Lorsque Alost explosa en fin de saison dernière, ses meilleurs joueurs belges se réfugièrent aux quatre coins du pays. Le jeune ailier, considéré depuis longtemps comme un espoir, a trouvé de l'embauche à Pepinster.
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Lorsque Alost explosa en fin de saison dernière, ses meilleurs joueurs belges se réfugièrent aux quatre coins du pays. Le jeune ailier, considéré depuis longtemps comme un espoir, a trouvé de l'embauche à Pepinster.Après six mois au Hall du Paire, quel bilan dressez-vous?Kris Sergeant: Je ne peux pas me montrer entièrement satisfait. Je suis capable de faire beaucoup mieux. C'est surtout une question de confiance. A Alost, je jouais 35 minutes par match, alors qu'à Pepinster, on me demande de donner le maximum en 20 minutes. Je n'ai pas le temps d'entrer progressivement dans la rencontre, je dois être immédiatement opérationnel lorsque le coach a besoin de moi. Je n'ai pas encore tout à fait trouvé mon rythme. Les petites blessures n'ont rien arrangé. Auparavant, je n'étais jamais blessé. Cette saison, les pépins se sont accumulés. Ce n'était jamais grave mais il y avait toujours quelque chose. En tant que joueur offensif, comment vous sentez-vous sous la direction d'un coach à la philosophie défensive?J'ai surtout dû apprendre à me montrer plus agressif sur le terrain. Mais j'ai été très étonné par les déclarations de Niksa Bavcevic, en début de saison: il avait prétendu que je pouvais devenir un très bon joueur si je pensais un peu plus à défendre. Lorsque j'avais travaillé avec Vlado Djurovic, un coach qui accorde également beaucoup d'importance à la défense, il trouvait, au contraire, que je défendais très bien. Mais c'était un autre style. Là-bas, je défendais lorsque mon opposant entrait en possession du ballon. Ici, je dois essayer que le ballon ne lui parvienne pas.On vous considère depuis des années comme un grand espoir. Que vous manque-t-il pour réellement exploser?Me sentir à l'aise. Cela viendra avec le temps de jeu et la confiance.Votre expérience à Gand n'avait pas été un succès. A Pepinster, votre mise en route fut laborieuse. Perdez-vous vos repères lorsque vous quittez Alost?On ne peut pas comparer les deux situations. A Gand, j'avais très bien débuté, mais lorsque les problèmes financiers ont surgi, l'ambiance s'est dégradée. Ce n'est pas du tout le cas à Pepinster.En voyant votre ami Thomas Van de Vondel à Charleroi, n'avez-vous pas l'impression d'avoir plafonné?Est-il tellement heureux là-bas? Souvent, il doit se contenter d'officier comme porteur d'eau pour les vedettes. Je ne l'envie pas du tout. J'ai opté pour le temps de jeu et le plaisir de jouer. A chacun son choix.