Début 2011, le monde était aux pieds de Robert Kubica. Le Polonais de 26 ans allait entamer sa deuxième saison chez Renault mais il avait déjà signé un pré-contrat chez Ferrari et les observateurs voyaient en lui un futur champion du monde. Il était le premier pilote polonais de l'histoire de la F1, il était monté sur le podium dès son troisième GP, en Italie, en 2006, et il avait convaincu tout le monde durant le premier semestre 2008.

Il avait gagné des points à toutes les courses et sa victoire au GP du Canada lui avait même permis de s'emparer de la première place du classement, avant que BMW ne décide de consacrer le second volet de la saison à des adaptations techniques en prévision de l'exercice suivant. Il n'a finalement terminé que quatrième.

" Cette décision lui a sans doute coûté le titre mondial ", a déclaré Lewis Hamilton, qui a remporté le premier de ses cinq titres cette saison-là. Fernando Alonso, champion du monde 2005 et 2006, ne tarissait pas d'éloges sur son futur coéquipier polonais au sein de la Scuderia. " Un des plus grands talents que je connaisse. "

Il a signé le meilleur chrono durant les derniers essais avant le GP de Valence, au volant de sa nouvelle Renault, mais quatre jours plus tard, le destin le frappait. Kubica s'était inscrit au rallye d'Andorre, par jeu, et dès le premier jour, il a percuté un rail de sécurité qui a défoncé sa Skoda. Le choc a été terrible.

Sa main droite a été partiellement arrachée, on a diagnostiqué de multiples fractures au coude et à la jambe. Il a passé trois mois à l'hôpital et a dû oublier la suite de sa saison, de même que son pré-contrat chez Ferrari. Son calvaire n'était pas achevé : onze mois après le crash, il a fait un faux-pas dans son jardin et s'est fracturé la jambe au même endroit.

" Ce n'était encore rien. Un an plus tôt, j'avais dû lutter pour rester en vie ", a-t-il raconté à BBC Sport. " J'étais cassé de partout. C'est surtout à cause de ça que la revalidation a été si longue. La perte de force dans mon bras droit est irréversible. Je pilote à 70% du bras gauche. "

La F1 est devenue inaccessible mais Kubica s'est consolé en rallye, sa première passion. " Ça a d'abord été un loisir. Ce n'est qu'au moment où je me suis de nouveau réveillé le matin avec un sentiment positif que j'ai recommencé à rêver. " Dès sa première course, en septembre 2012, il a dominé ses adversaires. La saison suivante, il a gagné la première édition du WRC2 mais il n'a pas émergé dans la catégorie supérieure, celle de Thierry Neuville et Sébastien Ogier.

En 2017, Renault a voulu le reprendre comme pilote d'essais mais Kubica a finalement signé chez Williams, où il s'est avéré plus rapide que le jeune Lance Stroll. Le départ du Canadien pour Force India lui a rouvert les portes de la F1. " Revenir sur la grille de départ est sans conteste la plus grande performance de ma carrière. "

Début 2011, le monde était aux pieds de Robert Kubica. Le Polonais de 26 ans allait entamer sa deuxième saison chez Renault mais il avait déjà signé un pré-contrat chez Ferrari et les observateurs voyaient en lui un futur champion du monde. Il était le premier pilote polonais de l'histoire de la F1, il était monté sur le podium dès son troisième GP, en Italie, en 2006, et il avait convaincu tout le monde durant le premier semestre 2008. Il avait gagné des points à toutes les courses et sa victoire au GP du Canada lui avait même permis de s'emparer de la première place du classement, avant que BMW ne décide de consacrer le second volet de la saison à des adaptations techniques en prévision de l'exercice suivant. Il n'a finalement terminé que quatrième. " Cette décision lui a sans doute coûté le titre mondial ", a déclaré Lewis Hamilton, qui a remporté le premier de ses cinq titres cette saison-là. Fernando Alonso, champion du monde 2005 et 2006, ne tarissait pas d'éloges sur son futur coéquipier polonais au sein de la Scuderia. " Un des plus grands talents que je connaisse. " Il a signé le meilleur chrono durant les derniers essais avant le GP de Valence, au volant de sa nouvelle Renault, mais quatre jours plus tard, le destin le frappait. Kubica s'était inscrit au rallye d'Andorre, par jeu, et dès le premier jour, il a percuté un rail de sécurité qui a défoncé sa Skoda. Le choc a été terrible. Sa main droite a été partiellement arrachée, on a diagnostiqué de multiples fractures au coude et à la jambe. Il a passé trois mois à l'hôpital et a dû oublier la suite de sa saison, de même que son pré-contrat chez Ferrari. Son calvaire n'était pas achevé : onze mois après le crash, il a fait un faux-pas dans son jardin et s'est fracturé la jambe au même endroit. " Ce n'était encore rien. Un an plus tôt, j'avais dû lutter pour rester en vie ", a-t-il raconté à BBC Sport. " J'étais cassé de partout. C'est surtout à cause de ça que la revalidation a été si longue. La perte de force dans mon bras droit est irréversible. Je pilote à 70% du bras gauche. " La F1 est devenue inaccessible mais Kubica s'est consolé en rallye, sa première passion. " Ça a d'abord été un loisir. Ce n'est qu'au moment où je me suis de nouveau réveillé le matin avec un sentiment positif que j'ai recommencé à rêver. " Dès sa première course, en septembre 2012, il a dominé ses adversaires. La saison suivante, il a gagné la première édition du WRC2 mais il n'a pas émergé dans la catégorie supérieure, celle de Thierry Neuville et Sébastien Ogier. En 2017, Renault a voulu le reprendre comme pilote d'essais mais Kubica a finalement signé chez Williams, où il s'est avéré plus rapide que le jeune Lance Stroll. Le départ du Canadien pour Force India lui a rouvert les portes de la F1. " Revenir sur la grille de départ est sans conteste la plus grande performance de ma carrière. "