Eric Krol reprend du service : l'ex-journaliste sportif de la RTBF, parti en Suisse depuis plusieurs années, va commenter certaines rencontres d'Europa League sur AB3.
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Eric Krol reprend du service : l'ex-journaliste sportif de la RTBF, parti en Suisse depuis plusieurs années, va commenter certaines rencontres d'Europa League sur AB3. Comment ce retour s'est-il organisé ? Philippe Zrihen, le directeur des programmes, voulait étoffer son équipe. Des gens de son entourage lui avaient parlé de moi. Il m'a contacté et on s'est vu à Bruxelles. J'ai accepté car je trouve le concept de l'Europa League très intéressant. J'ai eu vent des excellentes audiences des matches de l'année dernière. Je viens pour apporter mon enthousiasme et battre de nouveaux records ! En plus, je connais tous les journalistes et les consultants. A la RTBF, j'ai passé de nombreuses soirées foot avec Emilio Ferrera. J'ai côtoyé Philippe Saint-Jean quand il entraînait les Diablotins. Et l'une des premières personnes que j'ai croisée en débarquant à la RTBF, c'était André Remy ! C'est la première fois qu'on vous contactait ?Ponctuellement, tous les ans et demi, j'avais droit à quelques allusions pour un retour. Ma réponse a toujours été non car je n'étais pas disponible et j'estimais ne pas avoir assez de recul par rapport à mes 16 ans de télé. Cette fois, ça tombe bien. Où se situe votre connaissance du foot belge ? Je me suis réconcilié avec lui ces dernières années. Je l'ai suivi via l'excellent travail journalistique réalisé par l'équipe de Studio 1 La tribune, qui était visible sur RTBF Sat. J'ai juste un regret : qu'Anderlecht ne soit pas tombé avec Lausanne Sport. J'ai beaucoup collaboré avec ce club et j'habite à un kilomètre et demi du stade. Ça aurait été marrant de suivre leurs confrontations. Vous vous rappelez du dernier match que vous avez commenté chez nous ? La colle... Mais je m'en souviens. C'était La Gantoise-Genk, en octobre 2001. Dans la foulée, j'ai fait de la radio en Suisse et j'ai commenté beaucoup de matches de hockey sur glace. Mais à l'idée de reprendre du service, j'ai une boule qui se noue dans le ventre. Le contraire serait anormal. Le public belge risque de ne pas vous reconnaître...Mais j'espère bien qu'il ne me reconnaîtra pas et qu'il se dira : " Il est sympa ce petit jeune qui débarque, il nous fait ressentir l'émotion du match ! ". Je sais que certains me connaissent encore, j'en veux pour preuve les nombreuses demandes d'amis qui m'arrivent sur Facebook. Mais prétendre que je suis resté connu serait prétentieux. J'ai quand même un énorme avantage : j'ai un nom court, facile à retenir et qui sème la confusion avec le caricaturiste Pierre Kroll ! Et le live a toujours été un de mes points forts.