La semaine dernière, à La Tribune, Benjamin Deceuninck vous a charrié en vous lançant qu'on ne savait pas d'où vous étiez revenu...

Je suis occupé par mon business et mes activités de consultance. J'ai un bureau qui facilite l'accès des investisseurs au Sénégal. On veille à ce qu'ils rencontrent rapidement les bonnes personnes et pas 25.000 intermédiaires. J'ai aussi une société d'importation d'engrais. Nous voulons que le pays (et l'Afrique de manière générale) soit suffisant au niveau alimentaire. En tant qu'ambassadeur itinérant nommé par le président, j'ai également des...

Je suis occupé par mon business et mes activités de consultance. J'ai un bureau qui facilite l'accès des investisseurs au Sénégal. On veille à ce qu'ils rencontrent rapidement les bonnes personnes et pas 25.000 intermédiaires. J'ai aussi une société d'importation d'engrais. Nous voulons que le pays (et l'Afrique de manière générale) soit suffisant au niveau alimentaire. En tant qu'ambassadeur itinérant nommé par le président, j'ai également des missions à effectuer pour lui. Enfin, je suis parrain de plusieurs associations caritatives. J'essaie de mettre mon pays en avant. J'ai beaucoup de choses à dire et j'ai la chance d'être écouté. Mais, même si je suis dix fois mieux payé par Bein Sport où je suis consultant depuis cinq ans pour la Coupe d'Afrique des nations et les qualifications du mondial, la RTBF garde une place à part dans mon coeur. Les gens avec qui je travaille sont devenus des amis. On se téléphone régulièrement. Quand je reviens en Belgique, c'est pour eux et parce que je leur ai promis d'être présent durant la saison. C'est une question de respect des valeurs qui m'ont été inculquées. Il m'arrive de prendre un vol spécial, de participer à La Tribune et de repartir directement le mardi. J'essaie de voir les matches le week-end et, si je ne suis pas sur place, je les regarde sur le web. J'ai été contacté mais, avec mes occupations, je ne pouvais pas leur garantir d'être là. L'idéal aurait été que la production adapte son emploi du temps au mien. On m'a demandé conseil et j'ai donné deux noms en remplacement. Finalement, la production a choisi Leo Van der Elst. Je me demande si l'émission arrivera à toucher les 20-30 ans. Van der Elst est plus connu de leurs parents... Non, car je ne veux pas créer d'amalgame et perdre l'affection d'une partie du peuple. Je ne suis ni de gauche, ni de droite. La politique ne me donnera pas plus de possibilités d'aider les gens. J'ai mis ce boulot entre parenthèses car c'est un milieu où beaucoup de personnes effectuent du bon boulot mais qui est pourri par quelques malhonnêtes. Herman Van Holsbeeck m'avait prévenu. J'espère y revenir plus tard pour m'occuper des jeunes. PAR SIMON BARZYCZAKReconverti en homme d'affaires, il se fait plus rare dans les médias.