Daniel Leclercq est de mauvais poil. Sport/Foot Magazine avait projeté une rencontre entre lui et son homologue et compatriote gantois Patrick Renmy mais le Druide a refusé. On avait naïvement pensé que ce refus était lié aux déclarations de la semaine dernière du manager louviérois Jean-Claude Verbist faites chez nous et abondamment commentées par l'ensemble de la presse depuis. Mais non. Leclercq râlait simplement parce qu'on parlait un peu trop systématiquement de la Jaguar que le club lui avait offerte en fin de saison dernière pour le remercier de l'avoir maintenu en D1. Quand vous arrêterez de me casser les c... avec ma Jaguar, on pourra peut-être rediscuté. OK, c'est du français, ça?
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Daniel Leclercq est de mauvais poil. Sport/Foot Magazine avait projeté une rencontre entre lui et son homologue et compatriote gantois Patrick Renmy mais le Druide a refusé. On avait naïvement pensé que ce refus était lié aux déclarations de la semaine dernière du manager louviérois Jean-Claude Verbist faites chez nous et abondamment commentées par l'ensemble de la presse depuis. Mais non. Leclercq râlait simplement parce qu'on parlait un peu trop systématiquement de la Jaguar que le club lui avait offerte en fin de saison dernière pour le remercier de l'avoir maintenu en D1. Quand vous arrêterez de me casser les c... avec ma Jaguar, on pourra peut-être rediscuté. OK, c'est du français, ça?Le Druide nous a bien fait rire. Il se prenait pour Belmondo sur ce coup-là? On ne lui veut pas pour ses expressions imagées. Simplement, on ne comprend pas qu'il refuse cette Jaguar comme étant un gage de réussite et de succès. Alors, a-t-on le droit d'engueuler un journaliste de S/FM parce que -de temps à autre- on fait référence à sa "caisse"? Oui, on a le droit... mais on s'étonne de constater que cet entraîneur assume mal sa réussite. Si ce symbole capitaliste le gênait, il pouvait le revendre et verser la somme à une bonne oeuvre louviéroise. Ça nous fait penser à Lorenzo Staelens qui a pleurniché récemment parce qu'on avait écrit qu'il gagnait 30 millions de francs par an pour ramer au Japon. Nous, on est content pour Staelens. Comme on est content pour Leclercq. Mais apparemment, il y a des gens qui n'aiment pas qu'on soit content pour eux. A en croire Verbist, Leclercq a tort de ne pas profiter de la richesse actuelle des Loups. Le manager qui ne manie pas la langue de bois prévoit le pire, on le sait, si le président Gaone ne se montre pas plus ouvert à de nouvelles influences. Et le bonhomme se fichait tellement des répercussions de ses confessions qu'il ne sera peut-être plus en place au moment où vous lirez ces lignes. Le magazine économique Trends affirme que les dettes cumulées des clubs de D1 sont de trois milliards de francs. Il y a trois ans, on parlait d'un milliard. Sportivement, heureusement, la rentrée se passe généralement en bon ordre. Les clubs européens ont tous les atouts en main pour replacer le foot belge à un meilleur niveau. Mais derrière? Gilbert Bodart espère que Beveren payera plus facilement son salaire que Ravenne. Et où en seront dans quelques mois les finances d'Alost ou du RWDM? La Ligue Professionnelle de Football a un nouveau président: Jean-Marie Phiulips qui était déjà son... directeur. Le Bruxellois a été élu parce que les candidats ne se bousculaient pas au portillon. On ne sait pas si son choix constitue une bonne idée, car la LPF a besoin de foncer et de bousculer les habitudes. Philips dit lui-même que l'idéal est une D1 à douze. Mais qui prendra une décision que le temps offrira un jour? Il y a une dizaine d'années, la Ligue représentait un ensemble de clubs: ceux de D1 et ceux de D2, joliment baptisés "à vocation professionnelle". Aujourd'hui, elle ne représente que les clubs de D1. Et demain? On doute que Philips puisse changer quelque chose à la donne actuelle ou améliorer les choses en profondeur. C'est un ancien avocat (rayé du barreau en 1984 quand il fut condamné par la Cour d'Appel de Bruxelles à trois ans de prison ferme pour un "ensemble de manoeuvres frauduleuses en sa qualité d'avocat") qui a bénéficié de la largesse d'esprit de la famille du football qui en a vu d'autres. Appuyé par Anderlecht, il a d'abord travaillé au RWDM et à l'Union. Il s'est très bien reclassé, mais si son rôle à la Ligue Pro est important du fait de ses qualités de juriste, on pense que notre football a surtout besoin d'un leader économique. De quelqu'un qui soit jugé sur des résultats financiers. Ce ne sera pas le cas et on devra encore attendre longtemps une vraie révolution.Pour le reste, on préfère ne pas parler de Finlande-Belgique. Les matches amicaux comptent toujours pour du beurre.John Baete