Kévin Zohi, produit de la JMG Académie d'Abidjan, a marqué des points auprès de son entraîneur, Thierry Laurey, en inscrivant deux buts et en provoquant un penalty, certes contre le modeste Le Portel (N3), en 32e de finale de la Coupe de France. Le RC Strasbourg s'est imposé 1-4, malgré l'absence de son capitaine Stefan Mitrovic, mais avec son gardien...

Kévin Zohi, produit de la JMG Académie d'Abidjan, a marqué des points auprès de son entraîneur, Thierry Laurey, en inscrivant deux buts et en provoquant un penalty, certes contre le modeste Le Portel (N3), en 32e de finale de la Coupe de France. Le RC Strasbourg s'est imposé 1-4, malgré l'absence de son capitaine Stefan Mitrovic, mais avec son gardien titulaire, Matz Sels. Laurey, un ancien joueur maintenant âgé de 55 ans, n'a pas été surpris car le binational (né en Côte d'Ivoire, il a été international malien en catégories d'âges) avait déjà dévoilé sa classe en août, lors des tours préliminaires d'Europa League, en marquant lors des succès des Alsaciens contre les Bulgares du Lokomotiv Plovdiv (1-0) puis contre l'Eintracht Francfort (1-0). Ensuite, Zohi, qui a rejoint Strasbourg avec un contrat jusqu'en 2022 après une saison à l'AS Real Bamako (2015-2016) en janvier 2017, a été victime de sa fragilité. Le 1er septembre, l'avant de 1m77 s'est blessé à la cuisse gauche contre l'AS Monaco (2-2) et n'a réintégré la sélection que le 20 octobre, contre l'Olympique Marseille. Comme les autres attaquants, Ludovic Ajorque et Lebo Mothiba, ont saisi leur chance, Zohi a dû se contenter d'un total de 104 minutes de jeu au premier tour, réparties en neuf entrées au jeu, sans la moindre titularisation. Maintenant, il semble avoir retrouvé ses marques. Contre Le Portel, il a multiplié les tirs cadrés. Il s'est d'abord heurté au poteau mais ensuite, l'Africain a marqué deux buts sur des passes de l'extérieur droit Ismaïl Aaneba, entre la 56e et la 65e. Comme Mothiba et Nuno Da Costa sont blessés, à leur tour, Zohi aura l'occasion d'étaler son potentiel en Ligue 1 en janvier. On ne doute plus de son enthousiasme ni de son opportunisme, à Strasbourg.