Les débordements verbaux de José Mourinho, la décision d' Anders Frisk d'arrêter sa carrière et les images de Telefoot consacrées aux attaques verbales et physiques m'ont particulièrement interpellé. D'où l'envie de monter au créneau afin de défendre une corporation de plus en plus critiquée.
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Les débordements verbaux de José Mourinho, la décision d' Anders Frisk d'arrêter sa carrière et les images de Telefoot consacrées aux attaques verbales et physiques m'ont particulièrement interpellé. D'où l'envie de monter au créneau afin de défendre une corporation de plus en plus critiquée. L'arbitre est évidemment une cible facile et remettre nos propres errements sur le compte de l'homme en noir, est la manière la plus aisée pour joueurs, entraîneurs et dirigeants de refuser de faire leur mea culpa. Diriger un match de foot est peut-être la fonction la plus difficile, en tout cas la plus ingrate. Je dois bien avouer, que moi-même, je ne suis pas un coach passif par rapport aux décisions arbitrales que j'estime injustifiées. Mais, ce que je ne puis tolérer, ce sont les insultes et les agressions physiques, et j'espère que jamais, je ne franchirai cette limite. J'essaie d'ailleurs d'être plus calme, et bel exploit, je n'ai pas encore été expulsé de ma zone technique cette saison. Ceci dit, l'arbitre doit être aidé, mais il doit lui aussi accepter d'être aidé et malheureusement, il n'est pas toujours ouvert pour collaborer. L'arbitrage n'est pas un mal nécessaire, il fait partie intégrante du jeu. Et là, je pense qu'on pourrait réaliser d'énormes progrès en organisant des réunions entre referees, entraîneurs voire joueurs, par exemple les capitaines. Ils pourraient tous parler des attentes qu'ils ont les uns envers les autres et expliquer ce qu'ils vivent réellement car les objectifs des différentes parties ne sont pas du tout les mêmes. Et malgré cela, les décisions des uns peuvent influencer le comportement des autres, et a contrario, les critiques des autres peuvent, même inconsciemment, faire changer les décisions des uns. La saison dernière, après un match perdu 3-0 par mon équipe, je suis allé voir l'homme en noir pour lui signaler qu'il avait commis une erreur d'arbitrage en remettant la balle en jeu à 50 mètres de l'endroit où il l'avait interrompu, et ceci en toute cordialité juste dans un souci d'amélioration. L'arbitre m'a remercié, mais combien de directeurs de jeu, avant que je n'ai le temps d'ouvrir la bouche, ne m'auraient pas envoyé paître, de manière agressive, pensant que je voulais remettre en cause leur prestation suite à notre défaite. Les arbitres avec qui je n'ai jamais de problème, ne sont pas nécessairement les meilleurs, mais ceux qui n'ont pas un comportement hautain avec l'idée de jouer au gendarme. On reparle évidemment, suite aux récents problèmes, de l'usage de la vidéo, seulement applicable pour le top niveau et, pour moi, uniquement placée sur la ligne de but, afin de juger si le ballon a bien franchi la ligne. Pour le reste, les erreurs d'arbitrage ont toujours existé mais sont plus médiatisées car les enjeux sont de plus en plus importants. Essayons ensemble d'améliorer l'arbitrage, notamment en supprimant la limite d'âge (des arbitres de 55 ans ont une meilleure condition physique que certains de 40 toujours en activité) et en faisant monter de catégorie les meilleurs et pas les pistonnés venant de telle ou telle province. A l'heure actuelle, les arbitres doivent débuter très jeunes pour espérer atteindre le top. Ils n'ont donc pas de passé de joueur et ne sentent pas suffisamment le jeu. Pour le reste, ne soyons pas si négatif envers une fonction qui ressemble de plus en plus à un sacerdoce. Allez, ref, on a encore besoin de toi ! Étienne Delangre" L'arbitrage n'est pas un mal nécessaire, il fait PARTIE INTéGRANTE DU JEU "