Toujours moins de passé, de plus en plus d'avenir et la quête d'une nouvelle identité, c'est l'histoire de l'Antwerp, qui n'a pas été impliqué dans les entretiens concernant la BeNELeague, n'étant pas (encore) statutairement repris dans le G5. Le Bosuil ne s'en offusque pas : il en est à sa troisième saison en D1A. Et comme le soulignait encore Laszlo Bölöni samedi soir, il est plus facile de rejoindre le top que d'y rester. Le processus prend quelques années.
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Toujours moins de passé, de plus en plus d'avenir et la quête d'une nouvelle identité, c'est l'histoire de l'Antwerp, qui n'a pas été impliqué dans les entretiens concernant la BeNELeague, n'étant pas (encore) statutairement repris dans le G5. Le Bosuil ne s'en offusque pas : il en est à sa troisième saison en D1A. Et comme le soulignait encore Laszlo Bölöni samedi soir, il est plus facile de rejoindre le top que d'y rester. Le processus prend quelques années. Le passé du matricule 1, membre du G5 dans les années '90 et même finaliste européen, ne compte plus. Ou de moins en moins. Le Bosuil accueille encore régulièrement des légendes d'antan. Svilar, Smidts et Pivaljevic assistaient au match contre Courtrai. Le speaker annonce toujours la présence des anciens et ils sont applaudis. Mais personne ne se rend aux funérailles d'un membre du passé, comme le docteur Jozef Boghemans. Pas la moindre mention sur le site du club, pas de minute de silence ni d'applaudissements pour un homme qui a travaillé pour le club pendant trois décennies. Un appel au micro n'aurait rien coûté. Mais le passé sombre, en même temps que les tribunes. On est en train de poser les fondations d'une nouvelle tribune près du complexe des jeunes derrière le but. La saison prochaine, l'Antwerp pourra ainsi disputer ses matches européens sur ses terres, s'il se qualifie. Le Bosuil devient un bastion difficile à prendre. L'Antwerp a pris treize points en cinq matches à domicile. C'est un rythme de champion. Il aurait même dû prendre la totalité du butin car il s'est tiré dans le pied en permettant au Standard de revenir. Cependant, nous ne saurons que fin novembre où en est vraiment le Great Old, qui avait eu du mal à prendre les trois points à domicile depuis son retour parmi l'élite. Il va recevoir le Club Bruges, Gand et Malines. Ce sera dans un stade comble et avec beaucoup d'enthousiasme. L'Antwerp est moins percutant en déplacement alors que c'était son point fort la saison passée. Or, ce mercredi, il se rend à Genk et samedi soir à Mouscron. Jusqu'à présent, son bilan à l'extérieur est de 7 sur 18, avec un différentiel de buts négatifs de -1. Il a fait beaucoup mieux les deux saisons précédentes. L'origine du problème ? La quête difficile d'une nouvelle identité. L'Antwerp des deux dernières années s'appuyait sur sa grinta, son enthousiasme et une énorme discipline. Sans ego. Il possède maintenant plus de classe, de bagage technique mais aussi plus de " moi ". Le groupe doit se souder, de même que l'entraîneur et le noyau doivent se trouver. Ça mijote mais ça n'a pas encore atteint le point de cuisson. Samedi, à huit heures moins quart, Lior Refaelov semblait être victime du processus. Jusqu'alors, Refaelov et Dieumerci Mbokani étaient à la base de la plupart des buts de l'Antwerp mais leurs relations ont pâti de leur dispute à propos du penalty. Patrick Goots a analysé leur collaboration à Malines et a constaté que Mbokani n'avait adressé une passe à Refaelov qu'à la 83e. Samedi, l'Israélien était sur le banc. A-t-il perdu la bataille qu'il a déclenchée ? Pas vraiment. Jeudi, Kevin Mirallas a eu un entretien avec l'entraîneur. Il trouvait qu'il n'avait pas encore très bien joué et pensait pouvoir faire mieux à un autre poste. En décrochage derrière Mbokani, dans un rôle central, comme à Everton, où il évoluait dans le dos de Romelu Lukaku. La place de... Refaelov. Une place que convoite également KojiMiyoshi. Bölöni a accordé sa chance à Mirallas mais a relevé sa nervosité ballon au pied et a constaté que, s'il était précis, il se déconcentrait parfois et perdait le ballon. À l'issue du match, il a fait remarquer qu'il ne fallait pas oublier le deuxième meilleur buteur ex-aequo... Traduction : ce soir à Genk, l'occupation va changer. Dommage pour ManuelBenson, qui a moyennement commencé avant de montrer des éclairs de talent et a couronné son match d'un assist.