Des dizaines de milliers d'amateurs de volley-ball qui débarquent à Anvers et font un boucan de tous les diables: c'est une scène habituelle lors de la grand-messe du volley belge, lors des finales masculine et féminine de la Coupe. Dimanche, en pénétrant dans la Lotto Arena vide, les joueurs vont avoir un choc. "Nous nous sommes habitués à jouer sans public, pendant cette étrange saison", affirme Joel Banks, le coach de Greenyard Maaseik. "Mais ce n'est pas amusant."
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Des dizaines de milliers d'amateurs de volley-ball qui débarquent à Anvers et font un boucan de tous les diables: c'est une scène habituelle lors de la grand-messe du volley belge, lors des finales masculine et féminine de la Coupe. Dimanche, en pénétrant dans la Lotto Arena vide, les joueurs vont avoir un choc. "Nous nous sommes habitués à jouer sans public, pendant cette étrange saison", affirme Joel Banks, le coach de Greenyard Maaseik. "Mais ce n'est pas amusant." Banks est surtout heureux que son club dispute la finale, après une absence de deux ans. Maaseik n'a plus remporté le trophée depuis la saison 2011-2012, il y a neuf ans donc. Si Knack Roulers s'impose, ce sera la sixième fois d'affilée. Il égalera en plus le record de quatorze succès des Limbourgeois. "C'est un plus, qui ne compte pas pour nous, sur le strict plan sportif", déclare le coach Steven Vanmedegael. "Par contre, c'est important pour le club, qui veut étoffer son palmarès." Les deux formations ont connu un parcours différent. Maaseik a pu se concentrer sur la Coupe pendant deux semaines, depuis son dernier match, le 6 février. Par contre, Roulers a disputé trois rencontres de Ligue des Champions à Modène la semaine passée, sans avoir grand-chose à perdre ni à gagner, étant déjà éliminé. Dimanche, il a encore dû jouer un match de retard contre Lindemans Alost. Quelle est la meilleure préparation? Les deux entraîneurs répondent en choeur: "Chacune présente des avantages et des inconvénients. N'ayant pas de contrôle sur les événements, nous les prenons comme ils se présentent." Le coronavirus est un autre facteur incontrôlable. Banks: "Nous avons traversé trois semaines difficiles en octobre, juste avant le match de championnat à Roulers. Plusieurs joueurs étaient contaminés et nous déplorions en plus des blessures. Depuis, nous avons été épargnés." Le mois dernier, quasi toute l'équipe roularienne a été contaminée, mais Vanmedegael peut compter sur un noyau complet, en tout cas dans l'état actuel des choses. Nous allons assister à un Clasico. Cette saison, les deux équipes ont fait jeu égal en championnat, tout en haut du classement. Chacune a gagné un des chocs, à domicile toujours. "C'est un cliché, mais en terrain neutre, la forme du jour peut faire la différence", avance Banks. "Il ne s'agit pas de développer le meilleur volley, mais plutôt d'être fort mentalement. C'est un aspect important dans une finale: one match, the winner takes it all. Roulers dispose de joueurs très expérimentés, qui ont l'habitude de disputer et de gagner des finales. Nous devons afficher assez d'assurance et nous livrer à fond pour avoir une chance." Outre son surplus d'expérience, Roulers semble avoir un noyau plus étoffé. Contre Menin et Achel, les Flandriens ont démontré qu'ils possédaient suffisamment de qualités, avec Sander Depovere, Michiel Ahyi, Stijn van Schie, Rune Fasteland et Mathijs Desmet, et malgré les absences de Hendrik Tuerlinckx, Stijn D'Hulst, Andreas Fragkos, Pieter Coolman et George Huhmann, en quarantaine. "La polyvalence de mes joueurs constitue un de nos atouts", confirme Vanmedegael. "Il est important d'entamer le match avec la bonne dynamique et de la conserver, car dès que Maaseik trouve son rythme, c'est une équipe difficile à désarçonner." Sporza diffuse les finales en direct dimanche, à partir de 13h45. Roulers-Maaseik en messieurs, puis Audeghem-Asterix Beveren en dames.