Bertrand Laquait et Laurent Macquet ont été étonnés par les arbitres qui officient au top du football belge. "Je suis carrément déçu par leur comportement", avance fermement Laurent Macquet. "Par rapport à la France, la différence est marquante. Ici, ils favorisent carrément les grands clubs. Anderlecht, Bruges et Genk n'ont rien à craindre. Mais malheur aux formations du bas de classement. C'est carrément de l'injustice et je n'aime pas cel...

Bertrand Laquait et Laurent Macquet ont été étonnés par les arbitres qui officient au top du football belge. "Je suis carrément déçu par leur comportement", avance fermement Laurent Macquet. "Par rapport à la France, la différence est marquante. Ici, ils favorisent carrément les grands clubs. Anderlecht, Bruges et Genk n'ont rien à craindre. Mais malheur aux formations du bas de classement. C'est carrément de l'injustice et je n'aime pas cela. C'est chiant car cela pourrit parfois un match pour lequel on a travaillé toute une semaine. Je peux citer des tas d'exemples où nous avons été roulés dans la farine par les arbitres. Face au Lierse, tout le stade et les caméras d'une télévision communautaire ont vu que la balle était sortie de la surface de jeu. L'homme en noir et son juge de touche sont restés de marbre et les Lierrois ont profité de notre étonnement afin de prononcer une attaque et de marquer. A Bruges, le temps additionnel fut étrangement long et les coups francs nombreux devant notre grand rectangle. Or, Bruges est fort sur phases arrêtées. Idem contre Anderlecht: on ne peut pas toucher Walter Baseggio mais quand on descend Badou Kere, cela ne donne rien. A la fin, je me demande si on ne ferme pas les yeux parce qu'il est noir et Carolo. Je suis sévère mais c'est la réalité: l'arbitrage n'est pas impartial en D1 belge". Bertrand Laquait abonde dans le sens de son équipier. Lors du match contre le Lierse, il ne cacha pas sa façon de voir les choses à Paul Allaerts. Cela lui coûta une carte jaune. "Je préfère ne plus parler aux arbitres", avance-t-il. "Face au Lierse, on nous a refusé un penalty pour faute évidente sur Lisasi Boeka. Si on ne siffle pas cela, on n'accorde plus jamais un penalty. Charleroi a un jeu engagé. On ne gagne pas un match sans se faire respecter. Les directeurs de jeu ne mesurent pas combien le stress est éprouvant quand on lutte pour le maintien en D1. Rien n'est plus dur. Anderlecht ne sera pas rayé de la carte s'il passe à côté du titre. Mais les clubs du bas de classement, eux, luttent pour leur survie. En cas de descente, les contrats des joueurs sont revus et les clubs sont à l'article de la mort. Ce thème ne doit pas perturber les arbitres. Mais les problèmes des clubs du haut de l'affiche non plus. Or, ce n'est pas le cas, hélas..."