Marc Coucke l'a souvent répété : il ne s'y attendait pas. Il n'avait pas imaginé que son Ostende puisse tomber aussi bas. Il n'avait sans doute jamais cru non plus qu'il limogerait son entraîneur trois mois et demi après avoir prolongé son contrat de trois ans, avec une augmentation. Après deux saisons de succès et autant de qualifications pour les PO1, une finale de Coupe de Belgique et une qualification européenne - une première dans l'histoire du club -, il pensait son équipe prête pour une nouvelle grande saison. Le noya...

Marc Coucke l'a souvent répété : il ne s'y attendait pas. Il n'avait pas imaginé que son Ostende puisse tomber aussi bas. Il n'avait sans doute jamais cru non plus qu'il limogerait son entraîneur trois mois et demi après avoir prolongé son contrat de trois ans, avec une augmentation. Après deux saisons de succès et autant de qualifications pour les PO1, une finale de Coupe de Belgique et une qualification européenne - une première dans l'histoire du club -, il pensait son équipe prête pour une nouvelle grande saison. Le noyau n'avait jamais été aussi étoffé et un nouveau coordinateur sportif devait veiller au développement des jeunes, en plus. Le début a été prometteur. Après une entrée en matière européenne méritoire à Marseille, le président a couvert d'éloges son staff et ses joueurs. Las, ils avaient écrit la meilleure page du scénario. Après sept journées de championnat, Coucke a limogé son " grand entraîneur ", Yves Vanderhaeghe, ainsi que son nouveau coordinateur sportif, Karel Geraerts. Ostende était alors dernier avec 1 point sur 21. Landry Dimata, (VfL Wolfsburg) et Adam Marusic (Lazio Rome) n'avaient pas été suffisamment remplacés et le " top transfert " Nicolas Lombaerts n'était même pas assez bon pour être titularisé. Le virus du transfert s'est alors insinué dans le vestiaire. Des joueurs voulaient passer à la caisse, suite à leur succès, ils ont commencé à comparer leurs salaires aux prestations livrées, ont demandé une augmentation ou voulu partir, des managers ont cherché des opportunités, etc. Le président a reconnu que les circonstances étaient exceptionnelles, d'autant qu'Ostende avait eu peu de vacances, ayant dû disputer des barrages pour un billet européen fin mai tout en devant être en forme pour Marseille, alors que beaucoup d'internationaux étaient encore sur le pont en juin. Mais c'était au staff à manager le tout et un coup d'oeil au classement lui a suffi pour réaliser qu'il n'y parvenait pas. C'est justement un membre du staff qui n'arrivait pas à gérer ce bordel qui a été promu T1 : le T2 Adnan Custovic. Celui-ci s'est avéré pragmatique et souple sur le plan tactique. En alignant un défenseur central de plus, ainsi qu'un médian défensif, il a offert plus de confort à Lombaerts et Cie. Francky Dury vient de déclarer que ce système était atypique en Belgique. L'excentrique président aime ce qui est spécial mais surtout, ce système fonctionne. le nouvel entraîneur a déjà promis que si l'équipe se qualifiait malgré tout pour les PO1, il courrait en maillot de bain sur la plage d'Ostende. Le président ne manquera certainement pas de suivre son exemple. PAR CHRISTIAN VANDENABEELE