Cette saison de foot a été tout simplement, sublimement extraordinaire. Hors du temps, hors la vie, hors-la-loi... de la logique. Cette saison est l'an 1 d'une nouvelle ère. Le foot ne sera jamais plus le même. On a vécu des choses qu'on n'avait jamais vues, ni même imaginées possibles. En Ligue des Champions, on a atteint le paroxysme de la jouissance footballistique. Grâce au niveau de jeu. Grâce à la qualité individuelle qui ne s'est non pas additionnée mais mieux encore, multipliée. Au sein des équipes et donc entre les équipes. Chacune poussant l'autre à se sublimer. Par le jeu, par l'efficacité, par l'envie, par le respect du blason.
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Cette saison de foot a été tout simplement, sublimement extraordinaire. Hors du temps, hors la vie, hors-la-loi... de la logique. Cette saison est l'an 1 d'une nouvelle ère. Le foot ne sera jamais plus le même. On a vécu des choses qu'on n'avait jamais vues, ni même imaginées possibles. En Ligue des Champions, on a atteint le paroxysme de la jouissance footballistique. Grâce au niveau de jeu. Grâce à la qualité individuelle qui ne s'est non pas additionnée mais mieux encore, multipliée. Au sein des équipes et donc entre les équipes. Chacune poussant l'autre à se sublimer. Par le jeu, par l'efficacité, par l'envie, par le respect du blason. Et puis, il y a ce facteur X qui, façon rayon, va changer à jamais notre sport. La technologie. Elle a joué aussi. Joué un grand rôle. Faudra s'y faire, s'en satisfaire avec toutes les questions existentielles qu'elle suscite. La technologie rend justice aux règles du jeu. C'est son rôle. Mais le foot est joué par des humains et maintenant il est jugé par ce que l'oeil humain ne peut voir. Comme un hors-jeu millimétré. OK, il est hors-jeu mais ce millimètre ne fait-il pas partie du jeu aussi ? Comme le faux bond, comme le soleil qui aveugle, comme une averse, un glissement, un trébuchement. Comme toutes ces choses qui, dans le contexte foot, influencent le jeu et le résultat. Des choses de la nature. Le ciel, le soleil, la pelouse et tant d'autres dont la plus importante est, bien sûr, la nature humaine. Avec ses qualités et ses défauts. Soit. Le débat est lancé et on n'a pas fini d'en parler. Ceci dit, il ne faudrait pas qu'on en arrive à hésiter de chavirer de bonheur quand notre équipe adorée marque un but. De peur que le VAR ne vienne nous reprendre ce moment d'extase. En parlant d'extase, on l'a atteinte en Premier League. Quel panard ! Quelle leçon ! Le pognon fait parfois le bonheur. Mais il faut qu'il soit bien utilisé. En Angleterre, il l'est. Car il est mis au service du jeu. Une stat complètement folle résume bien les sommets atteints. Vous vous souvenez des fameux " Invincibles " d'Arsenal ? De leur saison 2003/2004 qu'ils terminent invaincus. 26 victoires, 12 nuls, 0 défaite. Au final, 90 points. Génial. Sauf que cette saison-ci avec ce total, tu terminais 3e à ...8 points du champion. Le foot a changé. Terriblement. Exemple : entre 2003 et 2006, lors de trois matchs seulement, une équipe a eu 70% ou plus de possession. Rien que cette saison, donc 13 ans plus tard, 67 rencontres ont donné ce verdict. Donc, un match sur six est une " attaque-défense ". Du foot sans en être. Il y a ceux qui font le jeu et ceux, en face, qui les regardent. Pas forcément droit dans les yeux. Trop de domination nuit au football. Combien de matches de City se sont joués sur un tier du terrain, celui situé devant le but adverse. Une sorte de pousse-ballon qui, à la fin, finit toujours par trouver le fond des filets. City est formidable de talent, de justesse, de théorie appliquée à la perfection mais souvent ça flirte avec l'ennui. Trop fort, trop généreux, trop trop. Tout le temps. Depuis qu'il est à City, en 113 matches de championnat, Guardiola a eu la possession lors de 112 rencontres. La seule fois où il a été en dessous de 50%, ce fut contre les... Reds de Liverpool. City a gagné. Liverpool a perdu son seul match de la saison. Possession ne rime pas forcément avec victoire. Heureusement, c'est encore vrai. Le parfait exemple en est Wolverhampton qui a souvent poussé à son paroxysme l'art du contre. Cette équipe est plus efficace avec 40% de possession que 60. Pas étonnant que les Wolves aient pris autant de points contre les équipes du top 6 : 16 exactement. C'est plus qu'Arsenal, Chelsea et Tottenham. Seuls les deux champions ont fait mieux. Car oui, pour moi, Liverpool est aussi champion. Soit. On ajoutera que les Wolves ont aussi sorti les Reds de la FA Cup. Normal qu'ils terminent premiers des équipes normales. Une 7e place qui leur ouvre la voie européenne. Grâce à la victoire de City en FA Cup. Les rois de la possession qui rendent service aux rois du contre. Une preuve de plus qu'en foot, il n'y a pas de vérité.