Paisible outsider

Si le Club Bruges ne fait pas mystère de ses ambitions, Genk préfère les taire. Ce n'est pas illogique, après une saison difficile durant laquelle il n'a pu répondre aux attentes. Toutefois, après le Nouvel An, l'approche de Hannes Wolf lui a insufflé confiance. Celui-ci a eu besoin de temps pour transposer l'enthousiasme des joueurs à l'entraînement au football qu'il prône : un jeu énergique, basé sur une pression constante, le plus haut possible, avec une occupation de terrain capable de passer aisément d'une tactique à une autre.
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Si le Club Bruges ne fait pas mystère de ses ambitions, Genk préfère les taire. Ce n'est pas illogique, après une saison difficile durant laquelle il n'a pu répondre aux attentes. Toutefois, après le Nouvel An, l'approche de Hannes Wolf lui a insufflé confiance. Celui-ci a eu besoin de temps pour transposer l'enthousiasme des joueurs à l'entraînement au football qu'il prône : un jeu énergique, basé sur une pression constante, le plus haut possible, avec une occupation de terrain capable de passer aisément d'une tactique à une autre. Après l'exode en deux temps de la saison passée - l'équipe championne n'a conservé que sa défense et l'extérieur droit Junya Ito, il a fallu renouveler l'entrejeu et l'attaque. Le coeur de l'équipe a été le plus difficile à remplacer et il n'en ira pas autrement en début de saison, beaucoup de médians importants étant revenus tard, à cause de blessures ou de maladies. Genk a décidé de ne pas monnayer ses joueurs afin de prendre sa revanche sportive. Il ne vendra donc pas ses talents, aussi convoités soient-ils. Même s'ils reçoivent une offre exceptionnelle, Joakim Maehle et Jhon Lucumi ne peuvent pas s'en aller. Genk a engagé Daniel Muñoz comme doublure de l'arrière droit danois, mais le Colombien est également capable d'évoluer avec brio à d'autres postes. Durant ce mercato, Genk cherche encore un arrière gauche - il a déjà Jere Uronen et Borges Neto et le Mexicain Gerardo Arteaga est en route - et un médian créatif. Cette année, on attend le vrai Patrik Hrosovsky dans l'entrejeu. Il n'a pas répondu aux espoirs la saison passée alors qu'on voyait en lui le remplaçant idéal de Ruslan Malinovskyi. Toujours dans la deuxième ligne, le labeur et les pénétrations de Bryan Heynen ont cruellement manqué à l'équipe à partir de janvier, bien que les Norvégiens Kristian Thorstvedt et Mats Møller Daehli aient montré leur potentiel. Thorstvedt n'est pas seulement un métronome. Il a de la personnalité. Dans un poste plus offensif, Møller Daehli confère de la vitesse et de l'intensité au jeu, il joue avec énergie et ne ménage pas ses efforts. Bref, c'est le football que préconise Hannes Wolf. La défense championne est toujours présente. Le retour dans la cage de Danny Vukovic apporte plus de leadership au vestiaire. Il est en mesure de de conserver la main sur le jeune Maarten Vandevoordt. Devant, Wolf a le choix entre Paul Onuachu et Cyriel Dessers, même s'ils peuvent aussi opérer en duo. On s'intéressera aux jeunes Genkois. Ces dernières années, les jeunes du cru n'ont guère pu menacer les titulaires, mais une nouvelle génération est prête. Elle a réellement le niveau qu'on attend des talents du Racing. Luca Oyen, Pierre Dwomoh (seize ans à peine), Elias Sierra-Cappelletti, Shawn Adewoye et Bryan Limbombe, qui a débuté l'année dernière, ont bien l'intention de délivrer leur carte de visite. La direction le souhaite vivement.