C'est avec beaucoup de bravoure que Vincent Kompany s'est présenté la semaine dernière à Anderlecht. Son discours était clair et convaincant, il n'a éludé aucune question, passant sans problème du français au néerlandais et à l'anglais. À ses côtés, Marc Coucke était fier comme un paon. Il semblait avoir oublié tous les problèmes, les affronts et les insultes de la saison dernière.
...

C'est avec beaucoup de bravoure que Vincent Kompany s'est présenté la semaine dernière à Anderlecht. Son discours était clair et convaincant, il n'a éludé aucune question, passant sans problème du français au néerlandais et à l'anglais. À ses côtés, Marc Coucke était fier comme un paon. Il semblait avoir oublié tous les problèmes, les affronts et les insultes de la saison dernière. Il ne doit pas être arrivé souvent qu'un seul homme change l'image d'un club comme Kompany l'a fait à Anderlecht. Il ne doute pas une seule seconde qu'il réussira dans sa mission mais cette certitude ne trahit pas la moindre arrogance. Comme son maître, PepGuardiola, Kompany veut avant tout soutenir ses joueurs. Bien plus que l'argent, c'est la vision et le projet du club qui l'intéressent. Et cela dès le premier entretien. Il ne fait aucun doute qu'avec son aura et son envie de réussir, Vincent Kompany saura convaincre ses joueurs de le suivre. Mais quels joueurs ? À Anderlecht, pratiquement tout le monde peut partir mais les joueurs suscitent très peu d'intérêt. Et, hormis Kompany, aucune arrivée n'a encore été enregistrée. C'est un héritage de la saison catastrophique qu'Anderlecht vient de livrer. On verra si les choses changeront rapidement. La présence de nombreux journalistes étrangers lors de sa conférence de presse démontre que Vincent Kompany a rendu à Anderlecht une allure internationale. Mais cela ne suffit pas à construire une nouvelle équipe. Anderlecht doit d'abord vendre avant de pouvoir acheter. C'est une réalité économique à laquelle pratiquement aucun club de ce pays n'échappe. Le groupe mauve est devenu beaucoup trop grand et certains risquent de se retrouver dans le noyau B. Dans de nombreux clubs, celui-ci est plus grand que jamais car il leur devient de plus en plus difficile de se débarrasser de joueurs qu'ils considèrent comme des fardeaux. De tous les grands clubs, le Standard est celui qui se montre actuellement le plus concret sur le marché des transferts mais les Rouches ont tout de même dû attendre de toucher plus de 35 millions pour Razvan Marin et Moussa Djenepo pour se renforcer et transférer Zinho Vanheusden. Avec ses nombreux nouveaux joueurs, Michel Preud'homme veut rendre du feu et de la passion à cette équipe. La saison dernière, il s'est trop souvent plaint de l'état d'esprit de certains joueurs. Le noyau du Club Bruges n'a pratiquement pas changé mais le nouvel entraîneur, PhilippeClement, veut que son équipe maîtrise deux systèmes à la perfection. Le Club doit remplacer Wesley et n'a pas le droit à l'erreur. Il doit aussi se demander s'il peut tenir toute une saison avec un gardien aussi peu convaincant qu' Ethan Horvath. Genk a perdu Leandro Trossard et risque de voir partir d'autres piliers de l'équipe. Il compte sur l'inconstant Theo Bongonda, sur le jeune talent suédois Benjamin Nygren et sur l'attaquant nigérian Stephen Odey pour combler les départs. Jusqu'ici, c'est insuffisant pour lever les doutes qui planent sur l'évolution de l'équipe. Et les autres grands clubs ? Gand a finalement décidé de poursuivre avec Jess Thorup qui, bizarrement, a laissé entendre en conférence de presse qu'il voulait terminer dans le top 3. Un entraîneur n'a pas à donner à sa direction le bâton pour se faire battre. Surtout pas à Gand où, après le titre de 2015 et la belle campagne de Ligue des Champions, les ambitions ont toujours été plus grandes que la réalité. Quant à l'Antwerp, il fait preuve jusqu'ici de beaucoup de réserve sur le marché des transferts mais il ne fait aucun doute que cela va changer. Avec l'aide d'un homme aussi ambitieux que Paul Gheysens, Luciano D'Onofrio veut refaire le même coup qu'au Standard. Mais son carnet d'adresses est-il toujours aussi bien rempli qu'à l'époque ?