Le vrai départ

La grande surprise du dernier mercato, c'est que Genk ait pu conserver son meilleur buteur, Ally Samatta, ainsi que Sander Berge, deux joueurs annoncés comme pratiquement partants certains au début de l'été mais pour qui les propositions ont été insuffisantes en regard d'une possibilité de disputer la Ligue des Champions. Sans la blessure du gardien Danny Vukovic, Genk aurait même pu entamer cette compétition avec neuf des onze titulaires de l'équipe championne. Qui aurait osé miser là-dessus quelques semaines plus tôt ?

Ligue des Champions

La Ligue des Champions vient un peu tôt pour une équipe dont le moteur ne tourne pas encore à plein régime. C'est dû au fait que l'entraîneur, Felice Mazzù, a dû attendre la fin du mercato pour recevoir les pièces du puzzle qui lui faisaient défaut en début de championnat : un meneur et un attaquant supplémentaire lui permettant d'éventuellement changer de système.

Le meneur avait signé depuis un bout de temps mais son club précédant, le Viktoria Pilzen, ne l'a libéré qu'après avoir été éliminé en Europa League. L'international slovaque PatrikHrosovsky (27) est un médian défensif de formation mais il peut jouer à toutes les places de l'entrejeu. Il doit devenir le cerveau de l'équipe. Sander Berge et Bryan Heynen avaient besoin d'un coup de main. Ils ne ménagent pas leurs efforts mais n'ont pas l'inspiration d'un Ruslan Malinovskyi, d'un Leandro Trossard ou d'un Alejandro Pozuelo lorsqu'il s'agit de faire sauter le verrou. Le Slovaque amène de l'expérience à un entrejeu très jeune. Genk veut lancer progressivement des joueurs offensifs comme Ianis Hagi, BenjaminNygren et l'attaquant Stephen Odey, et ne pas mettre trop vite de la pression sur leurs épaules .

Devant aussi, Ally Samatta avait besoin d'aide. Il pourra désormais compter sur Paul Onuachu (25), un attaquant de 2,01 m. qui débarque du FC Midtjylland. Le Nigérian ne craint pas les duels, il utilise intelligemment son corps, marque facilement et peut jouer seul en pointe ou avec un deuxième attaquant à ses côtés.

Si le 4-4-2 est son système préféré, Felice Mazzù prône l'évolution plutôt que la révolution. Il conservera le 4-3-3 qui a permis à Genk d'être champion mais, en raison de la blessure de Théo Bongonda à gauche, Genk a eu tendance à pencher un peu trop à droite ces dernières semaines, ce qui l'a rendu trop prévisible.

Automatismes

Derrière, la défense n'a pas changé et elle est au point, d'autant que Joakim Maehle est resté. Au but, il a fallu lancer un jeune gardien un peu plus tôt que prévu en raison de la blessure de Vukovic. Genk joue à présent à fond la carte de Gaëtan Coucke, qui a mûri et est devenu plus complet la saison dernière à Lommel. En coulisses, on prépare également Maarten Vandevoordt, que l'on dit extrêmement talentueux.

Avec l'arrivée tardive de nombreux nouveaux joueurs et avec un nouvel entraîneur, Genk se cherche encore un peu au niveau des automatismes, ce qui ne fait pas encore de lui le candidat à sa propre succession. La première intention est de se montrer en Ligue des Champions et d'éviter d'y être ridicule. Après le Nouvel An, cette expérience européenne doit permettre à l'équipe d'être rodée au moment d'entamer les play-offs.

IN/OUT

IN

Bongonda (SV Zulte Waregem), Nygren (IFK Göteberg, Swe), Odey (FC Zürich, Sui), Cuesta (Atlético Nacional, Col), Hrosovsky (FC Viktoria Plzen, Cze), Hagi (FC Viitorul Constanta, Rou), Onuachu (FC Midtjylland, Den).

OUT

Brabec (FC Viktoria Plzen, Cze), Ingvartsen (1. FC Union Berlin, Ger), Trossard (Brighton & Hove Albion, Eng), Aidoo (Celta Vigo, Esp), Seigers (K Beerschot VA), Malinovski (Atalanta Bergame, Ita), Vanzeir (YR KV Malines), A. Bertaccini (KMSK Deinze), Gano & Manuel (Antwerp FC), Fiolic (AEK Larnaca FC, Cyp), Nastic (fin de contrat), Théate (Standard), Jackers (Waasland-Beveren), Khammas (Lommel SK).

À suivre Paul Onuachu

Si lui-même ne sait parfois pas ce qu'il va faire, comment l'adversaire pourrait-il le deviner ? Dire que le jeu de Paul Onuachu (25) est difficile à décrypter pour l'adversaire, c'est dire que le nouvel attaquant de Genk est atypique et qu'il peut très bien être très bon et très mauvais au cours du même match. Mais c'est surtout un attaquant tout terrain, droitier mais capable de jouer dans plusieurs systèmes et qui marque. Avec le FC Midtjylland, qui est allé le chercher dans son club satellite en 2012, il a inscrit 74 buts en 181 matches.

Cela faisait deux ans que les Limbourgeois suivaient ce Nigérian de 2,01 m. S'ils ont mis si longtemps à le transférer, c'est parce que le FC Midtjylland est un club sain qui n'a pas toujours besoin d'argent et n'est donc pas obligé de vendre sans cesse ses joueurs. La saison dernière, le champion du Danemark comptait sur Onuachu en Ligue des Champions.

Diamant brut

Au Danemark, l'attaquant était très apprécié. Sauf par les défenseurs, qui ne gagnaient pas beaucoup de duels et lui prenaient difficilement le ballon. Toujours opportuniste et souriant, il était l'idole des fans car il était toujours prêt à se jeter dans la bataille. Paul Onuachu n'attend pas le ballon et il ne craint pas les duels. Plus ça frotte dans les 16 mètres, plus il est à l'aise. Il est non seulement grand et fort de la tête mais il garde le ballon tel un pivot afin de permettre à ses équipiers de remonter le terrain. Genk a payé six millions d'euros pour un attaquant qui répond parfaitement au profil recherché : un diamant brut africain déjà poli en Scandinavie et qui considère la Belgique comme un tremplin.

La grande surprise du dernier mercato, c'est que Genk ait pu conserver son meilleur buteur, Ally Samatta, ainsi que Sander Berge, deux joueurs annoncés comme pratiquement partants certains au début de l'été mais pour qui les propositions ont été insuffisantes en regard d'une possibilité de disputer la Ligue des Champions. Sans la blessure du gardien Danny Vukovic, Genk aurait même pu entamer cette compétition avec neuf des onze titulaires de l'équipe championne. Qui aurait osé miser là-dessus quelques semaines plus tôt ? La Ligue des Champions vient un peu tôt pour une équipe dont le moteur ne tourne pas encore à plein régime. C'est dû au fait que l'entraîneur, Felice Mazzù, a dû attendre la fin du mercato pour recevoir les pièces du puzzle qui lui faisaient défaut en début de championnat : un meneur et un attaquant supplémentaire lui permettant d'éventuellement changer de système. Le meneur avait signé depuis un bout de temps mais son club précédant, le Viktoria Pilzen, ne l'a libéré qu'après avoir été éliminé en Europa League. L'international slovaque PatrikHrosovsky (27) est un médian défensif de formation mais il peut jouer à toutes les places de l'entrejeu. Il doit devenir le cerveau de l'équipe. Sander Berge et Bryan Heynen avaient besoin d'un coup de main. Ils ne ménagent pas leurs efforts mais n'ont pas l'inspiration d'un Ruslan Malinovskyi, d'un Leandro Trossard ou d'un Alejandro Pozuelo lorsqu'il s'agit de faire sauter le verrou. Le Slovaque amène de l'expérience à un entrejeu très jeune. Genk veut lancer progressivement des joueurs offensifs comme Ianis Hagi, BenjaminNygren et l'attaquant Stephen Odey, et ne pas mettre trop vite de la pression sur leurs épaules . Devant aussi, Ally Samatta avait besoin d'aide. Il pourra désormais compter sur Paul Onuachu (25), un attaquant de 2,01 m. qui débarque du FC Midtjylland. Le Nigérian ne craint pas les duels, il utilise intelligemment son corps, marque facilement et peut jouer seul en pointe ou avec un deuxième attaquant à ses côtés. Si le 4-4-2 est son système préféré, Felice Mazzù prône l'évolution plutôt que la révolution. Il conservera le 4-3-3 qui a permis à Genk d'être champion mais, en raison de la blessure de Théo Bongonda à gauche, Genk a eu tendance à pencher un peu trop à droite ces dernières semaines, ce qui l'a rendu trop prévisible. Derrière, la défense n'a pas changé et elle est au point, d'autant que Joakim Maehle est resté. Au but, il a fallu lancer un jeune gardien un peu plus tôt que prévu en raison de la blessure de Vukovic. Genk joue à présent à fond la carte de Gaëtan Coucke, qui a mûri et est devenu plus complet la saison dernière à Lommel. En coulisses, on prépare également Maarten Vandevoordt, que l'on dit extrêmement talentueux. Avec l'arrivée tardive de nombreux nouveaux joueurs et avec un nouvel entraîneur, Genk se cherche encore un peu au niveau des automatismes, ce qui ne fait pas encore de lui le candidat à sa propre succession. La première intention est de se montrer en Ligue des Champions et d'éviter d'y être ridicule. Après le Nouvel An, cette expérience européenne doit permettre à l'équipe d'être rodée au moment d'entamer les play-offs. IN Bongonda (SV Zulte Waregem), Nygren (IFK Göteberg, Swe), Odey (FC Zürich, Sui), Cuesta (Atlético Nacional, Col), Hrosovsky (FC Viktoria Plzen, Cze), Hagi (FC Viitorul Constanta, Rou), Onuachu (FC Midtjylland, Den). OUT Brabec (FC Viktoria Plzen, Cze), Ingvartsen (1. FC Union Berlin, Ger), Trossard (Brighton & Hove Albion, Eng), Aidoo (Celta Vigo, Esp), Seigers (K Beerschot VA), Malinovski (Atalanta Bergame, Ita), Vanzeir (YR KV Malines), A. Bertaccini (KMSK Deinze), Gano & Manuel (Antwerp FC), Fiolic (AEK Larnaca FC, Cyp), Nastic (fin de contrat), Théate (Standard), Jackers (Waasland-Beveren), Khammas (Lommel SK). Si lui-même ne sait parfois pas ce qu'il va faire, comment l'adversaire pourrait-il le deviner ? Dire que le jeu de Paul Onuachu (25) est difficile à décrypter pour l'adversaire, c'est dire que le nouvel attaquant de Genk est atypique et qu'il peut très bien être très bon et très mauvais au cours du même match. Mais c'est surtout un attaquant tout terrain, droitier mais capable de jouer dans plusieurs systèmes et qui marque. Avec le FC Midtjylland, qui est allé le chercher dans son club satellite en 2012, il a inscrit 74 buts en 181 matches. Cela faisait deux ans que les Limbourgeois suivaient ce Nigérian de 2,01 m. S'ils ont mis si longtemps à le transférer, c'est parce que le FC Midtjylland est un club sain qui n'a pas toujours besoin d'argent et n'est donc pas obligé de vendre sans cesse ses joueurs. La saison dernière, le champion du Danemark comptait sur Onuachu en Ligue des Champions. Au Danemark, l'attaquant était très apprécié. Sauf par les défenseurs, qui ne gagnaient pas beaucoup de duels et lui prenaient difficilement le ballon. Toujours opportuniste et souriant, il était l'idole des fans car il était toujours prêt à se jeter dans la bataille. Paul Onuachu n'attend pas le ballon et il ne craint pas les duels. Plus ça frotte dans les 16 mètres, plus il est à l'aise. Il est non seulement grand et fort de la tête mais il garde le ballon tel un pivot afin de permettre à ses équipiers de remonter le terrain. Genk a payé six millions d'euros pour un attaquant qui répond parfaitement au profil recherché : un diamant brut africain déjà poli en Scandinavie et qui considère la Belgique comme un tremplin.