Non, on ne doute pas de Vincent Kompany. Le joueur-manager a assumé la responsabilité de la défaite 4-2 à Courtrai tout en insistant sur le fait qu'il ne dérogerait pas à sa ligne de conduite. Il veut voir le football dominant qu'Anderlecht a produit en première mi-temps comme, par moments, une semaine plus tôt contre le FC Malines. Possession du ballon, pressing élevé, construction du jeu depuis l'arrière, selon son credo.

Est-ce déjà arrivé dans l'histoire d'Anderlecht ? Deux points sur douze et pas le moindre signe d'inquiétude. Du moins vis-à-vis de l'extérieur. Marc Coucke, lyrique lors de l'arrivée de Kompany, pour lequel il a dépensé beaucoup d'argent, a également affirmé miser sur les jeunes, même si les résultats initiaux sont décevants. Anderlecht, a-t-il dit, espère fournir une série de Diables Rouges dans un certain temps. Il ne peut pas dire autre chose. Ce serait condamner sa gestion, une gestion qui a emprunté des chemins plutôt divers jusqu'à présent. Mais il est peu probable qu'en interne, les récents résultats passent comme ça.

Les prestations des dernières semaines ne peuvent pas passer comme ça, en interne.

Il faut naturellement accorder du temps au projet. On décèle des progrès dans l'exécution du système et le jeu est par moments agréable. Mais ce ne sont encore que des éclairs. La seconde mi-temps à Courtrai a été préoccupante. L'équipe manque de résistance mentale et de punch. Ça ne plaide pas en faveur de la composition du noyau.

Anderlecht continue à croire fermement en son avenir et en son projet. On ne peut qu'applaudir le fait qu'un club ne se départisse pas de sa vision sous prétexte qu'il traverse une période difficile. Toutefois, certains observateurs commencent à s'irriter du statut sacro-saint dont jouit Kompany. Celui-ci ne donne pas l'impression de douter de lui-même et reste imperturbable. Il n'a pas d'expérience d'entraîneur, il cumule deux emplois difficiles, il va rejoindre les Diables Rouges pendant la parenthèse internationale et en plus, il voudrait ouvrir la porte à un joueur cpompliqué, comme Anthony Van den Borre.

Vincent Kompany, BELGAIMAGE
Vincent Kompany © BELGAIMAGE

Kompany ne doit pas se surestimer. D'ailleurs, du terrain, voit-il vraiment les prestations des autres ? Aura-t-il un jour le courage de se mettre sur le banc ? En plus, on attend de lui qu'il pèse sur la gestion technique du club. Et au fait, quel est le casting exact ? Michael Verschueren peut-il dresser les lignes de la politique sportive ? Dans la constellation actuelle, quelles sont les tâches exactes de Frank Arnesen et Pär Zetterberg ? Marc Coucke, qui s'est volontiers mêlé de l'aspect sportif dans le passé, est-il capable de se contenir ?

Tout peut changer très vite dans cette compétition. Les conclusions aussi. Après ses victoires contre Waasland-Beveren et le STVV, le Club Bruges a semblé trop grand pour le championnat de Belgique. Mais vendredi, le leader s'est cassé les dents sur un Eupen très rude. L'équipe pensait-elle déjà trop au match contre Linz ? Philippe Clement a râlé à propos d'un penalty non accordé et pendant le match, un moment, il a paru très énervé alors qu'il est généralement plutôt calme le long de la ligne. Ce qui est étonnant, c'est que le Club ne s'est pas créé une seule occasion contre Eupen. On peut fustiger le style de jeu de l'adversaire mais il est plus intéressant d'étudier les causes de ses propres carences.

En tout cas, le Club Bruges a fait preuve de maturité au Dynamo Kiev. A-t-il eu le même succès hier à Linz ? Comment Gand et l'Antwerp poursuivent-ils leur campagne ? Les deux clubs n'ont pas perdu de plumes dimanche malgré leur semaine européenne et ils s'accrochent au premier peloton. Quelle joie si bientôt les délégations des cinq clubs belges se rendaient à Monaco pour le tirage au sort de la Ligue des Champions et de l'Europa League...

Non, on ne doute pas de Vincent Kompany. Le joueur-manager a assumé la responsabilité de la défaite 4-2 à Courtrai tout en insistant sur le fait qu'il ne dérogerait pas à sa ligne de conduite. Il veut voir le football dominant qu'Anderlecht a produit en première mi-temps comme, par moments, une semaine plus tôt contre le FC Malines. Possession du ballon, pressing élevé, construction du jeu depuis l'arrière, selon son credo. Est-ce déjà arrivé dans l'histoire d'Anderlecht ? Deux points sur douze et pas le moindre signe d'inquiétude. Du moins vis-à-vis de l'extérieur. Marc Coucke, lyrique lors de l'arrivée de Kompany, pour lequel il a dépensé beaucoup d'argent, a également affirmé miser sur les jeunes, même si les résultats initiaux sont décevants. Anderlecht, a-t-il dit, espère fournir une série de Diables Rouges dans un certain temps. Il ne peut pas dire autre chose. Ce serait condamner sa gestion, une gestion qui a emprunté des chemins plutôt divers jusqu'à présent. Mais il est peu probable qu'en interne, les récents résultats passent comme ça. Il faut naturellement accorder du temps au projet. On décèle des progrès dans l'exécution du système et le jeu est par moments agréable. Mais ce ne sont encore que des éclairs. La seconde mi-temps à Courtrai a été préoccupante. L'équipe manque de résistance mentale et de punch. Ça ne plaide pas en faveur de la composition du noyau. Anderlecht continue à croire fermement en son avenir et en son projet. On ne peut qu'applaudir le fait qu'un club ne se départisse pas de sa vision sous prétexte qu'il traverse une période difficile. Toutefois, certains observateurs commencent à s'irriter du statut sacro-saint dont jouit Kompany. Celui-ci ne donne pas l'impression de douter de lui-même et reste imperturbable. Il n'a pas d'expérience d'entraîneur, il cumule deux emplois difficiles, il va rejoindre les Diables Rouges pendant la parenthèse internationale et en plus, il voudrait ouvrir la porte à un joueur cpompliqué, comme Anthony Van den Borre. Kompany ne doit pas se surestimer. D'ailleurs, du terrain, voit-il vraiment les prestations des autres ? Aura-t-il un jour le courage de se mettre sur le banc ? En plus, on attend de lui qu'il pèse sur la gestion technique du club. Et au fait, quel est le casting exact ? Michael Verschueren peut-il dresser les lignes de la politique sportive ? Dans la constellation actuelle, quelles sont les tâches exactes de Frank Arnesen et Pär Zetterberg ? Marc Coucke, qui s'est volontiers mêlé de l'aspect sportif dans le passé, est-il capable de se contenir ? Tout peut changer très vite dans cette compétition. Les conclusions aussi. Après ses victoires contre Waasland-Beveren et le STVV, le Club Bruges a semblé trop grand pour le championnat de Belgique. Mais vendredi, le leader s'est cassé les dents sur un Eupen très rude. L'équipe pensait-elle déjà trop au match contre Linz ? Philippe Clement a râlé à propos d'un penalty non accordé et pendant le match, un moment, il a paru très énervé alors qu'il est généralement plutôt calme le long de la ligne. Ce qui est étonnant, c'est que le Club ne s'est pas créé une seule occasion contre Eupen. On peut fustiger le style de jeu de l'adversaire mais il est plus intéressant d'étudier les causes de ses propres carences. En tout cas, le Club Bruges a fait preuve de maturité au Dynamo Kiev. A-t-il eu le même succès hier à Linz ? Comment Gand et l'Antwerp poursuivent-ils leur campagne ? Les deux clubs n'ont pas perdu de plumes dimanche malgré leur semaine européenne et ils s'accrochent au premier peloton. Quelle joie si bientôt les délégations des cinq clubs belges se rendaient à Monaco pour le tirage au sort de la Ligue des Champions et de l'Europa League...