Pour eux, ce n'est plus Mons émerveille : Mustapha Douai (28 ans) et ThaddéeGorniak (27 ans) savent que leur aventure à l'Albert s'arrêtera en fin de saison. Si le premier semble serein dans l'adversité, le second a parfois eu le regard très humide durant l'entretien.

La saison passée, ces deux copains avaient chacun pris part à 31 des 34 matches de championnat. Pour des débuts en D1, dans le cas de Thaddée Gorniak ou un retour à ce niveau en ce qui concerne Mustapha Douai, ancien Zèbre, ce n'était pas mal du tout. Un an plus tard, à la trêve hivernale, les aiguilles du compteur sont passées dans le rouge avec 13 matches pour chacun des deux compères. Thaddée peut ajouter deux assists et Mustapha un but. Ils savent que cela s'arrêtera là.

Gorniak a été relégué dans le noyau B après le stage hivernal et, même s'il a encore un an de contrat, son avenir ne sera plus montois à la fin de la compétition. Blessé au tendon d'Achille, Douai trottine, se refait une santé, afin d'être libre comme l'air en fin de championnat. Mais comment expliquer cette chute libre ? Avaient-ils tourné en sur-régime la saison passée, emmené par un groupe survolté ? N'ont-ils pas trouvé les ressources mentales afin de confirmer leur élan ?

" Notre équipe n'a jamais joué au-dessus de ses moyens la saison passée ", intervient Thaddée Gorniak. " Elle avait ses valeurs propres, son style, son ambiance interne, ses points de repère sur le terrain. Moi, je me suis délecté. Mais il est vrai que nous avons immédiatement bénéficié d'un zeste de chance. Mons a tout de suite trouvé le chemin des filets et quand les points rentrent, tout est plus facile : on ose, on entreprend, on pose le jeu. Je me souviens d'émotions très fortes comme le voyage à Anderlecht. Mons y signa un bon match (2-1) et aurait mérité au moins un point dans ce prestigieux stade. Je découvrais l'inconnu et ce fut sans cesse passionnant. Mons ne fut jamais en danger et cela se mérite sur le terrain. Le football proposé fut souvent chatoyant et on ne pouvait pas parler de surprise car, en D1, après quatre matches, toutes les équipes sont décortiquées. Tous les secteurs étaient bien organisés avec des jeunes, des gars expérimentés, des joueurs désirant se relancer à Mons. Je me suis adapté et je formais un duo intéressant à droite avec Jean-Pierre La Placa. Je mettais souvent le nez à la fenêtre. Marc Grosjean m'incitait à le faire et cela me convenait bien. Eric Joly, Liviu Ciobotariu et, bien sûr, Cédric Roussel nous ont beaucoup apporté. Ma vie changea car la D1, c'est un peu la Ligue des Champions belge. En D2, l'intérêt médiatique est mille fois moindre. On nous reconnaissait d'autant plus en rue que Mons se distinguait ".

Anémique sans Cédric

Mustapha Douai partage la même analyse et ajoute : " Contrairement à Thaddée, j'avais déjà connu la D1. J'y avais goûté lors de huit matches avec le Sporting Charleroi. Puis, j'avais reculé de deux séries afin de retrouver Mons en D3. L'accès à l'étage supérieur puis les bonnes campagnes en D2, où nous avons lutté deux fois pour la montée, ont soudé un groupe. Mons était mature et profita après de l'arrivée des vedettes que Thaddée a citées. Cédric Roussel marquait comme il voulait : 22 buts en 32 matches. Ce n'était pas dû au hasard. Il y avait son talent mais aussi une organisation et une équipe qui tournait pour lui. Mons était fait pour Cédric et Cédric pour Mons. Quand cela roulait moins bien, Pascal De Vreese, Eric Joly ou Eric La Placa étaient là et pour compléter le bastion offensif, il y avait encore Dieudonné Londo, ThomasHermann, Claude-Arnaud Rivenet. L'effectif était riche. A mon avis, tout bascula en fin de saison passée. L'ambition de Mons était de garder la tête hors de l'eau. Dès que le maintien devint réalité, l'ambiance changea. Nous avons perçu que la situation se corsait entre Cédric Roussel et la direction du club. Cédric a partagé ses lauriers avec nous. Il continue à affirmer que nous l'avons beaucoup aidé dans son retour et cela fait plaisir. On savait qu'il allait partir. A mon avis, Mons a alors commis l'erreur de ne pas tout faire pour le garder. Au lieu de cela, le club a recruté beaucoup d'attaquants : Louis Gomis,Amadou Toure, Moussa Toure tandis que Zoran Ban est arrivé plus tard alors que le problème offensif était déjà évident. Il aurait été plus facile de garder Cédric Roussel. Il serait resté en cas d'effort du club. Ajoutez-y Wamberto, Zoran Ban ou Jiri Niemi et on n'aurait pas eu de problèmes. Moi, je m'étais tout de suite senti à l'aise en défense avec Liviu Ciobotariu. Eric Joly dirigeait la man£uvre avec maestria ".

Dès la reprise, on constata que Mons ne marquait plus. Sans Cédric Roussel, l'attaque était anémique. La pression sur la ligne médiane et la défense se fit de plus en plus forte. L'organisation ne résista pas à cette tension. Après cinq matches, le coach, Marc Grosjean, fut mis au pied du mur. La direction exigea qu'il obtienne quatre des six points mis en jeu à Genk et contre le Cercle Bruges. Mons ne glissa que deux unités dans sa besace et le coach fut défenestré au profit de Sergio Brio. Les Montois se sont-ils alors retrouvés sur une autre planète ? La charge de travail était-elle aussi éprouvante qu'à Alcatraz ? Sergio Brio était-il un dictateur exerçant une pression psychologique inhumaine dans le vestiaire ? La mise à l'écart de Marc Grosjean perturba-t-elle le groupe ?

" Cela avait été très vite ", avance Mustapha Douai. " Ce groupe avait prouvé ses qualités. Mais, bon, je peux comprendre aussi qu'une direction prenne des décisions avant de stopper l'hémorragie. Sergio Brio est venu avec ses méthodes, ses ambitions, la volonté de requinquer le club. Non, ce n'est pas le bagne. Il y a un entraînement de plus par semaine mais nous passons plus de temps au stade. Nous n'étions pas des amateurs passant brutalement à un régime de professionnels. Il y avait urgence. Tactiquement, Sergio Brio a tout revu, même les séances de travail technique. Un des entraînements de la semaine est consacré au jeu de position. Nous recommençons parfois dix fois le même exercice tactique. A la longue, cela rentre. Vu la situation du club au classement général, il était important de ne plus encaisser de buts. Quand Alberto Malusci est arrivé, j'ai encore joué mais il était évident que Sergio Brio avait une autre idée en tête et ne comptait plus trop sur moi. Il m'a d'ailleurs dit que je pouvais chercher un autre club. Mais si je restais jusqu'à la fin de la saison, ce ne serait pas un problème. J'avais compris. Le mercato d'hiver était déjà terminé. Trop tard pour partir. J'ai enregistré tout cela avec calme. Cela m'est déjà arrivé et j'avais été gagnant dans cette remise en question, même en passant de D1 en D3. J'ai goûté à la D1 avec Mons. Ce fut magnifique et si ce club y reste, construit un nouveau stade, c'est aussi grâce à nous, à ceux qui ont lancé l'aventure en D3 et en D2. Tous n'ont pas eu la chance de jouer en D1 : c'était encore plus dur pour eux. Quelque chose se termine mais il y aura une suite ailleurs ".

Thaddée Gorniak a disputé son dernier match contre Charleroi lors de l'ultime journée du premier tour. Marco Casto était suspendu pour excès de cartes jaunes. Mons recruta à tours de bras au marché de Noël : Wamberto, Jiri Niemi, Muhamet Yoldas, Roberto Mirri, Carlo Cardascio et Alessio Scarchilli. Avec 13 points après 17 matches, Mons était toujours 16e (comme quand Marc Grosjean quitta le club après 7 matches) et dans le jus. Une différence : le coach liégeois n'avait obtenu que 4 points sur 21, le technicien italien 9 sur 30. Sergio Brio avait bon tout essayer : le moteur ne tournait pas à un régime assez élevé pour quitter le marais de la D1. L'apport massif de nouveaux joueurs changea la donne. Wamberto apporta une autre dimension à la division offensive tandis que la défense levait bien sa garde.

Jamais plaint

" Mons est obligé d'être prudent ", affirme Mustapha Douai. " Il faut se sauver. A mon avis, Sergio Brio pourrait travailler différemment la saison prochaine. Ici, il a pris le train en marche ".

Thaddée Gorniak céda sa place à Muhamet Yoldas. " Au début, cela m'étonna un peu ", avance Thaddée Gorniak. " L'ancien joueur de Genk était un stoppeur, pas un arrière droit. Mons revient petit à petit à un quatre arrière à plat, comme du temps de Marc Grosjean, mais le back droit ne monte pas. Il est uniquement défensif. Parfait pour Yoldas mais, moi, ce système ne me convient pas. Je suis plus offensif ".

Thaddée Gorniak fut écarté et même repoussé dans le noyau B. Y avait-il eu malentendu avec le coach ? " Je ne le juge pas trop sévère ", intervient Mustapha Douai. " Il est exigeant en semaine mais relax avant un match. Puis, au bord du terrain, il est expressif et vit tout comme un Méridional. Cela ne peut pas impressionner un professionnel digne de ce nom "..

Thaddée Gorniak est d'accord : " La langue constitue un petit handicap. Il est plus à l'aise en italien. Je le remarque quand il a des échanges avec les Italiens du groupe. Sergio Brio est plus crispé quand il manie le français. Après une explication, j'ai été versé dans le noyau B. A mon avis, il y a eu incompréhension verbale. Je n'ai jamais dit que je n'étais pas satisfait de mon statut de réserviste. Je ne me suis jamais plaint. J'étais là, je m'entraînais, j'attendais ma chance dans le respect de toutes les décisions. Je ne jouais pas et ce n'était pas agréable mais d'autres étaient dans le même cas que moi : Marco Casto, Emmanuel Kenmonge, Eric Joly, Zoran Ban, ou Jean-Pierre La Placa. C'est dur, mais c'est ainsi. Je m'entraîne et je joue désormais avec les jeunes. Tout un jour, puis plus rien le lendemain sans qu'on sache pourquoi, c'est aussi cela le football en D1 ".

Pierre Bilic

" Le style Brio ne peut IMPRESSIONNER UN PRO " (Douai)

Pour eux, ce n'est plus Mons émerveille : Mustapha Douai (28 ans) et ThaddéeGorniak (27 ans) savent que leur aventure à l'Albert s'arrêtera en fin de saison. Si le premier semble serein dans l'adversité, le second a parfois eu le regard très humide durant l'entretien. La saison passée, ces deux copains avaient chacun pris part à 31 des 34 matches de championnat. Pour des débuts en D1, dans le cas de Thaddée Gorniak ou un retour à ce niveau en ce qui concerne Mustapha Douai, ancien Zèbre, ce n'était pas mal du tout. Un an plus tard, à la trêve hivernale, les aiguilles du compteur sont passées dans le rouge avec 13 matches pour chacun des deux compères. Thaddée peut ajouter deux assists et Mustapha un but. Ils savent que cela s'arrêtera là. Gorniak a été relégué dans le noyau B après le stage hivernal et, même s'il a encore un an de contrat, son avenir ne sera plus montois à la fin de la compétition. Blessé au tendon d'Achille, Douai trottine, se refait une santé, afin d'être libre comme l'air en fin de championnat. Mais comment expliquer cette chute libre ? Avaient-ils tourné en sur-régime la saison passée, emmené par un groupe survolté ? N'ont-ils pas trouvé les ressources mentales afin de confirmer leur élan ? " Notre équipe n'a jamais joué au-dessus de ses moyens la saison passée ", intervient Thaddée Gorniak. " Elle avait ses valeurs propres, son style, son ambiance interne, ses points de repère sur le terrain. Moi, je me suis délecté. Mais il est vrai que nous avons immédiatement bénéficié d'un zeste de chance. Mons a tout de suite trouvé le chemin des filets et quand les points rentrent, tout est plus facile : on ose, on entreprend, on pose le jeu. Je me souviens d'émotions très fortes comme le voyage à Anderlecht. Mons y signa un bon match (2-1) et aurait mérité au moins un point dans ce prestigieux stade. Je découvrais l'inconnu et ce fut sans cesse passionnant. Mons ne fut jamais en danger et cela se mérite sur le terrain. Le football proposé fut souvent chatoyant et on ne pouvait pas parler de surprise car, en D1, après quatre matches, toutes les équipes sont décortiquées. Tous les secteurs étaient bien organisés avec des jeunes, des gars expérimentés, des joueurs désirant se relancer à Mons. Je me suis adapté et je formais un duo intéressant à droite avec Jean-Pierre La Placa. Je mettais souvent le nez à la fenêtre. Marc Grosjean m'incitait à le faire et cela me convenait bien. Eric Joly, Liviu Ciobotariu et, bien sûr, Cédric Roussel nous ont beaucoup apporté. Ma vie changea car la D1, c'est un peu la Ligue des Champions belge. En D2, l'intérêt médiatique est mille fois moindre. On nous reconnaissait d'autant plus en rue que Mons se distinguait ". Mustapha Douai partage la même analyse et ajoute : " Contrairement à Thaddée, j'avais déjà connu la D1. J'y avais goûté lors de huit matches avec le Sporting Charleroi. Puis, j'avais reculé de deux séries afin de retrouver Mons en D3. L'accès à l'étage supérieur puis les bonnes campagnes en D2, où nous avons lutté deux fois pour la montée, ont soudé un groupe. Mons était mature et profita après de l'arrivée des vedettes que Thaddée a citées. Cédric Roussel marquait comme il voulait : 22 buts en 32 matches. Ce n'était pas dû au hasard. Il y avait son talent mais aussi une organisation et une équipe qui tournait pour lui. Mons était fait pour Cédric et Cédric pour Mons. Quand cela roulait moins bien, Pascal De Vreese, Eric Joly ou Eric La Placa étaient là et pour compléter le bastion offensif, il y avait encore Dieudonné Londo, ThomasHermann, Claude-Arnaud Rivenet. L'effectif était riche. A mon avis, tout bascula en fin de saison passée. L'ambition de Mons était de garder la tête hors de l'eau. Dès que le maintien devint réalité, l'ambiance changea. Nous avons perçu que la situation se corsait entre Cédric Roussel et la direction du club. Cédric a partagé ses lauriers avec nous. Il continue à affirmer que nous l'avons beaucoup aidé dans son retour et cela fait plaisir. On savait qu'il allait partir. A mon avis, Mons a alors commis l'erreur de ne pas tout faire pour le garder. Au lieu de cela, le club a recruté beaucoup d'attaquants : Louis Gomis,Amadou Toure, Moussa Toure tandis que Zoran Ban est arrivé plus tard alors que le problème offensif était déjà évident. Il aurait été plus facile de garder Cédric Roussel. Il serait resté en cas d'effort du club. Ajoutez-y Wamberto, Zoran Ban ou Jiri Niemi et on n'aurait pas eu de problèmes. Moi, je m'étais tout de suite senti à l'aise en défense avec Liviu Ciobotariu. Eric Joly dirigeait la man£uvre avec maestria ". Dès la reprise, on constata que Mons ne marquait plus. Sans Cédric Roussel, l'attaque était anémique. La pression sur la ligne médiane et la défense se fit de plus en plus forte. L'organisation ne résista pas à cette tension. Après cinq matches, le coach, Marc Grosjean, fut mis au pied du mur. La direction exigea qu'il obtienne quatre des six points mis en jeu à Genk et contre le Cercle Bruges. Mons ne glissa que deux unités dans sa besace et le coach fut défenestré au profit de Sergio Brio. Les Montois se sont-ils alors retrouvés sur une autre planète ? La charge de travail était-elle aussi éprouvante qu'à Alcatraz ? Sergio Brio était-il un dictateur exerçant une pression psychologique inhumaine dans le vestiaire ? La mise à l'écart de Marc Grosjean perturba-t-elle le groupe ? " Cela avait été très vite ", avance Mustapha Douai. " Ce groupe avait prouvé ses qualités. Mais, bon, je peux comprendre aussi qu'une direction prenne des décisions avant de stopper l'hémorragie. Sergio Brio est venu avec ses méthodes, ses ambitions, la volonté de requinquer le club. Non, ce n'est pas le bagne. Il y a un entraînement de plus par semaine mais nous passons plus de temps au stade. Nous n'étions pas des amateurs passant brutalement à un régime de professionnels. Il y avait urgence. Tactiquement, Sergio Brio a tout revu, même les séances de travail technique. Un des entraînements de la semaine est consacré au jeu de position. Nous recommençons parfois dix fois le même exercice tactique. A la longue, cela rentre. Vu la situation du club au classement général, il était important de ne plus encaisser de buts. Quand Alberto Malusci est arrivé, j'ai encore joué mais il était évident que Sergio Brio avait une autre idée en tête et ne comptait plus trop sur moi. Il m'a d'ailleurs dit que je pouvais chercher un autre club. Mais si je restais jusqu'à la fin de la saison, ce ne serait pas un problème. J'avais compris. Le mercato d'hiver était déjà terminé. Trop tard pour partir. J'ai enregistré tout cela avec calme. Cela m'est déjà arrivé et j'avais été gagnant dans cette remise en question, même en passant de D1 en D3. J'ai goûté à la D1 avec Mons. Ce fut magnifique et si ce club y reste, construit un nouveau stade, c'est aussi grâce à nous, à ceux qui ont lancé l'aventure en D3 et en D2. Tous n'ont pas eu la chance de jouer en D1 : c'était encore plus dur pour eux. Quelque chose se termine mais il y aura une suite ailleurs ". Thaddée Gorniak a disputé son dernier match contre Charleroi lors de l'ultime journée du premier tour. Marco Casto était suspendu pour excès de cartes jaunes. Mons recruta à tours de bras au marché de Noël : Wamberto, Jiri Niemi, Muhamet Yoldas, Roberto Mirri, Carlo Cardascio et Alessio Scarchilli. Avec 13 points après 17 matches, Mons était toujours 16e (comme quand Marc Grosjean quitta le club après 7 matches) et dans le jus. Une différence : le coach liégeois n'avait obtenu que 4 points sur 21, le technicien italien 9 sur 30. Sergio Brio avait bon tout essayer : le moteur ne tournait pas à un régime assez élevé pour quitter le marais de la D1. L'apport massif de nouveaux joueurs changea la donne. Wamberto apporta une autre dimension à la division offensive tandis que la défense levait bien sa garde. " Mons est obligé d'être prudent ", affirme Mustapha Douai. " Il faut se sauver. A mon avis, Sergio Brio pourrait travailler différemment la saison prochaine. Ici, il a pris le train en marche ". Thaddée Gorniak céda sa place à Muhamet Yoldas. " Au début, cela m'étonna un peu ", avance Thaddée Gorniak. " L'ancien joueur de Genk était un stoppeur, pas un arrière droit. Mons revient petit à petit à un quatre arrière à plat, comme du temps de Marc Grosjean, mais le back droit ne monte pas. Il est uniquement défensif. Parfait pour Yoldas mais, moi, ce système ne me convient pas. Je suis plus offensif ". Thaddée Gorniak fut écarté et même repoussé dans le noyau B. Y avait-il eu malentendu avec le coach ? " Je ne le juge pas trop sévère ", intervient Mustapha Douai. " Il est exigeant en semaine mais relax avant un match. Puis, au bord du terrain, il est expressif et vit tout comme un Méridional. Cela ne peut pas impressionner un professionnel digne de ce nom ".. Thaddée Gorniak est d'accord : " La langue constitue un petit handicap. Il est plus à l'aise en italien. Je le remarque quand il a des échanges avec les Italiens du groupe. Sergio Brio est plus crispé quand il manie le français. Après une explication, j'ai été versé dans le noyau B. A mon avis, il y a eu incompréhension verbale. Je n'ai jamais dit que je n'étais pas satisfait de mon statut de réserviste. Je ne me suis jamais plaint. J'étais là, je m'entraînais, j'attendais ma chance dans le respect de toutes les décisions. Je ne jouais pas et ce n'était pas agréable mais d'autres étaient dans le même cas que moi : Marco Casto, Emmanuel Kenmonge, Eric Joly, Zoran Ban, ou Jean-Pierre La Placa. C'est dur, mais c'est ainsi. Je m'entraîne et je joue désormais avec les jeunes. Tout un jour, puis plus rien le lendemain sans qu'on sache pourquoi, c'est aussi cela le football en D1 ". Pierre Bilic" Le style Brio ne peut IMPRESSIONNER UN PRO " (Douai)