Les problèmes de direction sportive sont typiques de Courtrai. Après 14 journées et 11 points sur 42, le nouveau staff étranger enrôlé pour trois saisons a été limogé. L'entraîneur principal, Yannis Anastasiou, et ses assistants étaient venus à Courtrai avec une vision et un plan clairs de développement d'un style de jeu, couplé à l'amélioration individuelle des joueurs mais très vite, des critiques ont fusé ça et là. On s'en est notamment pris à son " losange médian non-belge " et à son " st...

Les problèmes de direction sportive sont typiques de Courtrai. Après 14 journées et 11 points sur 42, le nouveau staff étranger enrôlé pour trois saisons a été limogé. L'entraîneur principal, Yannis Anastasiou, et ses assistants étaient venus à Courtrai avec une vision et un plan clairs de développement d'un style de jeu, couplé à l'amélioration individuelle des joueurs mais très vite, des critiques ont fusé ça et là. On s'en est notamment pris à son " losange médian non-belge " et à son " style de jeu trop néerlandais, trop peu conforme au football belge ". Déjà fin septembre, alors que son équipe était encore lovée dans le ventre mou, on a évoqué son renvoi. Pendant que le manager général déclarait à qui voulait l'entendre que l'entraîneur n'était pas remis en question et devait être soutenu, la presse apprenait que le président avait contacté un candidat à sa succession. Après un début de saison pas trop mauvais et une avalanche de blessures, Anastasiou a été contraint d'adopter un jeu défensif et la situation a empiré. À un match de la fin du premier tour, alors que Courtrai était avant-dernier, Anastasiou et ses deux adjoints ont été renvoyés et remplacés par Glen De Boeck, Lorenzo Staelens et Wouter Vrancken. Courtrai est donc fidèle à la ligne des dernières années. Il y a deux saisons, le nouvel entraîneur, Johan Walem, a été viré en février et remplacé par Karim Belhocine, qui venait d'entamer sa carrière d'entraîneur au poste de T2 et n'est resté en poste que 60 jours, ad interim, faute de posséder la Pro Licence. Le club a engagé Patrick De Wilde, qui possédait le sésame en question et a nommé Belhocine directeur sportif. Malheureusement, il est entré en conflit avec De Wilde, qui a été renvoyé au bout de trois mois. Belhocine a donc entamé un nouvel intérim de 60 jours, le temps qu'on trouve en Bart Van Lancker un nouveau T1 diplômé. Puis Belhocine a entamé les cours afin d'obtenir la Pro Licence et a pu être officiellement T1. Avant de devoir débarrasser le plancher après un 7 sur 45 au second tour. En juillet, il a été recasé au poste de manager sportif et a donc pu juger le travail de son successeur, qui ne lui parlait pas. Depuis que Belhocine a rejoint Anderlecht au rang de T2, il y a un mois, Courtrai n'a plus de directeur sportif et n'en aura pas à l'avenir : il va créer à la place un poste de chef du recrutement. À moins que la structure sportive ne change encore avec l'arrivée du nouveau staff. PAR CHRISTIAN VANDENABEELE