Kevin Vandenbergh (25 ans) retrouve la Belgique. Il faut dire qu'il n'a guère décollé du banc au FC Utrecht. L'entraîneur qui le convoitait, Foeke Booy, était parti avant le début du championnat et son successeur, Wim van Hanegem, ne comptait pas sur l'avant belge. Le Germinal Beerschot lui a tendu la main. Vandenbergh y est loué un an.
...

Kevin Vandenbergh (25 ans) retrouve la Belgique. Il faut dire qu'il n'a guère décollé du banc au FC Utrecht. L'entraîneur qui le convoitait, Foeke Booy, était parti avant le début du championnat et son successeur, Wim van Hanegem, ne comptait pas sur l'avant belge. Le Germinal Beerschot lui a tendu la main. Vandenbergh y est loué un an. Comment le deal s'est-il effectué ? En janvier, Monsieur Anthuenis m'a demandé par téléphone si j'avais envie de jouer pour le Germinal. J'ai dit que oui mais qu'Utrecht aurait peut-être une place pour moi la saison suivante. Mais le club allait prendre deux attaquants. Mieux valait que je sois loué. Qui a repris contact : vous ou le Beerschot ?Mon manager, Jacques Lichtenstein, a tout arrangé. Je m'entraînais deux fois par jour avec Utrecht. Je me concentrais sur ce club tant que je n'avais rien d'autre de concret. C'était Utrecht ou le Germinal. Je ne voulais pas quitter Utrecht à tout prix. J'étais bien dans le groupe. Le club m'a fait part de son admiration pour ma gestion de la situation. Il ne voulait pas se débarrasser de moi. Il était d'accord de me louer mais pas de me transférer à titre définitif. Malines, Westerlo, Elche (Espagne) et même un club de Corée du Sud ont été cités... C'est exact mais je n'avais pas envie d'un autre club étranger. Je voulais retrouver confiance et pour cela, il me fallait un club qui me connaisse. Vous avez quitté la Belgique notamment parce que vous aviez l'impression de ne jamais être assez bon. Or vous ne revenez pas par la grande porte. Ne craignez-vous pas les réactions ? J'ai eu de très bons contacts avec la presse belge la saison écoulée. Un journaliste m'a vu m'entraîner avec plaisir malgré ma situation à Utrecht. J'ai apprécié qu'il le remarque et l'écrive. J'ai senti que le respect était revenu de part et d'autre. En plus, j'ai changé en l'espace d'un an. Malki, Dosunmu, Munyaneza, Kpaka et Verhoeven : le Germinal Beerschot a beaucoup d'attaquants. Comment gérer cette abondance ?Toutes les formations belges ont cinq ou six attaquants. La concurrence est omniprésente, de la plus petite équipe à la plus grande. Partout, il faut se battre pour sa place. J'ai eu une courte discussion avec l'entraîneur, Harm van Veldhoven, avant que la location soit conclue. Nous avons encore le temps de discuter plus en profondeur de ma position. JAN HAUSPIE