Réhabilitation

Surprise générale, l'année dernière, quand Genk s'était proclamé challenger du Club, pendant son stage. Il avait réalisé pas mal d'emplettes en prévision du départ de quelques joueurs importants qui sont finalement restés, comme le défenseur colombien Lucumí et le prolifique attaquant nigérian Onuachu. Seul l'attaquant Dessers, qui n'avait pas envie de rester joker une saison de plus, est parti.
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Surprise générale, l'année dernière, quand Genk s'était proclamé challenger du Club, pendant son stage. Il avait réalisé pas mal d'emplettes en prévision du départ de quelques joueurs importants qui sont finalement restés, comme le défenseur colombien Lucumí et le prolifique attaquant nigérian Onuachu. Seul l'attaquant Dessers, qui n'avait pas envie de rester joker une saison de plus, est parti. Malgré tous ces talents, le KRC Genk a obtenu la mention insuffisant. Il n'a pu réaliser ses ambitions, il n'a même pas disputé les play-offs et est resté les mains vides. Résultat: mécontentement général. Des joueurs, qui se voyaient déjà dans un club de grands championnats, de l'ambitieuse direction, des supporters, qui ont vu des joueurs trop individuels, rarement prêts à mouiller leur maillot. Les nouveaux ne sont pas parvenus à raviver le feu des "vedettes". Le médian offensif Trésor a brillamment débuté mais s'est effondré au début de la campagne européenne. Ugbo est resté dans l'ombre et Eiting, le talent de l'Ajax, ne s'est jamais montré. Seul le jeune défenseur central Sadick a apporté une certaine plus-value. Genk n'a étalé sa classe que par moments et rarement durant tout un match. Il a manqué d'efficacité, il n'a pas concrétisé ses occasions et un international expérimenté a gaffé en défense à chaque rencontre européenne. Storck, appelé à la rescousse en novembre, n'a pu redresser la situation, même s'il a jugé qu'on sous-estimait le travail qu'il avait réalisé dans le Limbourg. Les chiffres lui donnent raison: sous sa conduite, Genk a pris en moyenne 1,67 point par match, contre 1,58 avec Van den Brom. Le Néerlandais a gagné 36% des points, Storck 55%. C'est suffisant pour un étudiant, pas pour remplir les objectifs du club limbourgeois. À une semaine du début du championnat, Genk est confronté à la même question qu'il y a un an: qui va partir. Il a déjà pris congé de Thorstvedt et de Bongonda, il a tenu compte du départ de Lucumí et deux attaquants, Onuachu et Dessers, veulent intégrer un club d'un grand championnat, mais ils peuvent tout aussi bien rester un an de plus à Genk. L'Argentin Castro constitue un renfort inattendu pour l'entrejeu. Il est capable de créer le danger depuis la deuxième ligne. Genk va peut-être enrôler un médian défensif de plus. Sur les flancs, il préfère offrir leur chance à ses joueurs: Ito, Trésor et Oyen. Sur le plan défensif, Genk s'était déjà armé l'année passée contre un départ de Lucumí: McKenzie et Sadick sont prêts. Les jeunes produits du club sont à nouveau nombreux dans le noyau. C'est un fait notable. Avec les quatre gardiens, les vieux serviteurs Heynen et Oyen et une volée de talents - El Khannouss est le nom le plus souvent cité - ils sont dix. "J'espère pouvoir lancer certains jeunes cette saison, Bilal, Luca ou d'autres", a déclaré Dimitri De Condé. Genk vise une place parmi les quatre premiers, pour les play-offs. Il a engagé en Vrancken un entraîneur qui fait progressivement carrière, des séries inférieures à l'élite professionnelle, et qui est Limbourgeois. Ancien joueur de Genk, il connaît bien la maison et ses sensibilités. Il sait quand la tribune d'honneur commence à s'énerver: quand la Tribune Sud siffle. Indépendamment des talents rassemblés, le public, déçu par la saison passée, veut voir des battants, qui mouillent leur maillot, suent et saignent. Ceci dit, Vrancken est le onzième entraîneur principale de Genk en dix ans. Le club ne doit pas être fier de ce constat.