Alors que tout Lyon se prend à rêver d'une qualification, ce soir, en quarts de finale de Ligue des Champions au détriment des Galactiques du Real, les champions déchus ont surtout révélé, en cet hiver, un attaquant dont on attendait l'éclosion depuis un petit temps. Grâce à une volonté symbolisée par une phase, cette reprise de volée échouant sur le poteau face au Real Madrid. L'Argentin César Delgado, arrivé il y a deux ans et obligé jusqu'il y a peu à vivre dans l'ombre de Karim Benzema (parti ensuite au Real) et de Lisandro Lopez ensuite, est en train de se faire une place au soleil.
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Alors que tout Lyon se prend à rêver d'une qualification, ce soir, en quarts de finale de Ligue des Champions au détriment des Galactiques du Real, les champions déchus ont surtout révélé, en cet hiver, un attaquant dont on attendait l'éclosion depuis un petit temps. Grâce à une volonté symbolisée par une phase, cette reprise de volée échouant sur le poteau face au Real Madrid. L'Argentin César Delgado, arrivé il y a deux ans et obligé jusqu'il y a peu à vivre dans l'ombre de Karim Benzema (parti ensuite au Real) et de Lisandro Lopez ensuite, est en train de se faire une place au soleil. Né à Rosario, Delgado est un peu l'antithèse de la technique sud-américaine, jouant davantage dans la cour des battants (comme son modèle Carlos Tevez qui, lui, peut quand même se targuer de posséder une belle technique) que dans celle des artistes représentés par Lionel Messi, pourtant originaire de la même ville. Mais, à force de courage, Delgado s'était imposé dans le paysage footballistique argentin, au point de décrocher vingt sélections et une médaille d'or aux Jeux Olympiques d'Athènes en 2004. Son curriculum vitae ne manquait donc pas de références lorsqu'il arriva en janvier 2008. Mais le public lyonnais a toujours préféré la technique aux courses effrénées de Delgado. Voilà la raison pour laquelle il dut se contenter durant deux ans de jouer le remplaçant modèle. Oui mais voilà, Claude Puel a lui toujours aimé les joueurs qui ont le sens du sacrifice et du collectif (voire même du travail défensif ce qui pour un attaquant n'est pas évident). Pourtant cette image-là est réductrice. Delgado a fait ses classes comme ailier, qui alliait technique et buts, au Mexique, à Cruz Azul. Là-bas, il était surnommé la merveille argentine ou Chelito. Ce joueur-là commence tout doucement à faire sa réapparition. Au point de reléguer sur le banc, plus souvent qu'à son tour, Michel Bastos, pourtant auteur récemment d'un triplé. " Il s'est toujours accroché ", explique Puel, " et au fil du temps, il est devenu une alternative appréciable. " Au point de tout rafler lors d'un sondage effectué en janvier par le quotidien lyonnais Le Progrès. 80 % des personnes trouvaient que Delgado méritait une place de titulaire. Vox populi, vox dei. COUPE DE LA LIGUE : suite aux derniers incidents entre supporters en marge de PSG-OM, il fut question de délocaliser la finale opposant Marseille à Bordeaux le 27 mars du stade de France à Lyon. Mais la Ligue a décidé de maintenir l'événement à Paris. JOSE ANIGO, le directeur sportif de l'OM, a évoqué l'avenir de Didier Deschamps : " Si on est champion avec lui et qu'il nous dit qu'il souhaite prendre les rênes des Bleus parce qu'il sera plus heureux comme ça, on le laissera partir. S'il n'y a pas l'équipe de France au bout et qu'il reste chez nous, on sera très heureux de le garder. " KARIM AIT FANA, le médian de Montpellier, a été élu joueur du mois de février. LOUIS SAHA a déclaré forfait pour le match contre l'Espagne. C'est Djibril Cisséqui avait été rappelé. Ce match a tourné au naufrage pour la France qui a été dominée de la tête et des épaules par l'Espagne (0-2). Le cas Thierry Henry fait débat. Il fut invisible durant toute la rencontre et maintenu sur le côté gauche, bloquant Frank Ribéry à droite alors que le milieu du Bayern a clairement déclaré que sa meilleure position se situait à gauche. GIANNI BRUNO, international belge -19, a été repris pour la première fois dans le noyau A de Lille pour le déplacement à Saint-Etienne. Il n'est pas monté au jeu. DIDIER OLLé-NICOLLE a été maintenu au poste d'entraîneur de Nice, malgré la défaite contre Nancy (2-3). C'est la deuxième fois qu'il est confirmé par le directeur général. Jamais un bon signe. LYON n'a pas gagné contre Boulogne-sur-Mer (0-0) mais reste sur un bilan de 620 minutes d'invincibilité. STéPHANE VANDE VELDE