Le nouveau Cyriel Dessers

"Je suis enfin là où je souhaitais jouer depuis toujours ", expliquait un Cyriel Dessers rayonnant lors de sa présentation au KRC Genk, le club dont il est supporter depuis l'enfance. Le club aussi pour lequel a joué son idole, Wesley Sonck, un attaquant comme lui. À sept ans, il a effectué un test dans le Limbourg et a été très déçu de n'être pas repris. 18 ans plus tard, le joueur belgo-nigérian, qui peut toujours se produire pour les deux équipes nationales, est enfin à Genk. Après ses premières années de vie à Bruxelles, il a déménagé dans le Limbourg, mais n'a été engagé par un club professionnel qu'à seize ans. Peu de joueurs actuels de D1A ont débuté dans l'équipe A d'une phalange plus modeste. Dans le cas de Dessers, c'était le SK Tongres, en D3.
...

"Je suis enfin là où je souhaitais jouer depuis toujours ", expliquait un Cyriel Dessers rayonnant lors de sa présentation au KRC Genk, le club dont il est supporter depuis l'enfance. Le club aussi pour lequel a joué son idole, Wesley Sonck, un attaquant comme lui. À sept ans, il a effectué un test dans le Limbourg et a été très déçu de n'être pas repris. 18 ans plus tard, le joueur belgo-nigérian, qui peut toujours se produire pour les deux équipes nationales, est enfin à Genk. Après ses premières années de vie à Bruxelles, il a déménagé dans le Limbourg, mais n'a été engagé par un club professionnel qu'à seize ans. Peu de joueurs actuels de D1A ont débuté dans l'équipe A d'une phalange plus modeste. Dans le cas de Dessers, c'était le SK Tongres, en D3. Tout le monde ne lui a pas prédit un bel avenir durant sa jeunesse. Il était trop spécial, trop jouette et surtout trop égocentrique. Ce ne sont là que quelques-unes des remarques de ceux qui ont travaillé avec lui les premières saisons. Son éclosion nous rappelle qu'il ne faut pas classer trop vite de jeunes joueurs immatures. Il a fallu du temps pour que Lokeren le repère chez les espoirs d'OHL. À la grande surprise des dirigeants de Lokeren, le jeune avant n'y avait plus de contrat. Ceux qui s'occupaient de lui ont honnêtement reconnu qu'ils ne s'attendaient pas à ce qu'il rejoigne un jour un grand club. Il n'a débuté en D1 à Lokeren qu'à 19 ans, sans parvenir à s'imposer. C'est aux Pays-Bas qu'il s'est épanoui, d'abord au NAC Breda, en D2, avec lequel, sous la direction de Stijn Vreven, il est monté, puis en Eredivisie, au FC Utrecht et à Heracles Almelo. Il a été couronné meilleur buteur des Pays-Bas la saison passée, avec quinze buts, sous le maillot d'Almelo. Genk a versé quatre millions pour le transfert de l'avant, qui va se disputer une place avec Paul Onuachu, à moins que l'entraîneur n'associe les deux joueurs en pointe. Dix ans après la fin de carrière de son père Davy Oyen (back gauche de Genk, du PSV et d'Anderlecht, notamment), son fils Luca s'est retrouvé sur une feuille de match à l'occasion d'une rencontre de D1. C'était le déplacement de Genk à Ostende, le dernier match joué avant l'arrêt de notre championnat. Voici ce qu'en pense Koen Daerden, le directeur technique de l'académie du Racing : " Il rend le foot simple. Derrière tout ce qu'il fait, il y a une idée. Et la plupart du temps, il fait les bons choix. En moyenne, il court de onze à douze kilomètres par match. Il y a beaucoup de numéros 10 qui n'en font pas autant. " Oyen peut aussi évoluer sur les flancs. " Il est solide sur ses jambes, il se retourne facilement et il n'a pas beaucoup de mal à se défaire d'un adversaire ", ajoute Dimitri de Condé. " Il sait être décisif, mais il doit encore apprendre à bannir les moments pendant lesquels il n'est pas dans son match. " Luca Oyen n'est probablement pas le seul jeune produit du club qu'on va vraiment découvrir cette saison.