Les critiques peuvent se taire : LeBron James est champion. Deux ans après avoir quitté Cleveland pour Miami afin d'augmenter ses chances de remporter un titre, l'enfant prodige du basket américain a réalisé son rêve en disposant des Oklahoma Thunder. La dernière rencontre (121-106) fut marquée de son sceau avec un triple double de belle facture (26 points, 13 assists et 11 rebonds) mais aussi de celui du jeu d'équipe puisqu'on retrouve six joueurs avec 10 points ou plus.
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Les critiques peuvent se taire : LeBron James est champion. Deux ans après avoir quitté Cleveland pour Miami afin d'augmenter ses chances de remporter un titre, l'enfant prodige du basket américain a réalisé son rêve en disposant des Oklahoma Thunder. La dernière rencontre (121-106) fut marquée de son sceau avec un triple double de belle facture (26 points, 13 assists et 11 rebonds) mais aussi de celui du jeu d'équipe puisqu'on retrouve six joueurs avec 10 points ou plus. Il aura donc fallu 9 saisons à l'enfant d'Akron pour atteindre son objectif. Une éternité pour certains. En réalité, il n'en est rien. James a 27 ans. Michael Jordan en avait 28 lorsqu'il a coiffé la première de ses 6 couronnes ! King James est donc dans les temps à la différence près que Miami ne semble pas exactement taillée dans le même bois que le Chicago de la grande époque. Et surtout la concurrence est bien plus rude. La saison dernière, les Heat - qui devaient écraser tout sur leur passage - se sont cassé les dents sur Dallas. Cette fois, c'est une très jeune équipe d'Oklahoma qui - contrairement à ce que le bilan final (4-1) peut laisser croire - leur a donné une belle réplique. Les Thunder devraient logiquement confirmer au cours des prochaines saisons. Mais pour l'heure, c'est vers South Beach et ses stars que convergent tous les projecteurs. Six ans après son tout premier titre, la porte des Amériques ne pense à rien d'autre qu'à la fiesta... Tout comme Miami a fortement misé sur son trio James, Dwyane Wade et Chris Bosh, Oklahoma attendait également beaucoup de ses mousquetaires : Kevin Durant, Russell Westbrook et James Harden. Le département marketing de la NBA avait conféré à cette bataille dans la bataille une aura médiatique. Sans aller jusqu'à affirmer que le trio des Thunder ne valait pas... trip(l)ette, on peut dire qu'il a déçu, surtout Harden qui n'a jamais pu reproduire lors des play-offs les prestations qui lui ont valu le titre de meilleur sixième homme du championnat. Le problème d'Oklahoma City est que les trois hommes n'ont jamais pu ou su élever leur niveau de jeu simultanément. Durant a porté seul l'équipe lors du premier match. Westbrook a signé 43 points lors de la quatrième confrontation, mais on n'a jamais vu une pleine production conjointe. L'équipe a été trop fantasque. Après avoir loupé les débuts des deuxième et troisième rencontres, elle a grillé un avantage de 14 points acquis lors du premier quart temps lors du quatrième duel. Un effondrement fatal qui, pour ne rien arranger, a de plus déclenché une pique du big man de l'équipe, Kendrick Perkins, envers l'entraîneur Scott Brooks. Ceci étant dit, même s'il a réalisé une superbe campagne, Brooks, aux commandes des Thunder depuis quatre saisons n'a pas semblé, tout comme ses joueurs, capable d'enclencher la vitesse supérieure lors du sprint final. Il n'a pas su prendre les bonnes décisions au moment où elles s'imposaient. BERNARD GEENEN