" Ma saison est placée sous le signe du marathon de Berlin. Je suis convaincu de pouvoir améliorer ma meilleure performance, si les conditions atmosphériques sont bonnes ", a raconté Eliud Kipchoge dès le mois de juin, sur le site de l'IAAF. Le Kényan de 33 ans a gagné neuf des dix marathons auxquels il a participé mais la victoire ne suffit plus au champion olymp...

" Ma saison est placée sous le signe du marathon de Berlin. Je suis convaincu de pouvoir améliorer ma meilleure performance, si les conditions atmosphériques sont bonnes ", a raconté Eliud Kipchoge dès le mois de juin, sur le site de l'IAAF. Le Kényan de 33 ans a gagné neuf des dix marathons auxquels il a participé mais la victoire ne suffit plus au champion olympique. Son meilleur temps, 2.03.05, réussi à Londres en 2016, n'est qu'à huit secondes du record du monde de son compatriote Dennis Kimetto (2014, Berlin), et à deux secondes de Kenenisa Bekele, qui a couru en 2.03.03 dans la capitale allemande il y a deux ans. L'ancien recordman du monde Wilson Kipsang prend également le départ à Berlin, où il avait signé le meilleur temps en 2013, en 2.03.23, soit une demi-minute de moins que Kipchoge, dont ça a été la seule défaite. L'année dernière, les deux hommes ont longtemps couru côte à côte, avec un objectif : descendre sous les deux heures et trois minutes, mais de fortes chutes de pluie avaient compromis leurs projets. Aucun autre marathon au monde n'a été le théâtre d'autant de records du monde : sept chez les messieurs, trois chez les dames. La température est douce, les routes sont bonnes, le parcours plat et des centaines de milliers de personnes encouragent les coureurs tout au long de la course. " Je sais que j'ai le record du monde dans les jambes ", déclare encore Kipchoge, qui a tenté, en mai 2017, de boucler un marathon en moins de deux heures, sur le circuit de Monza, en collaboration avec la firme Nike. Épaulé par des cyclistes et des lièvres, il a échoué à 25 secondes. Il a néanmoins couru une minute et demie plus vite que Kimetto mais l'IAAF a refusé d'homologuer son chrono, compte tenu des conditions dans lesquelles il avait été réalisé. Dimanche, une nouvelle chance s'offre à lui.