EURO 2020.