Lors des années folles du KVO, quand Marc Coucke lançait des farandoles au bout des victoires à la Côte, les supporters d'Ostende avaient pris l'habitude de voir leurs victoires se construire autour des buts d'un numéro 9 de référence. Il y a d'abord eu Cyriac et ses quatorze buts, un total égalé par Landry Dimata douze mois plus tard, avant que Zinho Gano ne dribble également de justesse la barre des dix roses. Et depuis, plus rien. Deux ans à compter les rares buts de Sindrit Guri (huit en deux saisons), toujours épaulés en cours de saison par un attaquant chevronné, de Tom De Sutter à Idrissa Sylla en passant par Joseph Akpala.
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Lors des années folles du KVO, quand Marc Coucke lançait des farandoles au bout des victoires à la Côte, les supporters d'Ostende avaient pris l'habitude de voir leurs victoires se construire autour des buts d'un numéro 9 de référence. Il y a d'abord eu Cyriac et ses quatorze buts, un total égalé par Landry Dimata douze mois plus tard, avant que Zinho Gano ne dribble également de justesse la barre des dix roses. Et depuis, plus rien. Deux ans à compter les rares buts de Sindrit Guri (huit en deux saisons), toujours épaulés en cours de saison par un attaquant chevronné, de Tom De Sutter à Idrissa Sylla en passant par Joseph Akpala. Visiblement attentifs à ce chromosome du football ostendais, les nouveaux dirigeants ont entamé leur mercato côtier par la quête d'un numéro neuf. C'est ainsi que Marko Kvasina a été la première recrue présentée par Gauthier Ganaye, le nouveau CEO. L'Autrichien aux racines croates aime se comparer à Mario Mandzukic, comme un attaquant qui ne ménage pas son énergie pour la mettre au service du collectif. Proche du double mètre, celui qui faisait depuis deux saisons les beaux jours de Mattersburg peut forcément enfiler le costume du targetman, même si on le dit assez complet ballon au pied pour ne pas se cantonner dans ce rôle parfois restrictif. Arrivé en fin de contrat dans l'est de l'Autriche, Kvasina tente sa chance à l'étranger pour la seconde fois. Au cours de l'été 2017, c'est Twente qui lui donne une première opportunité hors de ses frontières, deux ans après son éclosion sous les couleurs de l'Austria Vienne (quatre buts lors de la saison de ses 18 ans). Amateurs de la filière autrichienne, après les réussites de Mark Janko ou de Marko Arnautovic à Enschede, les Tukkers tentent la passe de trois, mais l'expérience se conclut sans le moindre but, et avec une relégation au bout de l'histoire. De retour au pays, Kvasina éparpille treize buts en deux saisons, au rythme d'une réalisation toutes les 203 minutes. Assez pour séduire la Côte, en quête d'un sauveteur-buteur.Avant même d'avoir foulé une pelouse de football professionnel, Arthur Theate a déjà signé son troisième contrat. Le premier était à Genk, où ce fils d'ancien joueur du FC Liège était arrivé en provenance d'Eupen, avec l'étiquette de " futur Pocognoli " collée en raison de ses racines liégeoises et de son poste d'arrière gauche, qu'il occupe tout aussi bien que celui d'arrière central. Au Standard, ensuite, il a espéré recevoir sa chance cet été, en tant que doublure de Nicolas Gavory, mais la chance de se montrer avec les pros n'est jamais vraiment venue. Fan de Marcelo, et pourtant supporter du FC Barcelone, le Liégeois a alors traversé le pays pour une semaine de test à la Côte. Suffisant pour convaincre Alexander Blessin, le nouveau coach du KVO, de ses qualités physiques et techniques. Des atouts que le football énergique prôné par les nouveaux décideurs ostendais pourrait bien mettre à profit, que ce soit dans l'axe gauche ou dans le couloir de la Versluys Arena, pour renforcer une défense qui faisait souvent défaut la saison dernière.